Sur les sentiers calcaires au pied d’Aix-en-Provence, le Trail Sainte-Victoire confirme encore une fois sa réputation : une course magnifique, mais qui ne pardonne rien. Entre performance pure, gestion de l’effort et accompagnement médical inédit, cette édition 2026 marque les esprits.
Le Trail Sainte-Victoire, une course mythique sur les traces de Cézanne
Le Trail Sainte-Victoire, c’est d’abord un terrain de jeu unique. Nichée à proximité d’Aix-en-Provence, la montagne rendue célèbre par Paul Cézanne attire chaque année des traileurs en quête d’un défi aussi esthétique qu’exigeant.
Le parcours des Crêtes, format phare de l’événement, propose 61 km pour environ 3000 m de dénivelé positif. Une distance qui peut sembler accessible sur le papier, mais qui devient redoutable dès que l’on met un pied sur ces sentiers techniques. Rochers, relances, descentes cassantes et exposition au vent imposent une gestion de course fine, presque stratégique.
Avec environ 1400 participants toutes distances confondues, l’événement reste volontairement à taille humaine. Mais cela n’empêche pas une vraie densité de niveau, notamment sur l’épreuve reine, où les écarts se jouent souvent à quelques minutes seulement.
Des résultats serrés sur une course engagée
Sur le grand parcours des Crêtes, la bataille a été intense jusqu’au bout. Chez les hommes, Dorian Crochat s’impose après une course maîtrisée, devançant Romain Olivier, récent vainqueur de l’Ultra Baume, et Grégoire du Boullay. Les trois coureurs se tiennent en moins de 7 minutes, preuve d’un niveau homogène et d’une vraie confrontation sportive.
Chez les femmes, Aline Coquard confirme son statut. Déjà victorieuse en 2023, elle s’impose avec autorité et termine 33e au classement général, une performance solide sur un terrain aussi technique. Elle devance Laurence Lacotte et Emma Evroux.
Sur le format maratrail Cézanne, long de 42 km avec 1510 m de dénivelé, Loïc Vallon et Alexia Serpantié s’imposent. Cette dernière réalise également une très belle performance en se classant 20e au scratch.
Enfin, sur le format plus court du Cengle (13 km et 370 m D+), Sabri Hammami et Elora Bindel montent sur la plus haute marche du podium, dans une course rapide mais loin d’être anodine sur ce type de terrain.
À noter également la présence de Dawa-Dachhiri Sherpa, figure emblématique du trail et premier vainqueur de l’UTMB, venu partager ce moment avec les coureurs, rappelant l’ancrage historique et humain de l’événement.
Une aide décisive au 41e km : l’ostéopathie en course
Mais cette édition 2026 ne s’est pas distinguée uniquement par ses performances. Elle a aussi mis en lumière une initiative particulièrement intéressante pour les traileurs : la présence d’une prise en charge ostéopathique directement sur le parcours.
Installée au ravitaillement de Puyloubier, au 41e kilomètre, cette intervention arrivait à un moment clé de la course. Après une descente exigeante, les organismes sont déjà bien entamés, et c’est souvent là que les douleurs apparaissent ou s’aggravent.
À l’occasion du Trail Sainte-Victoire 2026, une intervention en ostéopathie a été mise en place au ravitaillement de Puyloubier, situé au 41e kilomètre de la course des crêtes (61 km), un point stratégique juste après une descente particulièrement exigeante.
Cette prise en charge a été assurée par Caroline PHENG Ostéopathe D.O. basée à Puyloubier, habituée aux environnements sportifs de terrain et aux contextes à forte intensité.
Sur ce type d’événement à haute adrénaline, les contraintes physiques sont majeures et peuvent rapidement compromettre la poursuite de la course:
« L’objectif était d’accompagner les trailers à un moment clé de leur effort, en leur permettant de récupérer efficacement et de limiter les risques de blessure. »
Tout au long de la journée, de nombreux coureurs ont pu bénéficier d’une prise en charge adaptée :
– techniques de récupération express
– relance musculaire ciblée
– strapping et bandages fonctionnels
– prévention et gestion des douleurs
Cette intervention a permis à plusieurs participants de repartir dans de meilleures conditions, de poursuivre leur course et, dans certains cas, d’éviter l’abandon.
Forte d’une expérience de terrain (soigneuse sur terrain de rugby, accompagnement de cyclistes en compétition et gestion logistique sur événements sportifs), Caroline PHENG référence dans ce domaine, développe une approche directement adaptée aux exigences des épreuves d’endurance.
Ce type de dispositif permet d’intégrer des professionnels de santé directement sur des événements sportifs, au plus près des besoins des athlètes, en apportant un soutien concret en matière de performance et de prévention.
Une initiative portée par l’organisation du Trail Sainte-Victoire, qui met en avant l’importance de la santé et de l’accompagnement des coureurs sur ce type d’épreuve !
Les coureurs pouvaient bénéficier de techniques de récupération express, de relance musculaire, mais aussi de strapping ou de bandages fonctionnels pour stabiliser une zone fragilisée.
Dans une discipline où l’abandon est souvent lié à une douleur mal gérée ou à une dégradation progressive du corps, cette aide a permis à plusieurs participants de repartir dans de meilleures conditions. Pour certains, cela a même fait la différence entre continuer et s’arrêter.
Au-delà de l’aspect médical, cette présence sur le terrain traduit une évolution du trail. Les organisations ne se contentent plus de proposer un parcours, elles cherchent aussi à accompagner les coureurs dans leur effort, en intégrant des professionnels de santé au cœur même de la course.






En résumé, le Trail Sainte-Victoire reste fidèle à son ADN : une course exigeante, technique et ancrée dans un territoire fort. Mais il montre aussi qu’il sait évoluer.
En intégrant une prise en charge ostéopathique directement sur le parcours, l’organisation envoie un signal clair. La performance ne se joue pas uniquement à l’entraînement ou au mental, mais aussi dans la capacité à gérer les contraintes physiques en temps réel.
Dans un contexte où les distances s’allongent, où les profils de coureurs se diversifient et où les exigences du trail ne cessent d’augmenter, ce type d’initiative pourrait bien devenir la norme dans les années à venir.
Parce qu’au final, sur ce genre de terrain, gagner ou finir se joue souvent à peu de choses. Parfois, à un simple passage sur une table de soin au bon moment.
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Cet article a été proposé à la rédaction par une professionnelle de santé présente sur l’événement. Il n’a fait l’objet d’aucune rémunération et a été rédigé de manière indépendante, dans un objectif d’information des lecteurs sur les dispositifs mis en place lors du Trail Sainte-Victoire.
Les éléments présentés reposent sur les informations transmises par l’intervenante ainsi que sur le déroulé constaté de l’événement.





