Barkley en direct : Sébastien Raichon et Damian Halll seuls survivants, Blanchard et King abandonnent sur la boucle 3
ACHETER UNE MONTRE GARMIN SUR I-RUN
lien affilié
Fenix 8

La Barkley ne fait pas de cadeau mais le français Sébastien Raichon s’en sort
Après 31 heures de course, il ne reste plus que deux coureurs encore en lice : le Français Sébastien Raichon et le Britannique Damian Hall. Les deux hommes sont sur la boucle 3 et ont environ quatre heures devant eux pour la terminer s’ils veulent avoir le droit de s’élancer sur la boucle 4.
La pression monte, et avec le brouillard qui s’installe en plus de la pluie, les conditions deviennent encore plus difficiles.
Quelques coureurs persistent aussi sur la « fun run », cette version non officielle où les coureurs continuent même s’ils sont hors délai, juste pour vivre l’expérience jusqu’au bout.
Une hémorragie d’abandons
L’édition 2026 se révèle impitoyable. Quarante coureurs au départ, et après un peu plus de 30 heures, seuls deux sont encore dans le coup pour potentiellement terminer les cinq boucles.
Mathieu Blanchard a abandonné sur la troisième boucle à cause du froid après 31 heures de course. Le Franco-Canadien rejoint Max King, l’Américain de l’Oregon, qui avait abandonné quelques heures plus tôt après avoir trouvé le quatrième livre sur la boucle 3.
Sébastien Raichon avait pourtant dominé le début de course, terminant la première boucle en premier et repartant après seulement 9 minutes de transition. Mathieu Blanchard l’avait suivi de près, terminant la deuxième boucle à seulement deux secondes de Raichon en 22h35:42. Les deux Français semblaient lancés pour aller loin.
Mais la Barkley a fini par avoir raison de Blanchard. Ironiquement, c’est le froid qui l’a arrêté.
Probablement le froid humide causé par la pluie persistante, bien différent du froid sec du Grand Nord. Lui qui a remporté le Yukon Arctic Ultra 2025 dans des températures de moins 40 degrés, c’est le froid mouillé du Tennessee qui a eu le dernier mot.
Et maintenant, la Laponie ?
L’abandon de Mathieu Blanchard soulève une question importante : va-t-on le voir dans 15 jours sur la Laponie 500 km ? Le Franco-Canadien devait participer à cette course de 500 kilomètres en Finlande dans à peine deux semaines.
Après avoir passé plus de 30 heures dans la boue, le brouillard et le froid du Tennessee, sera-t-il en état de repartir si rapidement sur une autre épreuve extrême ? Ou va-t-il prendre le temps de récupérer et passer son tour ?
Pour l’instant, aucune annonce officielle de Blanchard sur ses intentions. Mais une chose est certaine : enchaîner la Barkley et la Laponie 500 km en l’espace de deux semaines serait un défi énorme, même pour quelqu’un de son calibre.
Max King aussi tombé
Max King avait terminé la deuxième boucle en 24h06, montrant qu’il avait le potentiel d’aller loin. Il avait même progressé jusqu’au quatrième livre sur la boucle 3. Mais comme le note Keith Dunn avec humour : « Étant scientifique, il courait sur le système métrique – 1 km/h. »
« Après avoir observé pendant près d’un jour, le problème est simple : les coureurs doivent aller plus vite qu’à 1 mile par heure », ironisait Keith Dunn.
Un conseil qui semble évident sur le papier, mais qui devient extrêmement difficile à appliquer quand le brouillard, la pluie, la boue et la navigation se combinent pour ralentir chaque pas.
Des conditions épouvantables
Les coureurs qui ont abandonné de la boucle 1 parlent d’une boue particulièrement difficile.
« Cette boue est dégueulasse. De quoi elle est faite ? De graisse ? » a lancé le dernier coureur à revenir de la première boucle après plus de 32 heures.
Un autre coureur qui a abandonné sur la boucle 2 a confié ne pas comprendre « pourquoi il était dans le rouge tout le long alors que le parcours était plus simple que ce qu’il avait imaginé. »
La Barkley a cette capacité unique de faire paraître les choses faciles sur le papier tout en étant impossibles sur le terrain.
Le duel Sébastien Raichon-Hall
Il ne reste donc plus que Sébastien Raichon et Damian Hall. Les deux coureurs se connaissent bien et ont tous deux l’expérience des ultras extrêmes. Raichon, finisher de la Barkley en 2023 lors de sa première tentative, sait exactement ce qui l’attend. Hall, ultrarunner britannique reconnu, a également le profil pour aller au bout.
Damian Hall avait d’ailleurs reparti pour la boucle 3 pieds nus à 22h54 pour éviter que ses chaussures ne soient trempées en traversant le ruisseau. Raichon et Blanchard l’avaient suivi juste après. Une décision qui montre à quel point chaque détail compte dans cette course.
Deux boucles encore à compléter
Si Raichon et Hall terminent leur troisième boucle dans les temps, il leur restera encore deux boucles à compléter. C’est là que la Barkley devient vraiment cruelle : la fatigue accumulée, le manque de sommeil, la navigation qui devient de plus en plus difficile avec l’épuisement mental.
Les conditions continuent de se dégrader. Le brouillard s’installe, la pluie persiste. Chaque pas devient plus difficile que le précédent.
2026 verra-t-elle des finishers ?
Dans quelques heures, on saura si Raichon et Hall ont réussi à terminer leur troisième boucle dans les temps. Ensuite, il leur restera environ 24 heures pour compléter les deux dernières boucles.
C’est possible, mais extrêmement difficile. En 2025, personne n’a terminé la Barkley. En 2024, cinq coureurs ont fini, un record historique. Qu’est-ce que 2026 nous réserve ?
Pour l’instant, seuls deux hommes ont encore l’espoir de rejoindre le club très select des finishers de la Barkley Marathons. Le reste appartient à la montagne, au brouillard, et à leur capacité à continuer d’avancer plus vite qu’un mile par heure.
Lire plus de news sur Sébastien Raichon