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🎧 Charlotte Taquet a couru jusqu’au matin de son accouchement, après avoir maintenu une pratique régulière pendant toute sa grossesse.
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Pendant neuf mois, la traileuse a parcouru environ 2 000 kilomètres, avec une moyenne impressionnante de 50 kilomètres par semaine. Une performance rare qu’elle raconte pourtant avec beaucoup de précautions : ce qui a été possible pour elle ne doit surtout pas devenir une référence pour toutes les femmes enceintes.
Charlotte Taquet a couru environ 2 000 km enceinte
Le chiffre interpelle forcément les coureurs : 50 kilomètres par semaine pendant une grossesse, soit environ 2 000 kilomètres cumulés sur neuf mois.
Charlotte Taquet explique avoir pu conserver cette régularité jusqu’à la toute fin, puisqu’elle courait encore le matin même de son accouchement.
Pour une coureuse déjà très entraînée avant sa grossesse, le volume reste impressionnant, mais il s’inscrit aussi dans une continuité sportive. Charlotte Taquet n’est pas une débutante qui aurait décidé de se lancer dans la course à pied une fois enceinte.
Les lecteurs de u-Trail la connaissent notamment pour ses performances en trail. En 2025, elle avait terminé 14e femme de la Diagonale des Fous en 38 h 35 min 55 s, améliorant nettement son résultat précédent. Elle avait alors déjà effectué une reprise après une première grossesse.
Elle courait encore le matin de son accouchement
C’est probablement l’élément le plus spectaculaire de son témoignage.
Alors que le volume avait été maintenu pendant les neuf mois, Charlotte Taquet raconte avoir continué à courir jusqu’au jour même de la naissance.
Elle explique surtout que ces kilomètres l’ont aidée à conserver de l’énergie et à se sentir bien mentalement pendant sa grossesse. Elle reconnaît néanmoins avoir eu un premier trimestre plus compliqué, avec davantage de fatigue et moins d’envie de courir.
Autrement dit, même chez une sportive capable d’encaisser 50 kilomètres hebdomadaires, la grossesse n’est pas une longue sortie parfaitement linéaire.
Courir enceinte : 50 km par semaine n’est évidemment pas une recommandation
C’est aussi là que son message est intéressant.
Charlotte Taquet insiste elle-même sur le fait qu’afficher une telle activité pendant la grossesse ne signifie pas que toutes les femmes devraient en faire autant. Certaines peuvent continuer à courir, d’autres doivent réduire fortement leur pratique, changer de sport ou arrêter. Et certaines n’ont tout simplement aucune envie de courir pendant cette période.
Les recommandations françaises vont dans ce sens. La Haute Autorité de santé considère que l’activité physique est bénéfique pendant une grossesse sans complication et précise que, chez une femme déjà très active ou sportive avant sa grossesse, des intensités plus importantes peuvent être envisagées après avis médical.
L’Assurance Maladie rappelle cependant que le choix de l’activité et de son intensité doit être adapté à chaque grossesse. Les activités comportant notamment un risque important de chute ou de traumatisme sont à éviter.
Les 50 kilomètres hebdomadaires de Charlotte Taquet sont donc une performance individuelle, pas un programme d’entraînement pour femme enceinte.
Pour une traileuse, la question du terrain compte aussi
Il existe d’ailleurs une différence importante entre continuer à courir et continuer à pratiquer exactement le même trail qu’avant une grossesse.
Sur route ou sur un parcours stable, les risques liés au terrain peuvent être plus facilement contrôlés. Sur un sentier technique, avec pierres, racines, descentes raides et risque de chute, la situation est évidemment différente.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les recommandations officielles invitent à éviter pendant la grossesse les activités susceptibles d’entraîner une perte d’équilibre, une chute ou un traumatisme.
Pour les traileuses enceintes, continuer à courir peut donc parfois signifier transformer temporairement sa pratique : moins de technicité, moins de recherche de performance et davantage d’écoute des sensations.
Son message est finalement beaucoup plus intéressant que ses 2 000 kilomètres
On pourrait ne retenir que le chiffre.
Deux mille kilomètres enceinte. Cinquante kilomètres chaque semaine. Une dernière course le matin de l’accouchement.
Mais Charlotte Taquet prend justement soin de ne pas transformer son expérience en démonstration de supériorité ou en injonction adressée aux autres femmes.
Son idée est beaucoup plus simple : lorsqu’une grossesse le permet, qu’une femme en a envie et que son suivi médical le permet, continuer à bouger n’a rien d’incongru. À l’inverse, ne pas courir, réduire fortement son activité ou ne plus avoir envie de faire du sport n’a rien d’anormal non plus.
Il y a encore quelques décennies, plusieurs femmes racontent sous sa publication qu’elles n’auraient même pas imaginé pouvoir continuer à courir enceintes. Aujourd’hui, le regard sur le sport et la grossesse évolue.
Et c’est peut-être finalement l’information la plus intéressante derrière les 50 kilomètres par semaine de Charlotte Taquet : montrer ce qui peut être possible pour une sportive très entraînée, sans transformer l’exception en obligation.
Source
Voir cette publication sur Instagram
Cet article s’appuie exclusivement sur des informations rendues publiques par Charlotte Taquet sur son compte Instagram, ainsi que sur des éléments déjà accessibles publiquement concernant son parcours sportif. Aucune information privée ou non publiée n’est divulguée. Les données relatives à sa grossesse, à son volume de course et à son expérience personnelle sont reprises uniquement dans le cadre de leur diffusion publique par l’intéressée.
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