Le principe est simple… et totalement déroutant : les coureurs doivent parcourir 200 miles, soit environ 321 kilomètres, en effectuant 100 allers-retours dans un tunnel d’environ 1,6 km. Pendant plus de deux jours, ils avancent dans un environnement froid, humide et répétitif, avec très peu de repères visuels.
La course a débuté vendredi 6 mars à 15 h 30 heure britannique, soit 16 h 30 heure française. Les participants disposent ensuite d’un maximum de 55 heures pour atteindre la distance totale.
Dans cette épreuve où la monotonie mentale est presque aussi difficile que la distance, les abandons sont fréquents et chaque édition ne compte généralement que quelques finishers.
Suivi de l’Ultra Tunnel en direct live avec Corinne Gruffaz en tête de la course
Après les premières heures de course, le classement réserve déjà une surprise : c’est actuellement une femme qui mène l’épreuve.
Selon le suivi en direct, Corinne Gruffaz occupe la première position avec 54 tours parcourus, soit environ 109 miles (175 km). Elle devance notamment Philippe Richet, deuxième avec 53 tours et 106 miles, et Lénaïc Moënne-Loccoz, troisième avec 52 tours et 104 miles.
Un peu plus loin dans le classement figure également Christian Mauduit, spécialiste français de cette course très particulière. Déjà vainqueur de l’épreuve dans le passé, il pointe pour l’instant aux alentours de la cinquième place avec une cinquantaine de tours réalisés.
Dans ce type de défi, les positions peuvent cependant évoluer rapidement.
La fatigue, la gestion du sommeil et l’alimentation jouent un rôle majeur dans la seconde moitié de la course.
Attention il y aussi un Français très expérimenté sur cette épreuve : Christian Mauduit
Parmi les coureurs engagés, Christian Mauduit est sans doute celui qui connaît le mieux le tunnel de Bath. Spécialiste des courses d’ultra-fond et des formats très longue durée, il s’est déjà illustré plusieurs fois sur cette épreuve.
Le Français avait notamment remporté The Tunnel en 2021 en 51 h 40, avant de revenir sur le podium en 2024 avec un temps de 46 h 49. Il fait aujourd’hui partie des rares coureurs à avoir terminé plusieurs fois ces 321 kilomètres souterrains.
Ce type de course correspond particulièrement à son profil : un rythme régulier, peu d’arrêts et une gestion très précise du sommeil, souvent à base de micro-siestes.
Outre Christian Mauduit, plusieurs coureurs francophones sont engagés sur cette édition.
On retrouve notamment Philippe Richet, actuellement deuxième de la course, mais aussi Lénaïc Moënne-Loccoz, qui figure également dans les premières positions du classement provisoire.
Ces coureurs tentent de résister à une épreuve où la difficulté principale n’est pas forcément le relief – le parcours est presque plat – mais la répétition mentale et la privation de repères pendant plus de deux jours.
Comment suivre la course en direct
Le suivi officiel permet d’observer la progression des participants tour après tour.
Chaque passage dans le tunnel correspond à un tour supplémentaire dans le classement. Les écarts peuvent donc évoluer très vite, notamment lorsque certains coureurs prennent des pauses plus longues pour dormir ou s’alimenter.
Une arrivée prévue dimanche soir
Avec une limite fixée à 55 heures de course, la barrière horaire maximale se situe dimanche soir vers 22 h 30 heure française.
Mais les meilleurs pourraient arriver beaucoup plus tôt.
Le record de la course est de41 h 16 min, ce qui placerait les premiers finishers potentiels dans la nuit de samedi à dimanche.
Chaque année, les images de l’arrivée sont spectaculaires. Après plus de deux jours passés sous terre, les coureurs émergent du tunnel épuisés, parfois vacillants, mais conscients d’avoir bouclé l’une des expériences les plus étranges et les plus exigeantes de l’ultra-endurance.
Reste désormais à voir si Corinne Gruffaz parviendra à conserver la tête de la course… ou si l’un des poursuivants réussira à inverser la tendance dans les prochaines heures.