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🎧 Le marathon de Lille, organisé dimanche 25 octobre 2026, continue de faire parler de lui. Au lendemain de la course, la préfecture du Nord annonçait que trois personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue, sans préciser les circonstances de ces arrestations.
De nouvelles informations exclusives recueillies par u-Trail permettent désormais d’éclairer l’un des incidents qui ont marqué cette journée et la raison de l’une de ces interpellations.
Un concurrent a crié à plusieurs reprises des slogans hostiles à la police pendant l’épreuve, avant d’être interpellé à l’arrivée et placé en garde à vue pour outrage.
Marathon de Lille : un coureur a crié « ACAB » à plusieurs reprises
Les faits se sont déroulés dans la seconde partie du marathon, entre le 15e et le 20e kilomètre.
Ces propos ont été lancés alors que des coureurs portant des maillots aux couleurs de la police nationale participaient eux aussi à l’épreuve, en soutiens à Octobre Rose.
Certains concurrents couraient en effet sous les couleurs d’une équipe sportive représentant la police nationale. Leur tenue permettait de reconnaître leur appartenance à cette structure sportive (Fédération sportive de la police nationale).
C’est dans ce contexte que l’incident s’est produit.
D’après les informations transmises à notre rédaction, le comportement du concurrent a été particulièrement virulent et a provoqué une situation de tension pendant la course. La scène a été décrite comme « choquante ».
Il ne s’agit donc pas d’un incident survenu parmi les spectateurs ou aux abords du parcours, mais bien d’un événement impliquant un participant engagé sur le marathon.
Le concurrent a été interpellé à l’arrivée pour outrage
L’incident ne s’est pas arrêté aux propos prononcés pendant la course.
Cette information apporte un éclairage nouveau sur le bilan de la préfecture du Nord, qui avait annoncé trois interpellations à l’issue du marathon et du semi-marathon sans en préciser les motifs.
La rédaction de u-Trail a obtenu confirmation que l’une de ces procédures concerne bien un participant au marathon ayant tenu des propos hostiles à la police pendant l’épreuve.
Le placement en garde à vue est intervenu à l’issue de sa course.
Les éventuelles suites judiciaires de cette affaire ne sont pas encore connues.
Le coureur a également été disqualifié
L’interpellation n’est pas la seule conséquence de cet incident.
Le règlement du marathon de Lille prévoit que les officiels peuvent disqualifier tout participant adoptant un comportement antisportif.
Il faut néanmoins distinguer deux procédures : la disqualification sportive, décidée dans le cadre du règlement de la compétition, et le placement en garde à vue pour outrage, qui relève d’une procédure judiciaire.
Ces deux mesures sont de nature différente et n’entraînent pas les mêmes conséquences.
Pourquoi avoir crié « ACAB » pendant le marathon de Lille ?
C’est l’une des questions soulevées par cet incident.
Le concurrent a prononcé à plusieurs reprises le slogan « ACAB » alors que des participants portant les couleurs de la police nationale se trouvaient sur le parcours.
Le slogan, qui signifie littéralement « Tous les policiers sont des bâtards », est régulièrement utilisé dans les manifestations et les mouvements de contestation hostiles aux forces de l’ordre.
Pour autant, aucun élément recueilli par notre rédaction ne permet d’établir que le concurrent appartenait à un mouvement militant ou qu’il avait prémédité son comportement.
Ses motivations personnelles restent inconnues.
Peut-on être placé en garde à vue pour avoir crié « ACAB » pendant un marathon ?
Oui, c’est possible. En France, des propos outrageants adressés à un policier peuvent constituer un délit passible d’une peine d’emprisonnement et justifier un placement en garde à vue.
La garde à vue est donc juridiquement possible pour cette infraction, à condition que les critères prévus par le Code de procédure pénale soient réunis. Elle n’est toutefois ni obligatoire ni automatique.
« ACAB » : outrage ou opinion protégée par la liberté d’expression ?
