sources préférées Google
Montres GPS en vente sur i-run
liens affiliés sans partenariat
EPIX Pro Gen 2 Sapphire Titane de Garmin
Run in Lyon 2026 : prĂšs de 1 400 coureurs manquent au classement du marathon
Câest un chiffre qui interpelle. DâaprĂšs les donnĂ©es rapportĂ©es par Le ProgrĂšs, 5 591 coureurs ont terminĂ© le marathon de Lyon, alors quâenviron 7 000 participants Ă©taient annoncĂ©s au dĂ©part.
La diffĂ©rence reprĂ©sente 1 409 personnes, soit un peu plus de 20 % de lâeffectif annoncĂ©. Attention cependant : ce chiffre ne correspond pas nĂ©cessairement Ă 1 409 abandons, puisque certains coureurs inscrits ont pu renoncer Ă prendre le dĂ©part.
En lâabsence de bilan officiel dĂ©taillant le nombre de non-partants et celui des abandons en course, il reste impossible d’Ă©tablir un taux d’abandon dĂ©finitif.
Le taux rĂ©el pourrait nĂ©anmoins dĂ©passer les 15 %, soit environ le double d’un taux de rĂ©fĂ©rence de 7 Ă 8 % souvent Ă©voquĂ© pour les marathons. Cette comparaison reste indicative, les taux variant considĂ©rablement selon les Ă©preuves et les conditions mĂ©tĂ©orologiques.
Pour une course aussi populaire que le Run in Lyon, cet Ă©cart entre les participants annoncĂ©s et les coureurs classĂ©s mĂ©rite donc dâĂȘtre examinĂ©.
Une chaleur inhabituelle qui a compliqué la fin de course
Dimanche, les participants ont dû composer avec une météo peu favorable à la performance. Les températures ont atteint une vingtaine de degrés, dans une atmosphÚre relativement lourde et humide.
Pour un marathon couru en octobre, ces conditions peuvent peser lourd, notamment chez les participants qui restent quatre, cinq heures ou davantage sur le parcours.
Ă mesure que les kilomĂštres s’accumulent, l’organisme doit simultanĂ©ment assurer l’effort musculaire et Ă©vacuer la chaleur produite par l’activitĂ© physique. Lorsque la tempĂ©rature extĂ©rieure augmente, ce travail de rĂ©gulation devient plus difficile.
La frĂ©quence cardiaque peut alors grimper pour une allure pourtant habituelle, tandis que les pertes hydriques s’accentuent. Un coureur parfaitement capable de tenir son rythme Ă 10 °C peut ainsi se retrouver en difficultĂ© lorsque le thermomĂštre dĂ©passe les 20 °C.
Sur marathon, ces quelques degrés supplémentaires suffisent parfois à transformer les dix derniers kilomÚtres en véritable épreuve de résistance.
Plusieurs cas d’hyperthermie et des secours trĂšs sollicitĂ©s Ă l’arrivĂ©e
Selon les tĂ©moignages recueillis par Le ProgrĂšs, les Ă©quipes de secours ont connu des moments particuliĂšrement chargĂ©s aux abords de la place Bellecour, oĂč se trouvait l’arrivĂ©e.
Une vidĂ©aste prĂ©sente sur place dĂ©crit plusieurs coureurs en grande difficultĂ©, notamment au moment oĂč les arrivĂ©es du semi-marathon et du marathon se sont chevauchĂ©es.
Un bĂ©nĂ©vole Ă©voque Ă©galement des participants victimes de coups de chaleur et des difficultĂ©s ponctuelles pour les conduire jusqu’aux installations de refroidissement.
SollicitĂ©e par le quotidien rĂ©gional, l’organisation Amaury Sport Organisation (ASO) relativise toutefois l’ampleur de ces incidents.
Elle fait Ă©tat d’une dizaine de cas d’hyperthermie, un niveau qu’elle considĂšre comme habituel pour une manifestation de cette importance. Selon ASO, les personnes concernĂ©es vont bien et aucun incident exceptionnel n’a Ă©tĂ© signalĂ©.
