Onze ans après sa dernière victoire sur l’île volcanique, la Suédoise Emelie Forsberg fait son retour sur une course qui a marqué sa carrière
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Emelie Forsberg retrouve enfin la Transvulcania
Pour beaucoup de traileurs, son nom reste associé à une époque particulière du trail. Celle des grandes traversées en montagne, des courses encore très sauvages, et des duels devenus mythiques sur les sentiers volcaniques de La Palma.
Ce week-end, Emelie Forsberg sera de retour au départ de la Transvulcania. Une présence qui ne passe évidemment pas inaperçue tant la Suédoise a marqué l’histoire de cette course au fil des années.
Son dernier grand souvenir sur l’île remonte à plus d’une décennie. À l’époque, elle faisait partie des figures dominantes du trail mondial et la Transvulcania représentait presque un passage obligé pour les meilleurs coureurs internationaux.
Depuis, beaucoup de choses ont changé. Le trail s’est professionnalisé, les circuits mondiaux se sont multipliés et la vie d’Emelie Forsberg a profondément évolué.
Aujourd’hui, elle revient à La Palma dans un contexte très différent, avec un regard probablement plus apaisé sur la compétition.
La vie d’Emelie Forsberg n’a plus rien à voir avec celle de 2015
Depuis ses grandes années sur le circuit international, la Suédoise a construit une vie beaucoup plus éloignée du rythme effréné des compétitions. Devenue mère de trois enfants, installée dans un quotidien partagé entre la montagne, le ski et la vie de famille, elle apparaît désormais comme une figure presque à part dans le trail moderne. Mais cela ne signifie pas que l’envie de courir a disparu. Au contraire, Emelie Forsberg explique depuis plusieurs mois qu’elle ressent progressivement le besoin de revenir vers la compétition. Pas forcément avec l’idée de retrouver immédiatement son niveau d’autrefois, mais avec celle de redécouvrir certaines courses qui ont compté dans sa carrière. Et dans cette liste, la Transvulcania occupait une place particulière. La Suédoise connaît parfaitement les sentiers de La Palma, ses longues sections volcaniques, les changements brutaux de météo ou encore cette ambiance si particulière qui accompagne la course depuis ses débuts. Même après plus de dix ans, certains souvenirs restent très présents pour elle.
Le retour d’Emelie Forsberg intrigue tout le monde
Ce retour suscite forcément beaucoup de curiosité dans le monde du trail. Parce qu’Emelie Forsberg reste l’une des coureuses les plus populaires de sa génération, mais aussi parce que son profil contraste fortement avec le trail actuel. À une époque où tout semble plus structuré, plus médiatisé et parfois plus calibré, elle conserve une image très liée à la montagne, à la simplicité et à une certaine forme de liberté.
Sa relation avec Kilian Jornet contribue évidemment à cette notoriété.
Depuis des années, le couple symbolise une certaine vision du trail et de la vie en montagne. Pourtant, Emelie Forsberg semble aujourd’hui vouloir exister de nouveau par elle-même sur le plan sportif, indépendamment du statut de son compagnon. Et cette Transvulcania ressemble presque à un nouveau départ.
Une blessure au pied l’a empêché de bien préparer la Transvulcania
La Suédoise reconnaît d’ailleurs que sa préparation a été compliquée. Après plusieurs mois perturbés par une blessure au pied, elle n’a retrouvé une continuité correcte dans son entraînement que récemment.
Mais dans le trail, l’expérience reste souvent une arme redoutable.
Un retour qui dépasse largement le simple résultat
Même si le plateau féminin 2026 apparaît relevé avec la présence de Blandine L’Hirondel, Lucy Bartholomew, Ekaterina Mityaeva ou encore Azara Garcia, la présence d’Emelie Forsberg apporte une dimension émotionnelle supplémentaire à cette édition. Parce qu’elle représente une génération qui a largement participé à construire l’image moderne du trail féminin. À l’époque de ses grandes victoires, les réseaux sociaux n’avaient pas encore totalement transformé ce sport. Les circuits internationaux étaient moins standardisés, les contrats moins importants et les carrières souvent plus artisanales. Emelie Forsberg incarnait alors une approche très instinctive de la montagne et de la compétition. Onze ans plus tard, elle revient dans un univers beaucoup plus professionnalisé. Et c’est précisément ce contraste qui rend sa présence intéressante.
La Transvulcania pourrait marquer le début d’un nouveau chapitre
Ce retour à La Palma ne ressemble pas à une simple apparition nostalgique. Emelie Forsberg évoque désormais l’idée de poursuivre encore plusieurs saisons en compétition, avec l’envie de revenir progressivement sur des formats de 70 à 80 kilomètres, mais aussi de retrouver un jour un ultra beaucoup plus long. Dans cette perspective, la Transvulcania constitue une première étape importante. Une façon de voir comment son corps réagit de nouveau à l’intensité d’une grande course internationale, mais aussi de mesurer son envie réelle de replonger dans le très haut niveau. Et même si elle affirme qu’un simple passage sous les neuf heures la satisferait déjà, beaucoup seront forcément attentifs à autre chose : la manière dont elle retrouvera l’atmosphère de la compétition.
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