Le slogan « ACAB », acronyme de All Cops Are Bastards, peut relever de la liberté d’expression lorsqu’il est utilisé pour exprimer une opinion politique générale sur les forces de l’ordre. Mais la situation est différente lorsque ces propos sont directement adressés à des policiers identifiés.
C’est précisément ce qui s’est produit lors du marathon de Lille. Le concurrent n’a pas simplement crié « ACAB » de manière générale, sans destinataire particulier. Il a répété ce slogan en visant des coureurs clairement identifiables comme policiers grâce à leurs maillots aux couleurs de la police nationale.
Cette distinction est importante. Il ne s’agissait pas uniquement de l’expression abstraite d’une opinion politique, mais de propos hostiles adressés à des personnes précises en raison de leur appartenance à la police.
Pour autant, cela ne suffit pas automatiquement à caractériser le délit d’outrage. L’article 433-5 du Code pénal exige notamment que les propos présentent un lien avec l’exercice des fonctions des personnes visées.
Or, les policiers participaient ici à une compétition sportive. Le fait qu’ils soient reconnaissables comme membres de la police nationale ne permet pas, à lui seul, d’établir qu’ils exerçaient leurs fonctions ou que les propos ont été tenus à l’occasion de celles-ci.
Selon les informations exclusives recueillies par u-Trail, le concurrent a bien été placé en garde à vue pour outrage après avoir visé à plusieurs reprises ces participants avec le slogan « ACAB ».
La question juridique ne porte donc pas sur l’identité des personnes visées, mais sur les conditions dans lesquelles ces propos ont été prononcés et sur leur éventuel lien avec les fonctions des policiers concernés.
La garde à vue est possible dans le cadre d’une enquête pour outrage, mais elle ne préjuge pas de la culpabilité du concurrent.
Il appartiendra désormais à la justice de déterminer si les éléments constitutifs de cette infraction sont réunis. En attendant, le coureur bénéficie de la présomption d’innocence.
En résumé, seulement trois interpellations sur une journée réunissant 35 000 coureurs
Le marathon et le semi-marathon de Lille ont rassemblé plus de 35 000 participants dimanche 25 octobre 2026, à l’occasion du retour de la distance reine dans la métropole après 31 années d’absence.
L’événement a mobilisé un important dispositif de sécurité, comprenant notamment des policiers, des gendarmes, des militaires, des secouristes et des bénévoles.
Dans son bilan publié lundi 26 octobre, la préfecture du Nord a annoncé trois interpellations suivies de placements en garde à vue, sans détailler les faits reprochés aux personnes concernées.
Les informations exclusives recueillies par u-Trail permettent désormais de connaître les circonstances de l’une de ces interpellations : un concurrent a été arrêté à l’arrivée après avoir crié à plusieurs reprises « ACAB » pendant le marathon.
Il a été placé en garde à vue pour outrage.
Les motifs des deux autres interpellations n’ont pas été précisés par les autorités.
Quant au concurrent concerné par cet incident, les éventuelles suites judiciaires de sa garde à vue restent à connaître.
Sources
- Informations exclusives recueillies et confirmées directement par la rédaction u-Trail, 27 octobre 2026. Identité de la source préservée à sa demande.
- Préfecture du Nord, bilan du marathon et du semi-marathon de Lille, 26 octobre 2026.
- Règlement officiel du marathon de Lille 2026, article 9.
Auteur : Axelle Anne, est la fondatrice de la redac. Dans le web depuis 1998, elle a fondé de nombreux sites et s’est mise au trail en 2010. Anti-conformiste et sans langue de bois, elle a contribué à faire sortir le trail de sa niche pour magazine plan plan pour en faire un sport grand public. Depuis 2025, elle assiste impuissante aux dérives du trail.Vous pouvez contacter Axelle Anne par MP sur FB ou regarder ses vidéos YouTube.








