sources préférées Google
🎧 À Saint-Perreux, dans le Morbihan, le passage répété des quads et des motos de cross avait provoqué la colère du maire dès 2021.
Écouter le résumé de l’article — Durée totale : 0:37
Résumé audio généré par intelligence artificielle.
Les chemins étaient devenus tellement dégradés que certains n’étaient même plus praticables pour organiser une course nature.
Des chemins ravagés par le passage des véhicules motorisés
Ornières profondes, boue, sol retourné, passages devenus impraticables : les conséquences du passage des quads et des motos peuvent être considérables, en particulier lorsque les terrains sont humides.
À l’époque, la commune de Saint-Perreux dénonçait notamment la circulation de groupes de plusieurs véhicules motorisés sur les chemins. Une pratique qui transformait rapidement certains sentiers utilisés par les marcheurs, les vététistes et les traileurs.
Le maire avait résumé la situation par une phrase particulièrement parlante :
« Les chemins sont tellement dégradés que nous ne pourrions même pas y passer pour un trail. »
Un seul quad provoquerait bien plus de dégâts que des centaines de coureurs
Selon une comparaison avancée à l’époque, le passage d’un quad aurait un impact équivalent à celui de 100 VTT ou de 1 000 traileurs sur un même chemin.
Cette estimation doit être considérée avec prudence, car les dégâts dépendent évidemment de la nature du sol, de la météo, du poids du véhicule et du comportement du conducteur. Elle permet néanmoins de comprendre pourquoi le passage simultané de plusieurs quads peut ravager un sentier en quelques minutes.
Lorsque six véhicules circulent ensemble sur un terrain détrempé, les roues creusent des ornières, déplacent la terre et accélèrent l’érosion. Les bénévoles, les communes et les propriétaires doivent ensuite consacrer du temps et de l’argent à la remise en état.
Les traileurs sont également exposés à un risque de collision
La dégradation des chemins n’est pas le seul problème. La cohabitation entre les véhicules motorisés et les autres usagers peut devenir dangereuse sur des sentiers étroits ou dans des virages sans visibilité.
Un traileur, un randonneur ou un vététiste peut se retrouver face à un quad lancé à vive allure, sans avoir le temps de s’écarter. Le bruit du moteur peut aussi être difficile à localiser précisément en forêt.
À cela s’ajoutent les nuisances sonores, particulièrement importantes dans des espaces naturels fréquentés pour leur calme. Le passage d’un groupe de motos ou de quads peut être entendu à plusieurs centaines de mètres et perturber les habitants comme la faune sauvage.
Le maire réclamait des espaces spécialement dédiés aux sports motorisés
Pour le maire de Saint-Perreux, la solution n’était pas nécessairement d’interdire totalement la pratique du quad ou de la moto de cross. Il estimait toutefois que ces activités devaient se dérouler sur des terrains privés ou sur des circuits spécialement aménagés.
Cette position répond à un problème régulièrement rencontré dans les territoires ruraux : les chemins sont partagés entre de nombreux usagers, mais toutes les pratiques n’ont pas les mêmes conséquences sur le terrain.
Pour les traileurs, la préservation de ces sentiers est essentielle. Sans chemins entretenus et praticables, il devient plus difficile de courir, de randonner, mais aussi d’organiser des trails locaux capables de faire vivre les villages et les associations.
Lire aussi
- Trail : apprendre à bien tomber !
- Du trail sur le Mont Blanc : fini de rigoler, ça va saigner !
- COUP DE GUEULE contre les maires
- Pourquoi les maires ne veulent plus accueillir les trails ?
- Le maire de Saint Gervais traite les traileurs de bouffons ?
u-Trail est un média indépendant. Depuis 2012, nous parlons de trail librement, sans aucun sponsor.
🏃 Produire une information libre et accessible à tous a un coût.
⚖️ Certains de nos articles entraînent aussi des pressions ou des procédures juridiques.
❤️ Votre soutien nous aide à nous défendre et à préserver notre liberté éditoriale.





