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Certaines habitudes s’installent discrĂštement. Elles semblent sans consĂ©quence sur le moment, mais elles finissent par rendre les sorties moins agrĂ©ables, plus difficiles et parfois mĂȘme dĂ©courageantes. Voici les 10 habitudes qui pourrissent le plus souvent les sorties running.
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Courir avec des chaussures inadaptées
C’est probablement l’erreur la plus frĂ©quente. Beaucoup de coureurs choisissent leurs chaussures parce qu’elles sont populaires, en promotion ou utilisĂ©es par un athlĂšte cĂ©lĂšbre.
Pourtant, une chaussure qui convient Ă un coureur peut ĂȘtre une catastrophe pour un autre. Une pointure trop juste, un maintien inadaptĂ© ou une semelle qui ne correspond pas au terrain pratiquĂ© peuvent rapidement provoquer ampoules, douleurs et inconfort.
En trail, le problĂšme est encore plus visible. AprĂšs plusieurs heures d’effort, les pieds gonflent naturellement. Une chaussure trop serrĂ©e devient alors un vĂ©ritable instrument de torture.
Ignorer les douleurs en espĂ©rant qu’elles disparaissent
Le monde du running véhicule parfois une idée dangereuse : celle selon laquelle il faudrait apprendre à souffrir.
Bien sĂ»r, courir demande des efforts. Mais une douleur persistante n’est pas un signe de courage. C’est un signal d’alerte.
Une gĂȘne au genou, un tendon douloureux ou une douleur musculaire qui revient sortie aprĂšs sortie ne doivent jamais ĂȘtre ignorĂ©s. Ce qui aurait pu nĂ©cessiter quelques jours de repos finit souvent par imposer plusieurs semaines d’arrĂȘt.
Le corps parle. Encore faut-il accepter de l’Ă©couter.
Penser que courir permet de manger n’importe quoi
AprĂšs une sortie longue, beaucoup de coureurs ont l’impression d’avoir gagnĂ© le droit de se jeter sur tout ce qui leur fait envie.
Le problÚme est que les calories dépensées sont souvent surestimées alors que les calories consommées sont largement sous-estimées.
Une alimentation dĂ©sĂ©quilibrĂ©e finit par avoir des consĂ©quences sur l’Ă©nergie, la rĂ©cupĂ©ration et parfois mĂȘme sur le poids. Courir rĂ©guliĂšrement ne compense pas totalement une mauvaise hygiĂšne alimentaire.
L’objectif n’est pas de se priver, mais simplement de garder un minimum de cohĂ©rence entre l’entraĂźnement et l’assiette.
Se convaincre qu’on n’est pas un vrai coureur
Cette habitude est plus mentale que physique, mais elle peut faire énormément de dégùts.
Certains pensent qu’ils ne sont pas de vrais coureurs parce qu’ils courent lentement. D’autres parce qu’ils n’ont jamais participĂ© Ă un marathon ou Ă un ultra-trail.
Pourtant, il n’existe aucun diplĂŽme de coureur.
La seule chose qui dĂ©finit un coureur, c’est le fait de courir. Peu importe l’allure affichĂ©e sur la montre GPS. Peu importe la distance parcourue. La rĂ©gularitĂ© compte davantage que la vitesse.
Partir sans échauffement
Lorsque le temps manque, l’Ă©chauffement est souvent sacrifiĂ©.
On quitte la maison, on lance sa montre et on attaque directement la sĂ©ance prĂ©vue. Pourtant, le corps a besoin de quelques minutes pour passer progressivement du repos Ă l’effort.
Un Ă©chauffement permet d’augmenter la tempĂ©rature musculaire, d’amĂ©liorer la mobilitĂ© articulaire et de prĂ©parer le systĂšme cardiovasculaire.
Quelques minutes suffisent souvent à rendre la sortie beaucoup plus agréable dÚs les premiers kilomÚtres.
Négliger son hydratation
Beaucoup de coureurs attendent d’avoir soif pour boire.
Le problÚme est que lorsque cette sensation apparaßt, la déshydratation a déjà commencé.
