🎧 Franck Bonnamour relance un débat explosif dans le trail
En 49 secondes, notre résumé audio revient sur la victoire de l’ancien cycliste professionnel au Trail des Embruns, sa suspension de quatre ans liée au passeport biologique… et les réactions immédiates que cela provoque déjà dans le monde du trail et sur les réseaux sociaux.
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Trail des Embruns : la victoire de Franck Bonnamour va forcément relancer le débat sur le dopage
Il suffisait de regarder les commentaires Facebook après sa victoire sur le Trail des Embruns à Trébeurden pour comprendre que le sujet reste explosif. Quelques heures après le succès de Franck Bonnamour sur le format vingt kilomètres, beaucoup de traileurs n’ont pas seulement parlé de sa performance sportive. Ils ont immédiatement reparlé de son passé dans le cyclisme… et surtout de sa suspension de quatre ans prononcée par l’UCI pour violation des règles antidopage.
Parce que oui, même si certains internautes continuent de nuancer l’affaire en évoquant uniquement une « anomalie du passeport biologique », l’Union Cycliste Internationale a bien confirmé en 2025 une sanction officielle de quatre ans. Le tribunal antidopage de l’UCI avait estimé qu’il existait une anomalie non expliquée dans son Passeport Biologique de l’Athlète datant de 2022, conduisant à une suspension allant jusqu’en 2028.
Pourquoi le sujet du passeport biologique divise autant
Dans les commentaires, deux visions du sport s’opposent frontalement. D’un côté, certains considèrent qu’une sanction liée au passeport biologique revient quasiment à un contrôle positif indirect. De l’autre, plusieurs personnes rappellent qu’un passeport biologique ne détecte pas directement un produit dopant, mais des variations physiologiques considérées comme anormales.
Le passeport biologique fonctionne en réalité comme un suivi longitudinal des paramètres sanguins et hormonaux d’un athlète. Lorsqu’une évolution est jugée incompatible avec un fonctionnement physiologique normal, les instances antidopage peuvent ouvrir une procédure. C’est précisément ce qui s’est produit dans le dossier Bonnamour.
L’ancien coureur professionnel, lui, a toujours clamé son innocence. Selon L’Équipe, il avait expliqué avoir renoncé à se défendre devant les juridictions sportives principalement pour des raisons financières.
Le trail confronté à un vieux problème venu du cyclisme
Cette victoire pose aussi une question plus large pour le trail. Depuis plusieurs années, la discipline attire de plus en plus d’anciens cyclistes professionnels. Certains arrivent avec un énorme moteur physiologique construit après des années de très haut niveau. Et forcément, cela alimente parfois la méfiance d’une partie des traileurs.
Le problème, c’est que dans l’imaginaire collectif, le cyclisme reste historiquement associé aux affaires de dopage. Résultat : dès qu’un ancien coureur performe en trail, une partie du public fait immédiatement le rapprochement, même sans élément nouveau.
Franck Bonnamour, lui, semble aujourd’hui pleinement engagé dans sa reconversion sportive. Dans son interview au Télégramme, il explique courir régulièrement en trail pour garder sa motivation, évoque déjà des envies d’ultra-trail comme la Diagonale des Fous et parle également de sa reconversion professionnelle dans le coaching sportif et le commerce.
Une victoire sportive… mais un débat qui ne s’éteindra pas
Sportivement, il faut reconnaître que gagner un trail breton réputé comme le Trail des Embruns n’a rien d’anodin. Le parcours est exigeant, très roulant par moments mais aussi nerveux, avec une vraie dimension tactique. Et Bonnamour possède évidemment un énorme bagage d’endurance hérité du cyclisme professionnel.
Mais dans le sport moderne, les performances ne sont plus seulement jugées chronomètre en main. Elles sont aussi analysées à travers le prisme de la confiance, de l’historique des athlètes et du rapport du public au dopage.
Le trail n’échappera probablement jamais totalement à ces polémiques
Le succès grandissant du trail attire désormais des profils venus de tous les sports d’endurance : cyclisme, ski de fond, triathlon, aviron ou encore course sur route. Avec cette professionnalisation progressive, les questions liées au dopage, à la crédibilité des performances et à la confiance du public deviennent inévitables.
Et l’affaire Franck Bonnamour montre surtout une chose : même sur un trail régional breton, le passé d’un athlète peut aujourd’hui ressurgir instantanément dans les commentaires des réseaux sociaux.
Le chrono passe parfois au second plan. Le débat, lui, continue de courir.
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