sources préférées Google
🎧 Quand on parle de la SaintéLyon, on imagine un serpent lumineux de milliers de frontales avançant dans la nuit glacée des monts du Lyonnais, la boue collante des sentiers, et une arrivée à Lyon au petit matin avec ce sentiment d’être des miraculé du froid.
Pourtant, derrière cette machine bien rodée qui attire aujourd’hui près de 20 000 participants et fait vibrer toute la région Auvergne-Rhône-Alpes chaque premier week-end de décembre (ou dernier week-end de novembre), se cache une organisation singulière entre un club centenaire, une agence professionnelle et une armée de bénévoles. Plongée dans les coulisses de la plus ancienne course nature de France.
Montres GPS pas chères sur i-run
montre Garmin Fenix 7X Pro Solar
Les chiffres vertigineux d’un géant du trail
Pour bien comprendre l’ampleur logistique que représente la SaintéLyon, il faut se pencher sur certains chiffres: près de 20 000 coureurs prennent le départ chaque fin d’année, répartis sur plusieurs formats pensés pour plaire au simple amateur tout comme au traileur le plus radical.
L’événement s’articule aujourd’hui autour de plusieurs épreuves phares :
La LyonSaintéLyon (160 km – 4 000 m de D+)
Le format extrême. Limitée à environ 700 fous d’ultra, elle propose de faire l’aller-retour depuis Lyon de jour, avant de reprendre le départ de la course classique de nuit.
La SaintéLyon solo (environ 80 km – 2 000 m de D+)
La formule reine et historique. C’est elle qui attire la plus grosse foule avec près de 8 000 participants qui partent en vagues successives de la Halle des Sports de Saint-Étienne à partir de 23h30.
Les Formats Relais (2, 3 ou 4 coureurs)
Idéal pour partager l’aventure en équipe ou découvrir le parcours sur des portions plus courtes, ce format rassemble environ 3 000 à 4 000 relayeurs.
La SaintExpress (45 km)
Au départ de Sainte-Catherine, à mi-parcours, ce marathon nocturne réunit plus de 4 500 coureurs qui veulent éviter les premières difficultés stéphanoises.
La SaintéVia (36 km)
C’est la petite nouvelle de cette année, réservée à 1000 coureurs. Elle part de Mornant et permet une proposition de formats de course encore plus complète.
La SaintéSprint (24 km) et La SaintéTic (13 km)
Deux formats plus explosifs lancés depuis Soucieu-en-Jarrest ou Chaponost, qui rassemblent respectivement 2 900 et 1 800 participants, sans oublier l’épreuve enfants (SaintéGones).
Gérer un tel flux de coureurs à travers deux départements (la Loire et le Rhône), assurer le ravitaillement au milieu de hameaux isolés dans la nuit noire, et garantir un acheminement fluide par navettes de bus pour des milliers de coureurs relève du casse-tête stratégique. Et cette maîtrise logistique hors norme fait de la SaintéLyon un véritable exemple de force organisationnelle.
L’ADN originel – Le Club Cycliste Lyonnais (CTLyon)
L’histoire de la SaintéLyon n’a pas été crée par une multinationale de l’événementiel sportif. Elle trouve ses racines en 1952, lorsque des passionnés du CTLyon (le Club Cycliste Lyonnais, fondé en 1925) cherchent un moyen de maintenir leur condition physique pendant la pause hivernale.
Leur idée, qui paraît un peu folle à l’époque, est de relier Saint-Étienne à Lyon en marchant par les crêtes et les sentiers du GR7. Sur la première édition, ils sont seulement 23…. Pendant plusieurs années ensuite, il était interdit de courir sur la SaintéLyon, mais cette randonnée s’est peu à peu transformée en compétition pour devenir une référence des courses de trail en France.
Aujourd’hui encore, le CTLyon reste le ciment historique de cette course.
Le bras droit – L’agence Extra Sports
Face à l’essoufflement de la formule proposée et à la complexité logistique croissante d’un tel événement, le club historique a fini par passer la main sur le plan de l’organisation logistique. L’agence événementielle lyonnaise Extra Sports a repris les rênes à partir de 2001.
L’agence a transformé la course intimiste en un véritable géant de l’ultra-endurance, en diversifiant les formats. Pour démocratiser l’épreuve et l’ouvrir à tous les profils, Extra Sports a multiplié les formats au fil des ans (SaintéSprint, SaintExpress, relais par équipes, et même l’impressionnant Lyon-Sainté-Lyon).
La gestion logistique est devenue XXL. Coordonner des milliers de coureurs partis de nuit dans deux départements différents, acheminer des dizaines de bus de liaison, monter un immense village d’arrivée à la Halle Tony Garnier et orchestrer la sécurité sur un tel parcours demande une gestion administrative et logistique millimétrées.
L’épreuve s’est également associée à de grands équipementiers (comme Asics ces dernières années) pour rayonner davantage au niveau national et international.
Les véritables petites mains – Les bénévoles
Mais on ne peut pas résumer l’organisation de la SaintéLyon à ses organisateurs professionnels. La véritable âme de la course repose sur les bénévoles.
Ils sont plusieurs centaines (souvent autour de 600 à 900 selon les éditions) à former l’élément central de l’événement. Répartis sur les postes de ravitaillement parfois au milieu de nulle part, transis de froid souvent au milieu de la nuit et du vent, ce sont eux qui incarnent la chaleur humaine de la SaintéLyon et font l’âme de la course. Sans leur dévouement, rien ne se ferait.
En résumé, derrière les projecteurs, la SaintéLyon fait vivre tout un écosystème local : collectivités territoriales de la Loire et du Rhône, municipalités traversées, services de secours de montagne, mais aussi des structures solidaires.
Depuis de nombreuses années, l’organisation s’associe également à des grands centres de recherche médicale (comme le Centre Léon Bérard à Lyon) en proposant des dossards solidaires et en reversant une partie des engagements pour lutter contre le cancer.
La prochaine fois que vous allumerez votre frontale sur la ligne de départ à Saint-Étienne, souvenez-vous que vous courez sur les traces de cyclistes lyonnais nostalgiques du siècle dernier, mais maintenant portés par une machinerie professionnelle moderne et encouragés par des passionnés qui sacrifient leur nuit pour notre plaisir.
Lire aussi
Auteur : Marta, est l’ultra sportive de l’équipe. Mère de 4 enfants, elle est déjà finisher de l’UTMB. Traileuse au sens puriste, elle évolue dans un univers montagneux.










