Depuis déjà pas mal de temps, on voit pulluler sur les sites de revente/échanges/troc de matos trail des annonces relatives à des bâtons en solo. A peu près 9 fois sur 10, il s’agit de remplacer un bâton cassé.
Comment expliquer cela ?
La première chose qui peut venir en tête est une mauvaise utilisation technique des bâtons.
Car ne nous y trompons pas, courir avec des bâtons, ça ne s’improvise pas. Ça demande de se former et de s’entraîner avec. Si on fonce en mettant tout son poids sur son bâton en descente comme un sanglier, il ne faudra pas s’étonner que ça pète.
En parallèle et en corollaire à cela, il peut être pertinent de rappeler que plus la technologie carbone avance, plus les bâtons sont légers. Et c’est une bonne nouvelle, car sur un ultra, le moindre gramme compte. Sauf que…
Plus un bâton sera léger, plus il sera fragile
Cela implique nécessairement une expertise technique sur l’usage du bâton. C’est d’ailleurs assez cohérent ; plus les bâtons sont légers, plus ils sont chers, et plus ils sont réservés à un public averti. Aussi, comme on le dit pour les montres, il est important d’avoir du matériel proportionnel à son niveau.
Enfin, difficile de ne pas mentionner les bâtons qui cassent en compétition à cause de la maladresse des utilisateurs, mais dans un cas plus précis. Quand un coureur ne sait pas utiliser ses bâtons et qu’il fait le sanglier dans un peloton, il ne doit pas s’étonner qu’un coureur finisse par marcher dessus et les plier (à la TDS, un #{[}[{ !è m’a mis deux coups de bâton dans les mollets dans l’ascension du col Checrouit, et à un moment, il a bien fallu marcher sur le bâton pour qu’il comprenne qu’il avait intérêt à se calmer un peu).
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