u-Trail
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • FOOT
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • FOOT
No Result
View All Result
u-Trail
Accueil Blog de trail Actu Trail EDITO

Pourquoi on fait toujours les guignols devant les photographes de trail

✌️🤘 Signe de la paix, rock’n’roll, bras en croix… Pourquoi on se transforme en clown devant l’objectif ? Un photographe de trail nous tacle gentiement.

23 août 2025
dans EDITO
photographes de trail

Quand le cliché devient cliché

lien rémunéré amazon

chaussures de trail Salomon Speedcross 5

Sommaire

Toggle
  • Quand le cliché devient cliché
    • Il fait encore nuit quand le photographe de trail se met en route.
      • Pourquoi on fait ça devant les photographes de trail ?
      • Une question de culture et d’époque
    • Résumé
    • FAQ
      • Pourquoi répète-t-on toujours les mêmes gestes devant les photographes ?
      • Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans ce réflexe ?
      • Est-ce que c’est nouveau ?
      • Pourquoi est-ce que les photographes regrettent ces poses ?
      • Finalement, qu’est-ce que ça dit de notre époque ?
    • Lire aussi
-17%
COMMANDEZ SUR AMAZON
MAINTENANT

 

lien rémunéré amazon

chaussures de trail Salomon Speedcross 5

-17%
COMMANDEZ SUR AMAZON
MAINTENANT

Il fait encore nuit quand le photographe de trail se met en route.

 

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Une publication partagée par Olivier Heimana Photographe Trail | Outdoor | Sports Extrêmes (@olivierheimana)

Un sac de 10 kilos sur le dos, des batteries pleines, un café tiède dans l’estomac et l’envie de capter un moment pur. Ce photographe de trail ne cherche pas la gloire, il cherche la lumière, la vérité, ce petit truc brut qui donne tout son sens à l’image. Et vous, les coureurs ? Vous lui offrez le même sketch à chaque fois : un V de victoire sorti de nulle part, un signe rock grimaçant, ou pire… les bras écartés façon goéland égaré.

Dans une vidéo pleine d’autodérision, postée récemment sur les réseaux, l’un d’eux dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « Je me lève avant les oiseaux. Je grimpe avec 10 kilos de matos. Tout ça pour capturer un regard… Et vous, vous me donnez ça ? » La communauté a éclaté de rire. Mais dans ce rire, il y avait une petite vérité piquante.

Parce que derrière l’humour, il y a un constat : on répète tous les mêmes gestes. On fait tous les mêmes grimaces. Et on oublie parfois que ces images pourraient être autre chose qu’une énième pose forcée. Une vraie trace d’effort. Une émotion brute. Ce que ces photographes viennent chercher à la frontale, quand tout le monde dort encore.

Pourquoi on fait ça devant les photographes de trail ?

La réponse est simple : on panique. Quand on voit un objectif, on se transforme. D’un coup, le naturel s’efface. La peur d’avoir l’air fatigué, sale ou ridicule prend le dessus. Alors on compense. On lève les bras. On fait le signe de la paix. On mime le rockeur. Parfois, on tente même un sourire crispé, façon « je suis mort mais je veux une photo cool pour Insta ».

C’est un réflexe de protection. On ne sait pas quoi faire, alors on fait quelque chose. Et ce quelque chose, c’est souvent… n’importe quoi. Comme le résume un coureur en commentaire : « J’ai toujours peur que si je fais rien, ma photo finira jamais sur le site. »

Mais les photographes, eux, ne cherchent pas forcément de pose. Ils traquent l’émotion, le relâchement, la beauté de l’instant. Pas besoin de lever les bras pour paraître vivant. Il suffit d’être là. Présent. Vrai. Et parfois, fatigué, crotté, mais sincère. C’est tout ce qu’ils demandent.

Une question de culture et d’époque

Si on fait toujours les mêmes gestes, ce n’est pas seulement parce qu’on panique. C’est aussi parce que notre époque nous a conditionnés à performer devant l’objectif. La culture de l’image est devenue centrale : on ne court plus seulement pour soi, on court aussi pour exister en ligne. La trace GPS, le selfie d’arrivée, la photo officielle… chaque moment doit être documenté. Sur Instagram ou Strava, l’image compte parfois autant que la performance.

Alors, inconsciemment, on rejoue des codes que l’on a vus ailleurs. Le « V de la paix » est devenu un raccourci universel pour dire « je vais bien ». Les bras levés, c’est le signe de la victoire, même au kilomètre 37 d’un trail où on n’a encore rien gagné. Et ce sourire forcé, c’est la preuve qu’on reste « présentable », même couvert de boue. Tout cela traduit une pression sociale : il faut paraître heureux, il faut montrer qu’on gère, il faut avoir l’air fort.