Ces tĂ©moignages et le bilan communiquĂ© par l’organisation prĂ©sentent donc deux perceptions diffĂ©rentes d’une mĂȘme journĂ©e : celle de tĂ©moins impressionnĂ©s par l’affluence auprĂšs des secours et celle d’un organisateur qui estime que le dispositif a fonctionnĂ© dans des conditions normales.
Plus d’un marathonien sur deux dĂ©couvrait la distance
Au-delà de la météo, un autre élément pourrait expliquer les difficultés rencontrées par certains participants.
Selon les chiffres communiquĂ©s par l’organisation, 52 % des coureurs engagĂ©s sur le marathon participaient pour la premiĂšre fois Ă une Ă©preuve de 42,195 km.
Autrement dit, plus d’un marathonien sur deux dĂ©couvrait les exigences de cette distance.
Or, mĂȘme avec une prĂ©paration sĂ©rieuse, un premier marathon reste difficile Ă anticiper. La gestion de l’allure, l’alimentation pendant l’effort, l’hydratation ou encore la rĂ©sistance musculaire aprĂšs le 30e kilomĂštre constituent autant de paramĂštres que l’entraĂźnement ne permet pas toujours de reproduire.
L’Ă©tĂ© particuliĂšrement chaud a Ă©galement pu compliquer certaines prĂ©parations, traditionnellement construites sur douze Ă seize semaines. Entre sĂ©ances Ă©courtĂ©es, fatigue liĂ©e aux tempĂ©ratures et difficultĂ©s Ă accumuler les sorties longues, plusieurs coureurs ont pu arriver au dĂ©part avec une prĂ©paration moins rĂ©guliĂšre que prĂ©vu.
Il s’agit toutefois d’hypothĂšses : aucune donnĂ©e ne permet pour l’instant d’attribuer prĂ©cisĂ©ment les abandons Ă la chaleur, Ă l’expĂ©rience des participants ou Ă leur entraĂźnement.
En rĂ©sumĂ©, le marathon de Lyon rappelle qu’il faut savoir adapter son objectif aux conditions mĂ©tĂ©o
L’Ă©dition 2026 du Run in Lyon pose finalement une question qui concerne tous les coureurs amateurs : faut-il maintenir coĂ»te que coĂ»te son objectif chronomĂ©trique lorsque les conditions ne sont plus celles prĂ©vues pendant la prĂ©paration ?
Sur marathon, partir Ă une allure calculĂ©e pour une tempĂ©rature fraĂźche peut devenir risquĂ© lorsque la chaleur s’invite. Et plus le temps passĂ© sur le parcours est important, plus les consĂ©quences d’une mauvaise gestion de l’effort peuvent s’accumuler.
Les entraĂźneurs recommandent gĂ©nĂ©ralement d’ajuster son allure dĂšs les premiers kilomĂštres, plutĂŽt que d’attendre les premiers signes de dĂ©faillance. Une hydratation adaptĂ©e et une attention particuliĂšre aux symptĂŽmes de surchauffe restent Ă©galement essentielles.
En cas de confusion, de malaise ou de troubles neurologiques, un coup de chaleur d’effort doit ĂȘtre suspectĂ© et nĂ©cessite une prise en charge mĂ©dicale urgente.
Avec 5 591 finishers pour environ 7 000 participants annoncĂ©s, le marathon du Run in Lyon 2026 laisse apparaĂźtre un Ă©cart important. Seule la publication du nombre exact de coureurs ayant effectivement pris le dĂ©part permettrait de connaĂźtre le vĂ©ritable taux d’abandon et de confirmer s’il a effectivement Ă©tĂ© deux fois supĂ©rieur Ă celui d’un marathon habituel.
Source
- Le ProgrĂšs, 7 octobre 2026 ;
- ASO, bilan officiel du Run in Lyon 2026.
Lire aussi
- Pourquoi les français sont si nuls en marathon ?
- Ă quelle heure part Run in Lyon ce dimanche 4 octobre 2026 ?
đ Depuis 2012, u-Trail vous informe gratuitement sur lâactualitĂ© du trail.
â€ïž Votre soutien nous aide Ă prĂ©server un mĂ©dia trail libre et indĂ©pendant.







