🎧Aurélien Sanchez accélère dans le sprint final vers le record du Pacific Crest Trail
Écouter le résumé de l’article — Durée totale : 0:46. Cette course met à l’honneur le record pacific crest trail.
À quelques dizaines de kilomètres de la frontière canadienne, Aurélien Sanchez a lancé son ultime effort sur le Pacific Crest Trail. Le Français possède désormais une avance confortable sur le record de Karel Sabbe. Sa balise transmet correctement sa position sur la carte, mais le kilométrage affiché reste erroné, ce qui complique l’estimation précise de son arrivée.
Le suspense devient presque insupportable. Après plus de six semaines d’effort et plus de 4 000 kilomètres parcourus depuis la frontière mexicaine, Aurélien Sanchez touche enfin au but.
Le Français tente de battre le record du Pacific Crest Trail dans la catégorie avec assistance. Karel Sabbe détient la référence depuis 2023 avec un temps de 46 jours, 12 heures et 50 minutes.
À 14 heures, heure française, le suivi affichait 98,8 % de progression et une avance d’environ 55 kilomètres, soit près de 20 heures, sur le temps de passage du Belge.
La communauté trail suit désormais chaque mouvement de sa balise, dans l’attente d’un exploit qui paraît plus proche que jamais.
Aurélien Sanchez creuse l’écart dans la dernière ligne droite du Pacific Crest Trail
La veille encore, Aurélien Sanchez ne possédait qu’une petite avance sur la progression virtuelle de Karel Sabbe. Le Français a depuis considérablement augmenté sa marge.
Le suivi lui attribue désormais environ 55 kilomètres d’avance sur le record, soit l’équivalent de près de 20 heures de sécurité.
À ce niveau de fatigue, il ne s’agit évidemment pas d’un sprint au sens classique du terme. Après 45 jours d’effort, Aurélien Sanchez ne peut plus accélérer comme un coureur frais sur une ligne d’arrivée.
Mais il continue d’avancer plus vite que Karel Sabbe au même stade de sa traversée. Malgré les nuits courtes, la fatigue musculaire, les blessures et les difficultés logistiques, il parvient encore à creuser l’écart.
Cette accélération lui permet de se rapprocher du Canada avec une marge devenue très confortable.
Une communauté trail suspendue à sa progression
Les commentaires publiés sous les dernières informations montrent à quel point cette fin de tentative captive les passionnés de trail.
Certains décrivent Aurélien Sanchez comme une « machine de guerre ». D’autres reconnaissent que le suspense devient aussi excitant qu’insupportable.
Une internaute résume parfaitement la situation : quelques dizaines de kilomètres représentent « à la fois si peu et tant » après une telle traversée.
À l’échelle des milliers de kilomètres déjà parcourus, cette distance semble presque insignifiante. Pour un organisme soumis depuis plus de six semaines au manque de sommeil, à la répétition des chocs et à une dépense énergétique extrême, elle reste pourtant considérable.
Rien ne sera terminé avant que le Français atteigne réellement la frontière canadienne. Mais sauf blessure, erreur d’orientation ou défaillance majeure, le record semble désormais lui tendre les bras.
La balise GPS fonctionne, mais le kilométrage affiché reste faux


Le suivi en direct continue de semer la confusion en raison d’un problème d’affichage.
La position de la balise est correcte sur la carte. Elle permet donc de suivre précisément l’endroit où se trouve Aurélien Sanchez et de constater qu’il se rapproche bien de la frontière canadienne.
En revanche, le compteur kilométrique associé à cette position ne correspond pas à sa progression réelle.
À 14 heures, le suivi indiquait par exemple 4 101 kilomètres parcourus et 98,8 % de progression. Or, ces deux données ne correspondent pas à la distance totale habituellement annoncée pour le Pacific Crest Trail.
Si l’on soustrayait simplement 4 101 kilomètres aux 4 265 kilomètres du parcours théorique, il resterait encore 164 kilomètres. Mais cette estimation ne correspond ni à la position visible sur la carte, ni au pourcentage de progression, ni aux informations transmises par son entourage.
Le problème ne vient donc pas de la localisation GPS d’Aurélien Sanchez. Il concerne uniquement le calcul ou l’affichage automatique du kilométrage.
Pourquoi le kilométrage du suivi peut-il être erroné ?
Plusieurs éléments peuvent expliquer ce décalage.
Le tracker peut calculer la distance à partir d’une trace technique différente de la longueur générale du Pacific Crest Trail. Les déviations imposées, les fermetures de portions, les changements d’itinéraire ou les méthodes de mesure peuvent modifier le total retenu.
