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🎧 Le dernier finisher du Tor des Géants 2026 s’appelle Pasquale Coluccio.
L’Italien a rejoint Courmayeur samedi 19 septembre au soir après plus de six jours passés sur les sentiers de la Vallée d’Aoste. Mais au-delà du chrono et de sa dernière place, une image retient l’attention : après plus de 150 heures d’effort, il franchit la ligne debout, souriant et encore capable de courir.
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Le dernier du Tor des Géants termine en courant
Sur les images de son arrivée à Courmayeur, Pasquale Coluccio ne ressemble pas vraiment à un homme qui vient de passer près d’une semaine dehors.
Il avance encore sur ses deux jambes, accélère dans les derniers mètres et profite de l’accueil du public.
Une scène assez remarquable sur une épreuve de cette dimension.
Le TOR330 représente officiellement 330 km et 24 000 mètres de dénivelé positif, même si les traces GPS de l’épreuve approchent plutôt les 336 km et 26 000 mètres de D+. Le parcours traverse toute la Vallée d’Aoste avant de revenir à Courmayeur.
Pasquale Coluccio, parti dimanche 13 septembre dans la deuxième vague, a franchi la ligne samedi soir. Le média valdôtain Gazzetta Matin, présent à l’arrivée, donne une heure de passage à 19 h 20.
Une image qui change des arrivées complètement cassées
Tous ceux qui suivent régulièrement l’UTMB, la Diagonale des Fous ou les grands ultras connaissent ces images de fin de course : coureurs pliés en deux, jambes raides, démarche hésitante, besoin de s’appuyer sur les barrières ou sur leurs proches.
Cela ne signifie évidemment pas que tous les finishers terminent dans cet état. Mais après plusieurs dizaines d’heures d’effort, la dégradation de la foulée fait partie du décor de l’ultra-trail.
Voir le dernier coureur d’une épreuve aussi longue arriver encore aussi mobile est donc suffisamment inhabituel pour être souligné.
Et il ne s’agit pas d’un coureur qui a passé seulement quelques heures dehors : Pasquale Coluccio a passé plus de six jours sur le TOR330.
En 2024, Pasquale Coluccio n’avait pas réussi à terminer
L’histoire rend l’arrivée encore plus forte.
Deux ans plus tôt, en 2024, Pasquale Coluccio n’avait pas réussi à rejoindre Courmayeur. Cette fois, il est allé au bout.
Et il a même trouvé suffisamment d’énergie pour plaisanter après la ligne.
À Gazzetta Matin, il résume son classement avec humour : c’est la première fois qu’il termine dernier et, l’année prochaine, son objectif sera simplement de finir avant-dernier.
En résumé, il a été accueilli par les héros du Tor des Géants
Autre symbole de cette arrivée : les premiers et les derniers se retrouvent au même endroit.
Jonathan Schindler et Katharina Hartmuth, respectivement deuxième et troisième du classement général, sont présents pour accueillir le dernier finisher.
Quelques jours auparavant, Schindler avait terminé en 66 h 55, tandis que Katharina Hartmuth avait pris la troisième place scratch en 67 h 10 min 09 s.
Entre eux et Pasquale Coluccio, plus de trois jours d’écart.
Mais sur la ligne de Courmayeur, le classement finit presque par disparaître.
Le premier a couru pour gagner. Le dernier a couru pour simplement revenir à Courmayeur. Et après plus de six jours sur les sentiers, il y est revenu debout.
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