Un Français aussi fort que les Kényans sur la Transvulcania : Anthony Felber impressionne
Quatrième du kilomètre vertical jeudi, puis deuxième du 25 km ce samedi à seulement 4 secondes de la victoire, Anthony Felber a signé à La Palma l’un des week-ends les plus impressionnants de sa carrière face à l’armada kényane.
Pendant que l’attention médiatique se concentrait principalement sur l’ultramarathon de la Transvulcania et ses grandes figures internationales, un autre scénario était en train de se construire sur les sentiers volcaniques de La Palma. Un scénario plus discret, mais peut-être tout aussi révélateur de l’évolution actuelle du trail mondial.
Son nom, c’est Anthony Felber.
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Antony Felber réalise l’impensable
Jeudi déjà, sur le mythique kilomètre vertical entre le Puerto de Tazacorte et la tour forestière d’El Time, le coureur français avait surpris en terminant quatrième d’une course remportée à un rythme complètement fou par Richard Omaya Atuya. Dans cette montée de 7 km où les records historiques ont explosé, Felber était resté au contact d’athlètes capables de grimper quasiment à pleine intensité du début à la fin.
À ce moment-là, beaucoup pouvaient encore penser qu’il s’agissait simplement d’un très gros résultat isolé sur un format court.
Mais ce samedi, le Français a confirmé que ce n’était pas un accident.
Anthony Felber a presque gagné face à l’un des plus gros plateaux de la saison
Sur la Classic de la Transvulcania, longue de 24,8 km entre le phare de Fuencaliente et le refuge d’El Pilar, Anthony Felber est passé tout près d’un immense exploit. Pendant plus de deux heures, il a tenu le rythme imposé par les meilleurs coureurs kényans du moment avant de finalement échouer à seulement quatre secondes de la victoire.
Quatre secondes après près de 25 km de trail volcanique.
L’écart paraît presque irréel tant le niveau affiché ce samedi matin était élevé. D’autant que cette édition 2026 de la Transvulcania marque une étape importante dans l’histoire récente de la course : pour la première fois, plusieurs spécialistes kényans de la course de montagne étaient réunis sur l’île avec l’objectif clair de dominer les formats explosifs intégrés au circuit WMRA.
Depuis plusieurs saisons, cette montée en puissance était pressentie. Mais à La Palma, elle devient désormais impossible à ignorer.
Les Kényans ne viennent plus simplement découvrir le trail européen. Ils arrivent désormais avec un niveau de vitesse capable de transformer complètement le rythme des courses.
Et malgré cela, Anthony Felber est resté dans le match jusqu’au bout.
Son retour après blessure prend une autre dimension
Ce qui rend cette performance encore plus impressionnante, c’est le contexte dans lequel elle intervient. L’an dernier, le Français avait été stoppé pendant de longs mois par un œdème osseux au tibia. Une blessure difficile, frustrante, qui l’avait obligé à couper totalement sa progression alors qu’il commençait déjà à montrer de très belles choses sur les formats rapides.
Cette période d’arrêt lui a néanmoins permis de reconstruire une partie de son entraînement différemment. Depuis plusieurs mois, les signaux devenaient déjà très positifs. Son semi-marathon de Barcelone en 1 h 06 min 14 s avait notamment montré un énorme retour de vitesse sur route, tandis que ses dernières sorties en trail confirmaient qu’il était capable de transférer cette explosivité sur des terrains beaucoup plus techniques.
Mais la Transvulcania représente autre chose.
Parce qu’ici, il ne s’agissait pas simplement de performer sur une course nationale ou de profiter d’un plateau réduit. À La Palma, Anthony Felber s’est retrouvé confronté à certains des athlètes les plus impressionnants du moment sur des formats extrêmement rapides où le moindre ralentissement se paie immédiatement.
Et pourtant, il a tenu.
Anthony Felber a peut-être changé de catégorie ce week-end
Il existe parfois des week-ends qui modifient la perception d’un athlète. Pas forcément parce qu’il gagne, mais parce que le niveau de concurrence permet soudain de mesurer exactement où il se situe dans la hiérarchie mondiale.
À La Palma, Anthony Felber n’a peut-être pas remporté la Transvulcania Classic. Pourtant, il repart probablement avec quelque chose de presque aussi important : la confirmation qu’il peut désormais exister dans des courses internationales où le rythme devient infernal du premier au dernier kilomètre.
Face aux Kényans.
À ce niveau-là, ce n’est plus seulement une belle performance française. C’est peut-être le signe qu’Anthony Felber vient tout simplement de franchir un cap majeur dans sa carrière.