Mais cette standardisation des attitudes a aussi un effet pervers : elle efface la singularité de l’instant. Là où le trail devrait montrer la diversité des émotions – la fatigue, la douleur, le doute, mais aussi l’euphorie et la grâce – on aboutit à une uniformisation de clichés. Des images qui se ressemblent toutes, alors que chaque course est unique.

Personne ne nous demande de poser comme Kilian Jornet en couverture de l’Equipe. On sait qu’on est cuits, crottés, au bout de notre vie. Et c’est ça qui est beau. Mais si nous pouvions éviter de sortir le sempiternel « V de la paix » ou les bras d’avion au kilomètre 92, ce serait sympa.

Pas pour nous. Pour lui. Pour ce photographe qui a grimpé à 4 h du mat’ avec ses 10 kilos de matos, qui s’est gelé les doigts, et qui espérait juste une image sincère, pas une pub.

Alors oui, continuons de courir comme nous sommes. Mais la prochaine fois que nous voyons un objectif, rangeons nos doigts. Et laissons parler nos jambes.

Résumé

Les photographes de trail en ont marre de voir toujours les mêmes poses sur les sentiers : le V de la paix, le signe rock, les bras en avion… Dans une vidéo humoristique devenue virale, l’un d’eux interpelle les coureurs : « Rangez vos doigts, soyez naturels. » Pourquoi ces réflexes absurdes ? Parce que face à l’objectif, on panique, on veut « faire quelque chose », quitte à ruiner la spontanéité. L’article rappelle, avec humour et tendresse, que les plus belles photos sont souvent celles où l’on ne joue pas. Alors la prochaine fois, laissez tomber les signes… et courez juste.

FAQ

Pourquoi répète-t-on toujours les mêmes gestes devant les photographes ?

Parce qu’on reproduit des codes culturels vus ailleurs. Les bras levés, c’est l’image de la victoire. Le « V de la paix », un raccourci universel pour dire « je vais bien ». Ces gestes rassurent, mais ils uniformisent les photos.
📚 Lecture socio : Le sociologue Erving Goffman parlait de mise en scène de soi. Devant un objectif, on joue un rôle. Ces gestes ne sont pas spontanés : ce sont des stratégies pour contrôler l’image que les autres garderont de nous.

Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans ce réflexe ?

Enormément. Aujourd’hui, une photo de trail n’est pas qu’un souvenir, c’est aussi une publication potentielle. On court pour soi, mais aussi pour Strava, Instagram ou Facebook. Du coup, on anticipe le regard des autres. On se met en scène.
📚 Lecture socio : L’image devient un capital symbolique (Bourdieu). Partager sa photo, c’est prouver qu’on était là, montrer qu’on fait partie de la communauté, chercher une reconnaissance sociale. Le trail se vit dans la boue, mais aussi en ligne.

Est-ce que c’est nouveau ?

Oui et non. Les coureurs ont toujours levé les bras en franchissant une ligne d’arrivée. Mais désormais, chaque instant du trail peut être photographié et diffusé. On est passés de la photo unique de finisher à une série d’images calibrées pour les réseaux.
📚 Lecture socio : Bourdieu parlerait d’habitus : on intériorise des comportements collectifs et on les répète sans réfléchir. Résultat : une standardisation des attitudes, qui gomme la singularité des émotions vécues.

Pourquoi est-ce que les photographes regrettent ces poses ?

Parce qu’elles gomment l’authenticité. Ce qui les intéresse, ce sont les moments bruts : un visage marqué, une foulée cassée, une émotion inattendue. C’est ça qui raconte une histoire. Pas un sourire forcé au kilomètre 92.
📚 Lecture socio : Ici, on touche à la tension entre authenticité et représentation. Les photographes veulent l’instant réel, les coureurs préfèrent l’image héroïque. C’est le conflit entre vérité vécue et vérité mise en scène.

Finalement, qu’est-ce que ça dit de notre époque ?

Que même en trail, une discipline censée incarner la nature, l’effort et la sincérité, on n’échappe pas à la culture de la performance… visuelle. On ne court pas seulement pour aller au bout, on court aussi pour « poster » qu’on y est allé.
📚 Lecture socio : Guy Debord parlait de société du spectacle : l’expérience personnelle n’existe plus sans validation par l’image. Dans le trail, le cliché devient à la fois mémoire, preuve et monnaie sociale. Le spectacle envahit même la montagne.

