🎧 51 secondes pour comprendre pourquoi ce vaccin intéresse les traileurs
Après des années d’attente, un vaccin expérimental développé par Pfizer et Valneva montre plus de 70 % d’efficacité contre la maladie de Lyme.
Une annonce qui intéresse particulièrement les coureurs de trail, très exposés aux tiques lors des sorties en forêt et en montagne.
ACHETER UNE MONTRE GPS SUR I-RUN
lien affilié sans partenariat avec Garmin
Pour beaucoup de traileurs, la tique fait presque partie du décor. On parle souvent des blessures, des entorses, des chutes ou de la fatigue extrême, mais il existe un autre risque bien plus discret sur les sentiers : la maladie de Lyme.
Avancée majeure contre la maladie de lyme
Les laboratoires Pfizer et Valneva ont annoncé que leur vaccin expérimental contre la maladie de Lyme avait montré une efficacité supérieure à 70 % lors d’un essai clinique de phase 3. Une information importante pour le monde de la course à pied nature, alors que les tiques prolifèrent de plus en plus dans les zones humides, boisées et montagneuses fréquentées par les coureurs.
Pourquoi les traileurs sont particulièrement exposés aux tiques
Le trail réunit presque tous les facteurs de risque associés aux piqûres de tiques. Les sorties se déroulent souvent dans les herbes hautes, les sous-bois, les sentiers peu entretenus ou les zones humides. Au printemps et au début de l’été, période où explosent les populations de tiques, les coureurs passent parfois plusieurs heures dehors avec les jambes découvertes.
Le problème, c’est qu’une tique peut rester accrochée plusieurs heures sans être détectée.
En France, la maladie de Lyme reste surveillée de près par les autorités sanitaires. Elle est provoquée par une bactérie du genre Borrelia transmise lors d’une morsure de tique infectée. Les symptômes peuvent commencer par une fatigue importante, de la fièvre, des douleurs musculaires ou une rougeur caractéristique autour de la piqûre. Mais chez certaines personnes, l’infection peut aussi provoquer des complications neurologiques, articulaires ou cardiaques.
Pour un coureur, les conséquences peuvent devenir très lourdes. Certains sportifs parlent d’une fatigue chronique, d’une baisse brutale des performances ou de douleurs persistantes qui rendent l’entraînement compliqué pendant des mois.
Un vaccin qui dépasse les 70 % d’efficacité
Le vaccin expérimental PF07307405 développé par Pfizer et Valneva vient justement relancer l’espoir.
Selon les données communiquées par les deux groupes pharmaceutiques, le vaccin a démontré une efficacité de 73,2 % vingt-huit jours après la quatrième dose, et même 74,8 % juste après cette quatrième injection.
Le principe est assez particulier. Le vaccin pousse l’organisme à produire des anticorps contre la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Lorsque la tique pique une personne vaccinée, elle absorbe ces anticorps en même temps que le sang, ce qui bloque la transmission de la bactérie avant même l’infection.
À ce jour, aucun vaccin humain contre la maladie de Lyme n’est commercialisé. Un précédent vaccin, le Lymerix, avait été retiré du marché au début des années 2000 faute de demande suffisante.
Cette fois, le contexte est très différent. Les activités outdoor explosent, le trail attire de plus en plus de pratiquants, et les signalements de tiques augmentent dans de nombreuses régions européennes.
Une nuance importante pour les coureurs européens
L’annonce reste toutefois à prendre avec prudence.
Comme certains spécialistes le rappellent déjà , les formes européennes de borréliose ne sont pas exactement les mêmes que celles observées en Amérique du Nord. Aux États-Unis, la bactérie dominante est Borrelia burgdorferi sensu stricto. En Europe, plusieurs espèces circulent, notamment Borrelia afzelii et Borrelia garinii.
Autrement dit, les symptômes peuvent varier, mais aussi potentiellement la réponse vaccinale.
C’est un point qui risque d’être observé de très près avant une éventuelle autorisation sur le marché européen. Pfizer se dit néanmoins confiant et prévoit de déposer des dossiers auprès des autorités sanitaires américaines et européennes.
Depuis quelques années, le sujet revient régulièrement dans les discussions entre traileurs. Beaucoup racontent avoir retrouvé des tiques après un footing en forêt ou une sortie longue en montagne. Certains organisateurs de courses commencent aussi à rappeler les gestes de prévention dans leurs briefings.
Car même avec un vaccin, les réflexes de base resteront essentiels : inspection du corps après une sortie, retrait rapide des tiques avec un tire-tique, vêtements couvrants dans certaines zones et surveillance des symptômes dans les jours suivants.
Le paradoxe du trail moderne est là . Les coureurs recherchent toujours plus d’immersion dans la nature, mais cette proximité avec les milieux sauvages expose aussi à des risques sanitaires souvent sous-estimés.
Et pour beaucoup de passionnés, l’arrivée potentielle d’un vaccin contre la maladie de Lyme ressemble déjà à une petite révolution.
Lire aussi
- Il existe un vaccin contre les tiques et la maladie de lyme
- Traileurs : on vous dit comment vous protéger des tiques !
- Il va courir et Ă©cope de 21 jours d’antibiotiques






