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🎧 L’accident de chasse du jour : un chasseur de 69 ans touché à la tête par une balle en Haute-Loire
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Un nouvel accident de chasse s’est produit dimanche 1er novembre 2026 à La Besseyre-Saint-Mary, en Haute-Loire. Un chasseur de 69 ans a été blessé à la tête par un projectile alors qu’il participait à une battue. Resté conscient, il a finalement été héliporté vers le CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Les premiers éléments de l’enquête orientent vers un possible ricochet.
Un chasseur touché à la tête pendant une battue
L’accident s’est produit dimanche après-midi dans un secteur boisé et difficile d’accès de La Besseyre-Saint-Mary, petite commune située en Haute-Loire.
Alors qu’une battue était en cours, un chasseur âgé de 69 ans a été atteint à la tête par un projectile. Selon les premières informations disponibles, l’homme ne se serait pas trouvé directement dans l’axe du tir. La piste privilégiée à ce stade est celle d’une balle ou d’un fragment de projectile ayant dévié de sa trajectoire après un impact.
Il faudra toutefois attendre les conclusions de l’enquête pour déterminer précisément ce qui s’est passé et confirmer ou non l’hypothèse du ricochet.
Le chasseur est resté conscient avant son évacuation par hélicoptère
Après l’accident, les autres participants à la battue ont ramené le blessé jusqu’au local de chasse communal afin de faciliter sa prise en charge par les secours.
L’alerte a été donnée aux alentours de 14 h 45. Les sapeurs-pompiers de Saugues sont intervenus, rejoints par une équipe infirmière puis par le SMUR du Puy-en-Velay.
Le chasseur est resté conscient pendant l’intervention et son état a pu être stabilisé. Compte tenu de la nature de la blessure et de l’éloignement, Dragon 63, l’hélicoptère de la Sécurité civile, a finalement été mobilisé pour l’évacuer vers le CHU Estaing de Clermont-Ferrand.
Encore une fois, le ricochet revient dans un accident de chasse
Si cette hypothèse est confirmée, cet accident illustrera une nouvelle fois une difficulté régulièrement évoquée lorsqu’une arme à feu est utilisée en milieu naturel : la trajectoire réelle d’un projectile ne s’arrête pas nécessairement à la direction initialement choisie par le tireur.
Une balle peut rencontrer le sol, une pierre, un arbre ou un autre obstacle et changer de direction. Dans ce cas, même une personne qui ne se trouve pas directement dans l’axe du tir peut être exposée.
C’est précisément ce qui rend cette question importante pour les autres personnes présentes dans la nature. Traileurs, randonneurs, vététistes ou simples promeneurs peuvent se trouver à plusieurs dizaines ou centaines de mètres de l’action de chasse sans nécessairement voir les chasseurs ni connaître précisément les zones de tir.
Pour les traileurs, l’accident pose encore la question de la sécurité des espaces partagés
Dans cette affaire, la victime est elle-même un chasseur. Mais le mécanisme envisagé pose exactement la même question lorsqu’un projectile quitte sa trajectoire initiale : qui peut réellement garantir où il terminera sa course ?
Un traileur peut adapter son parcours, regarder les panneaux de battue et éviter les secteurs où il entend des tirs. Il ne peut en revanche ni voir une balle arriver, ni anticiper un éventuel ricochet.
C’est toute la disproportion qui existe entre les différents usages de la nature. D’un côté, des personnes courent, marchent ou pédalent. De l’autre, des armes à feu sont utilisées à proximité, avec des projectiles capables de parcourir des distances importantes et dont une déviation peut avoir des conséquences graves.
Cet accident rappelle donc que la sécurité à la chasse ne concerne pas uniquement celui qui appuie sur la détente ou celui qui se trouve dans son champ de vision. Elle concerne potentiellement toutes les personnes présentes dans le secteur.
En résumé, une enquête doit maintenant préciser la trajectoire du projectile
Les gendarmes doivent désormais reconstituer précisément le déroulement de la battue et la trajectoire du projectile afin de comprendre comment le chasseur de 69 ans a pu être atteint à la tête.
À ce stade, il serait donc prématuré d’affirmer que le ricochet est définitivement établi. Mais cette piste suffit déjà à rappeler une évidence : avec une arme à feu, le risque ne dépend pas seulement de ce que le tireur pense viser, mais aussi de ce que devient le projectile après le tir.
Pour les pratiquants du trail et tous les autres usagers de la nature, c’est précisément ce risque invisible qui rend la cohabitation avec une activité armée si particulière.








