L’Ultra Terrestre en direct : Francois d’Haene mène la course Il est 8 (10h heure locale) heures du matin, alors que la métropole s’éveille, une poignée d’athlètes hors normes (293 inscrits seulement) s’enfonce déjà dans les entrailles de l’Océan Indien. Parti à 6h00 heure locale de Saint-Philippe à la Réunion, le peloton de l’Ultra-terrestre affronte depuis quatre heures un des tracés les plus difficiles jamais dessinés. Parmi eux, un athlète retient particulièrement notre attention : Francois d’Haene qui mène actuellement la course.
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L’Ultra Terrestre en direct : Francois d’Haene mène la course
Il est 8 heures du matin, alors que la métropole s’éveille, une poignée d’athlètes hors normes (293 inscrits seulement) s’enfonce déjà dans les entrailles de l’Océan Indien. Parti à 6h00 heure locale de Saint-Philippe à la Réunion, le peloton de l’Ultra-terrestre affronte depuis quatre heures un des tracés les plus difficiles jamais dessinés. Parmi eux, un athlète retient particulièrement notre attention : Francois d’Haene qui mène actuellement la course.
L’Ultra Terrestre – la nouvelle frontière de l’extrême
Si la Diagonale des Fous est une course légendaire, l’Ultra Terrestre (épreuve reine de l’Ultra trail de l’Océan Indien) redéfinit les limites de l’endurance. Née en 2025, cette épreuve de 224 kilomètres avec un dénivelé positif de 14 300 mètres ne se contente pas de traverser simplement la Réunion, elle défie l’île. Avec un départ de Saint-Philippe et une arrivée à Saint-Denis, le tracé passe notamment par le Piton de la Fournaise, les 3 cirques, et le sommet du Piton des Neiges. En bref, des forêts sauvages du Sud aux crêtes acérées, le parcours est un condensé de ce que la Réunion peut offrir de plus technique, de plus humide et de plus imprévisible.
Plusieurs enjeux pour François d’Haene
Pour François d’Haene, s’aligner au départ de l’Ultra terrestre, c’est avant tout une déclaration d’amour à une terre, La Réunion. C’est ici qu’il a remporté à quatre reprises la Diagonale des Fous. Mais sur l’Ultra Terrestre, les compteurs sont remis à zéro.
Après avoir vécu des saisons marquées par des blessures sérieuses, François a pris le départ avec une part de doute, notamment à cause de son corps difficile à cerner. L’enjeu premier sera donc de valider sa capacité à encaisser un effort dépassant les 40 heures. Si François maîtrise le format 100 miles, l’Ultra Terrestre et ses 224 km le font basculer dans une dimension d’ultra-endurance où la gestion de course et le manque de sommeil deviennent les principaux adversaires. Il s’agit donc de prouver que son corps peut encore répondre présent sur un effort extrême.
Dans un sport qui se professionnalise énormément, voir d’Haene se lancer sur un parcours aussi sauvage est aussi le signe d’un enjeu tactique. Peut-il encore imposer son rythme face à des coureurs plus jeunes ou des spécialistes des formats aventure comme Sébastien Raichon ? À 40 ans passés, François a l’atout de l’expérience. Il connaît chaque type de racine, et chaque variation d’humidité de l’île. Son enjeu est de transformer cette connaissance du terrain en un avantage psychologique, en restant serein là où d’autres s’épuiseront peut-être face à la technicité du tracé.
Enfin, l’enjeu est aussi émotionnel. François d’Haene a souvent répété qu’il courait pour le partage et l’aventure. En choisissant l’Ultra Terrestre plutôt qu’une course plus roulante ou médiatisée en métropole, il cherche à retrouver l’esprit premier du trail : une traversée brute, loin des foules compactes, en communion avec les sentiers réunionnais. Comme il l’a expliqué quelques heures avant le départ, s’il est là, c’est pour un nouveau défi plus authentique, avec l’envie de faire des choses qui l’animent. Et c’est ce mélange de force tranquille et d’humilité face à la montagne qu’on espère retrouver à chaque point de contrôle.
Déroulé de Course
Après 4 heures d’efforts intenses dans la montée vers le Piton de la Fournaise, sur une section très technique et humide, les premières tendances se dessinent sur les sentiers escarpés du Sud de l’île.
Comme on pouvait s’y attendre sur une distance aussi importante, le départ est prudent, et les favoris n’ont pas cherché à s’imposer dès le départ. François d’Haene est apparu très serein sur la ligne de départ, affichant un mélange de concentration et de détente.
Dans les premiers sentiers techniques et humides qui serpentent au-dessus de Saint-Philippe, un groupe de tête s’est rapidement formé, mené par Nicolas Lehmann et incluant François en 5ème position.
Au premier checkpoint des Camphriers, François d’Haene pointait à 30 secondes derrière le leader.
À 7h30, soit après 3h30 d’effort, François d’Haene a déjà avalé une part importante de la première grosse difficulté du jour, la montée vers le massif du Volcan et il pointe 1er au passage de Foc Foc. Sa foulée semble efficace et le moral très bon.
Le passage de François en tête après être resté en retrait en début de course montre qu’il a décidé de prendre les commandes avant la descente vers la Plaine des Palmistes.
Si les premières heures de course nous donnent déjà une tendance, on ne doit pas se réjouir trop vite. Les écarts sont pour l’instant très faibles et rien ne sera jamais acquis avant les derniers lacets vers Saint-Denis.
Pour l’instant, François d’Haene est en tête, chaque kilomètre parcouru sera une petite victoire sur les doutes physiques qui l’ont accompagné ces dernières saisons, mais face à lui, la concurrence est affûtée et, certains sont plus familiers de ces efforts extra-longs.
Le passé nous a appris à ne jamais sous-estimer la force tranquille du viticulteur du Beaujolais. Tout le monde garde en mémoire sa démonstration magistrale sur le Tor des Géants en 2024, où il avait su s’imposer sur la distance et l’adversité avec une gestion de course parfaite.
Alors que la chaleur commence à monter sur l’île, on espère voir ce même scénario se répéter. La course n’en est qu’à ses débuts, mais on est impatients d’en connaitre l’issue, et une victoire pour d’Haene cimenterait son statut de légende absolue sur l’île.
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