Une perte mĂȘme modĂ©rĂ©e en eau peut avoir des consĂ©quences importantes sur les performances. Le rythme ralentit, la frĂ©quence cardiaque augmente et la sensation d’effort devient plus importante.
Lors des sorties estivales ou des trails longs, boire réguliÚrement fait souvent la différence entre une séance maßtrisée et une sortie subie.
Courir le ventre vide sur toutes les sorties
Les sorties Ă jeun sont parfois prĂ©sentĂ©es comme une mĂ©thode miracle. Dans certains cas prĂ©cis, elles peuvent avoir un intĂ©rĂȘt.
Mais beaucoup de coureurs partent surtout courir sans manger par manque d’organisation.
Lorsque la durĂ©e ou l’intensitĂ© augmente, l’organisme a besoin d’Ă©nergie. Partir avec des rĂ©serves insuffisantes conduit souvent Ă une baisse de rĂ©gime brutale, Ă une sensation de jambes lourdes ou Ă un fameux coup de fringale.
MĂȘme un encas simple consommĂ© avant le dĂ©part peut changer complĂštement les sensations.
Se comparer en permanence aux autres coureurs
Les réseaux sociaux ont transformé la course à pied en vitrine permanente.
Chaque jour, il est possible de voir des coureurs plus rapides, plus entraĂźnĂ©s ou capables d’accumuler des kilomĂštres impressionnants.
Le problĂšme est que cette comparaison permanente finit par voler le plaisir de courir.
Il y aura toujours quelqu’un de plus fort. Toujours quelqu’un qui court plus vite ou plus loin. La seule comparaison utile reste celle avec soi-mĂȘme.
Le vĂ©ritable progrĂšs consiste Ă devenir une meilleure version du coureur que l’on Ă©tait hier.
Faire toujours la mĂȘme sortie au mĂȘme rythme
La routine rassure. Le mĂȘme parcours, la mĂȘme distance et la mĂȘme allure offrent un sentiment de confort.
Mais le corps s’adapte rapidement Ă ce qu’il connaĂźt dĂ©jĂ .
Lorsque toutes les sorties se ressemblent, les progrĂšs finissent par ralentir. Introduire du dĂ©nivelĂ©, varier les terrains ou modifier l’intensitĂ© permet au contraire de stimuler de nouvelles adaptations.
En trail, cette diversitĂ© est mĂȘme l’une des grandes richesses de la discipline.
Vouloir battre son record personnel Ă chaque sortie
C’est une erreur particuliĂšrement frĂ©quente chez les coureurs motivĂ©s.
Chaque séance devient alors un examen. Chaque sortie est jugée uniquement à travers le chrono affiché sur la montre.
Cette logique conduit souvent Ă l’Ă©puisement physique et mental.
Toutes les sorties n’ont pas vocation Ă ĂȘtre rapides. Certaines servent Ă construire l’endurance. D’autres permettent de rĂ©cupĂ©rer. D’autres encore sont simplement lĂ pour profiter d’un sentier ou d’un paysage.
Vouloir battre un record personnel à chaque fois finit par faire disparaßtre le plaisir qui a donné envie de courir au départ.
En rĂ©sumĂ©, la progression ne repose pas uniquement sur les kilomĂštres accumulĂ©s ou sur les sĂ©ances d’entraĂźnement les plus compliquĂ©es. Elle dĂ©pend aussi de la capacitĂ© Ă Ă©liminer les habitudes qui sabotent les sorties semaine aprĂšs semaine.
Un coureur qui choisit les bonnes chaussures, Ă©coute son corps, s’hydrate correctement, varie ses entraĂźnements et accepte que toutes les sĂ©ances ne soient pas exceptionnelles progresse souvent davantage qu’un coureur obsĂ©dĂ© par la performance permanente.
La course Ă pied n’est pas censĂ©e ĂȘtre une lutte permanente contre soi-mĂȘme. Plus on supprime les mauvaises habitudes, plus les sorties deviennent fluides, agrĂ©ables et durables. Et au final, c’est souvent lĂ que commencent les vrais progrĂšs.
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