Lire aussi

 

  • Le problème des faux photographes bénévoles sur les trails du dimanche
  • Alexis Berg ou le photographe de l’épique : retrospective 2017
  • Pause numérique : la FFA annonce l’interdiction des téléphones, des gopro et des drones sur tous les trails
 
 
 

 

lien rémunéré amazon

chaussures de trail Salomon Speedcross 5

-17%
COMMANDEZ SUR AMAZON
MAINTENANT

 

lien rémunéré amazon

chaussures de trail Salomon Speedcross 5

-17%
COMMANDEZ SUR AMAZON
MAINTENANT

Tags: photographe
Article précédent

Résultat Grand Raid des Pyrénées 2025 : Adrien Astié triomphe sur le 120 km, Aurélien Sanchez abandonne

Articles suivant

Résultat Échappée Belle : Vincent Esmiol explose le record de François d’Haene et termine avec 3 heures d’avances sur ses poursuivants

Lire aussi ces Articles

ludovic pommeret courtney dauwalter
EDITO

Comment font Ludovic Pommeret et Courtney Dauwalter pour être aussi forts

par admin
12 juillet 2026
ludovic pommeret courtney dauwalter
EDITO

Interdiction de courir en France mais les 35°C n’ont pas empêché Pommeret et Dauwalter de battre leur record à la Hardrock

par admin
12 juillet 2026
Marathon des sables
EDITO

Canicule : au Marathon des Sables il fait parfois 50 degrés et ça ne les empêche pas de courir

par admin
12 juillet 2026
canicule
EDITO

Canicule : comment font les Kényans, les Réunionnais et les Marocains pour courir

par admin
12 juillet 2026
En trail, les derniers ont plus de mérite que les premiers (oui oui)
EDITO

En trail, les derniers ont plus de mérite que les premiers (oui oui)

par admin
12 juillet 2026

SUIVI DES COURSES EN DIRECT

Live Hardrock100 : suivre Ludovic Pommeret en direct

Live GR20 : suivre François d'Haene en direct

Les Bleus en Live depuis la France : Suivre la coup du monde de foot en direct

Live Aurélien Sanchez Pacific Crest Trail en direct

Trail

  • Blog de trail (18 290)
    • Actu Trail (14 096)
      • EDITO (3 285)
      • GORATRAIL (389)
      • Chasse (147)
      • résultats trails (729)
      • Premium (38)
    • Infos entrainement (4 222)
      • Santé (787)
  • Equipement (2 662)
    • Chaussure Trail (789)
    • GPS (941)

Trails & Marathons

  • UTMB
  • Diagonale des Fous
  • EcoTrail Paris
  • SaintéLyon
  • Marathon de Paris

Traileurs

  • Kilian Jornet
  • Mathieu Blanchard
  • Théo Detienne
  • Casquette Verte
  • Courtney Dauwalter

Actualités trail running

  • Triche : Lazarus Lake invalide les records de la Backyard Ultra
  • Comment font Ludovic Pommeret et Courtney Dauwalter pour être aussi forts
  • La championne de trail Blandine L’Hirondel va mal
  • Michel Poletti : la performance du fondateur de l’UTMB unanimement saluée
  • Hoka Tecton X 3 : les chaussures de trail de Ludovic Pommeret sur la Hardrock 100
  • Interdiction de courir en France mais les 35°C n’ont pas empêché Pommeret et Dauwalter de battre leur record à la Hardrock
  • Courtney Dauwalter n’a pas fait que gagner la Hardrock 100, elle a littéralement écrasé la concurrence
  • Numéro vert canicule : en plein trail il fait le 0800 06 66 66
  • Canicule : au Marathon des Sables il fait parfois 50 degrés et ça ne les empêche pas de courir
  • Canicule : comment font les Kényans, les Réunionnais et les Marocains pour courir

AVERTISSEMENT

uTrail est un media qui revendique sa liberté d'expression, indépendant. Les annonceurs qui font de la publicité sur uTrail, n'interviennent en aucun cas sur le contenu éditorial du site uTrail.


Certains liens présents sur uTrail sont des liens affiliés. Cela signifie que le site peut percevoir une commission si vous effectuez un achat via ces liens, sans aucun surcoût pour vous. Ces revenus contribuent au financement du site et à la production de contenus indépendants.

Ce site participe au Programme Partenaires d’Amazon EU, un programme d’affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.

NOUS CONTACTER

Contact u-Trail
Partenaires
Articles sponsorisés trail
Actu trail À propos Politique de confidentialité Entrainement trail L'équipe
  • BLOG DE TRAIL
  • DÉBUTER
  • Guide des trails
  • Matos
  • CALCUL VMA
  • UTMB
  • TENDANCES
  • 🇨🇦
  • 🇺🇸
  • FOOT
  • Se connecter
  • S'inscrire

Identification

Entrez vos identifiants ci-dessous

Mot de passe oublié ? S'inscrire

Créez votre compte premium

Remplissez les champs suivants

Tous les champs sont requis Entrer

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Entrer