La plateforme peut également actualiser la position de la balise sans recalculer immédiatement la distance parcourue. La carte reste alors correcte, tandis que le compteur accumule un retard.
C’est précisément ce qui semble se produire dans le cas d’Aurélien Sanchez : le point GPS est fiable, mais le chiffre présenté au-dessus de la carte ne l’est pas.
Il faut donc observer sa position réelle par rapport à la frontière plutôt que se fier uniquement au nombre de kilomètres affiché.
Combien de kilomètres lui reste-t-il réellement ?
Le kilométrage brut du tracker donne une estimation manifestement fausse. Il ne faut donc pas partir des 4 101 kilomètres affichés pour calculer la distance restante.
Le pourcentage de progression, la position de la balise sur la carte et les informations transmises par son équipe indiquent plutôt qu’Aurélien Sanchez se trouve à environ 50 à 60 kilomètres de l’arrivée.
Cette estimation correspond également aux commentaires publiés autour du suivi, qui évoquent environ 58 kilomètres avant la frontière.
La marge d’erreur reste importante, car la distance réelle dépend du tracé exact encore à parcourir et des éventuels détours. Mais la carte confirme clairement qu’il se trouve dans l’ultime partie du Pacific Crest Trail.
Pacific Crest Trail en direct, à quelle heure Aurélien Sanchez va-t-il arriver
En se fiant au kilométrage erroné du tracker
Une lecture brute du compteur laisserait penser qu’il reste environ 164 kilomètres à parcourir.
Ce scénario doit toutefois être écarté. Il ne correspond pas à la position réelle de la balise sur la carte.
En se fiant à la position GPS réelle
La position de la balise, qui reste fiable, situe Aurélien Sanchez à environ 50 à 60 kilomètres de la frontière canadienne.
À ce stade de sa traversée, sa vitesse moyenne globale peut varier entre 3,5 et 5 kilomètres par heure selon le relief, les pauses, l’état du sentier et sa fatigue.
Sur cette base, il lui resterait environ 10 à 17 heures d’effort.
- entre minuit et 4 heures vendredi matin s’il maintient un rythme élevé et s’il lui reste environ 50 kilomètres ;
- entre 2 heures et 7 heures vendredi matin si la distance restante se rapproche davantage de 60 kilomètres ou s’il ralentit.
Cette projection correspond à une arrivée jeudi après-midi ou jeudi soir dans l’État de Washington, avec neuf heures de décalage par rapport à la France métropolitaine.
Son avance lui offre désormais une véritable sécurité sur le record
Le bug de kilométrage brouille la lecture du direct, mais il ne change pas la dynamique de cette tentative.
Aurélien Sanchez possède environ 55 kilomètres d’avance sur la progression de Karel Sabbe. Cette marge représente près de 20 heures sur le temps de référence.
Même en cas de baisse de régime dans les derniers kilomètres, le Français dispose donc d’une sécurité importante.
Il doit évidemment continuer à avancer et atteindre le monument qui marque la frontière canadienne. Mais la question n’est désormais presque plus de savoir s’il peut battre le record.
Le véritable suspense concerne son heure d’arrivée et l’écart final qu’il parviendra à creuser sur Karel Sabbe.
En résumé, Aurélien Sanchez se rapproche d’un exploit monumental
Aurélien Sanchez a traversé le désert californien, les montagnes de la Sierra Nevada, l’Oregon et les reliefs sauvages de l’État de Washington.
Il a affronté la chaleur, le manque d’eau, une infection au pied, les problèmes mécaniques, les blessures et des moments de découragement extrême.
Après plus de 45 jours d’effort, il se trouve désormais à quelques dizaines de kilomètres de l’un des plus grands records de l’ultra-endurance mondiale.
La balise fonctionne. La frontière se rapproche. L’avance augmente. Le sprint final est lancé et toute la communauté trail attend désormais l’image de son arrivée au Canada.
Sources
Cet article s’appuie sur la position transmise par le suivi GPS officiel d’Aurélien Sanchez, sur les données de progression et de comparaison avec le record affichées par la plateforme, ainsi que sur les informations communiquées par son entourage. La position de la balise est correctement actualisée sur la carte, tandis que le kilométrage affiché reste affecté par un bug. Le temps de référence de Karel Sabbe et les éléments de contexte relatifs à la tentative proviennent des données publiques consacrées au Fastest Known Time du Pacific Crest Trail.
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