D‘abord le ski, parfois un peu de trail : après le running et le Gorpcore, Salomon investit le triathlon.
Pendant longtemps, quand on parlait trail, on parlait Salomon. Sur les lignes de départ de l’UTMB, dans les Alpes, dans les Pyrénées, la marque était partout. Puis on l’a vue glisser vers la route, vers le gorpcore, vers les grandes capitales. Dans un précédent article, on posait déjà la question : Salomon est-elle encore une marque de trail ?
Aujourd’hui, la réponse prend une nouvelle dimension. Après le ski, après le trail, après le running et même après la mode, Salomon s’attaque désormais au triathlon. Une évolution qui ne tombe pas de nulle part, et qui confirme une trajectoire déjà bien engagée : celle d’une marque qui ne raisonne plus en sport, mais en endurance.
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Salomon : du ski au trail… et maintenant le triathlon
Salomon continue d’étendre son terrain de jeu. Après avoir dominé le ski, puis construit une légitimité solide en trail et en running, la marque française s’attaque désormais à un nouveau territoire : le triathlon longue distance. Une évolution qui n’a rien d’anodin, et qui dit beaucoup de la direction que prend l’endurance aujourd’hui.
Une logique d’endurance plus que de discipline
Sur le papier, Salomon n’est pas une marque de triathlon. Mais dans les faits, elle n’entre pas vraiment dans une nouvelle discipline : elle reste dans son cœur de métier, l’endurance.
Le triathlon longue distance, et notamment l’Ironman, se joue rarement dans l’eau ou à vélo. Il se joue à la fin. Quand tout le monde est entamé. Quand la foulée devient mécanique. Quand courir devient un combat contre la fatigue musculaire.
C’est précisément là que Salomon veut exister.
En ciblant uniquement la partie course à pied, la marque ne cherche pas à rivaliser avec les géants du triathlon sur tous les fronts. Elle choisit son terrain : le moment où la performance se dégrade, et où l’économie de course devient déterminante.
Trois athlètes pour construire une légitimité
Pour crédibiliser cette entrée, Salomon ne s’est pas entouré de profils secondaires.
On retrouve d’abord Marjolaine Pierré, double championne du monde longue distance, capable d’imposer un rythme très élevé sur marathon après plusieurs heures d’effort. À ses côtés, Julie Iemmolo incarne la nouvelle génération, encore en construction mais déjà exposée au plus haut niveau. Enfin, Casper Stornes apporte une dimension internationale, avec un profil de triathlète complet et performant sur les formats Ironman.
Le message est clair : Salomon ne teste pas. Salomon s’engage directement au plus haut niveau.
La S/LAB Phantasm 3 comme point d’entrée
Le choix produit est lui aussi révélateur. Les athlètes utiliseront la S/LAB Phantasm 3, une chaussure pensée pour la performance sur route, avec un objectif précis : maintenir une foulée efficace malgré la fatigue.
Ce positionnement est intéressant, car il traduit une évolution du running lui-même. On ne parle plus seulement de vitesse ou de confort, mais de capacité à durer dans un état dégradé. Autrement dit, exactement ce que vivent les traileurs en fin de course.
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Salomon a récemment gagné en visibilité bien au-delà du sport, notamment avec la tendance gorpcore. Mais cette incursion dans le triathlon montre un recentrage clair : revenir à la performance.
Ce n’est pas un virage marketing. C’est une extension logique.
Après le trail, la route. Après la route, le triathlon. Et demain, peut-être encore autre chose, tant que la variable centrale reste la même : l’endurance.
Ce que ça dit du trail (et des traileurs)
Ce mouvement dépasse largement le triathlon.
Il confirme une chose : les frontières entre disciplines s’effacent. Les marques ne pensent plus “trail”, “route” ou “triathlon”. Elles pensent fatigue, gestion d’effort, biomécanique, rendement.
Et ça, pour les traileurs, c’est loin d’être anecdotique.
Parce que ce que Salomon cherche à optimiser chez les triathlètes… c’est exactement ce qui fait la différence dans les 20 derniers kilomètres d’un ultra.
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