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À Phoenix, en Arizona, courir ou randonner en pleine journée est tout simplement dangereux.
Lorsque le thermomètre dépasse régulièrement les 45 °C et que les surfaces urbaines franchissent parfois les 50 °C, les habitants ont appris à adapter leurs horaires… mais aussi leur équipement.
Parmi les solutions imaginées pour supporter cette chaleur extrême, une invention attire forcément l’attention des coureurs et des traileurs : un gilet d’hydratation capable de diffuser directement de la brume fraîche autour de son utilisateur.
🎥 Voir le reportage de TF1
TF1 s’est rendu à Phoenix, en Arizona, où les températures peuvent approcher les 50 °C. Le reportage montre comment les habitants, les sportifs et les secours s’adaptent à cette chaleur extrême, avec notamment ce gilet d’hydratation transformé en brumisateur portable.
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Un gilet d’hydratation transformé en système de refroidissement
Le principe reprend quelque chose que les traileurs connaissent parfaitement : le gilet d’hydratation porté sur les épaules avec une réserve d’eau.
Sauf qu’ici, l’eau ne sert pas uniquement à boire.
Le dispositif permet également de produire une fine brume destinée à refroidir le corps pendant l’effort. Une sorte de brumisateur portable intégré à l’équipement du sportif.
Dans un reportage consacré aux températures extrêmes de Phoenix, son concepteur présente également une gourde fonctionnant selon le même principe. Une pression déclenche une pulvérisation légère ; une seconde commande permet d’obtenir un débit plus important.
La gourde est annoncée autour de 60 euros, tandis que le gilet d’hydratation-brumisateur atteint environ 200 euros.
À Phoenix, les sportifs partent avant le lever du soleil
Ce type d’équipement peut sembler excessif vu de France. À Phoenix, le contexte est très différent.
Pendant les épisodes de chaleur, les températures peuvent atteindre 47 °C dans l’après-midi. Le bitume et les surfaces minérales accumulent encore davantage de chaleur : dans le reportage, une chaussée dépasse ainsi les 52 °C.
Résultat : les habitants qui souhaitent continuer à courir, marcher ou randonner déplacent leur activité aux heures les plus fraîches.
Certains commencent leur randonnée vers 5 heures du matin.
Et même à cette heure-là, la température atteint déjà environ 30 °C.
Le gilet brumisateur n’est donc pas conçu pour permettre de faire du sport normalement sous 47 °C. Il s’inscrit plutôt dans une accumulation de stratégies : partir avant le soleil, transporter suffisamment d’eau, rechercher l’ombre et essayer de limiter la montée de la température corporelle.
Le prochain équipement des traileurs pendant les canicules ?
Pour le trail, l’idée n’est finalement pas complètement farfelue.
Les gilets d’hydratation sont devenus quasiment incontournables sur les longues distances. Lorsqu’il fait très chaud, les coureurs utilisent déjà toutes les méthodes disponibles pour se refroidir : eau versée sur la tête, casquette mouillée, éponges aux ravitaillements, glaçons placés dans un bandana ou directement dans le gilet.
Transformer une partie de l’eau transportée en brume diffusée régulièrement sur le corps pourrait donc représenter une évolution assez logique.
Reste une question essentielle : le poids.
Sur un ultra-trail, chaque gramme supplémentaire compte. Ajouter une pompe, un système de pulvérisation, éventuellement une batterie et une quantité d’eau consacrée au refroidissement peut rapidement transformer une bonne idée en équipement trop lourd.
Le brumisateur ne protège évidemment pas du coup de chaleur
Il faut surtout éviter un contresens : un gilet qui rafraîchit ne rend pas sans danger une sortie réalisée sous une chaleur extrême.
Le même reportage montre d’ailleurs la gravité des coups de chaleur observés à Phoenix. Les secours peuvent être amenés à refroidir très rapidement certaines victimes dans des dispositifs remplis de glace afin de faire redescendre leur température corporelle.
Un brumisateur peut améliorer la sensation de fraîcheur et participer au refroidissement par évaporation, mais il ne remplace ni l’hydratation, ni l’acclimatation, ni surtout l’adaptation de l’horaire et de l’intensité de l’effort.
En résumé, avec les canicules, le matériel de trail pourrait lui aussi changer
Pendant longtemps, l’évolution du matériel de trail s’est surtout concentrée sur la performance : chaussures plus légères, mousses plus dynamiques, plaques carbone, montres GPS toujours plus précises.
La multiplication des épisodes de fortes chaleurs pourrait ouvrir un autre chantier : le matériel destiné à refroidir le coureur.
Gilets ventilés, textiles capables de retenir l’eau, poches à glace, casquettes spécialement conçues pour le refroidissement ou désormais systèmes de brumisation pourraient progressivement trouver leur place dans l’équipement outdoor.
À Phoenix, le gilet-brumisateur ressemble encore à une curiosité imaginée pour évoluer dans un environnement presque désertique.
Mais lorsque les températures approchent les 40 °C sur certaines courses estivales européennes, l’idée paraît soudain beaucoup moins exotique.
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