Nouvelle course sur la SaintéLyon = la course de trop !
La SaintéLyon continue de s’agrandir. Après avoir vendu 20 000 dossards pour l’édition 2026, contre 15 000 proposés en 2025, l’organisation vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle distance de 35 km, le SaintéVia, avec un départ inédit depuis Mornant. Les inscriptions ouvriront ce jeudi à 13 heures.
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La SaintéLyon est devenu un événement pris dans une logique de croissance permanente.
L’argument mis en avant est simple, il s’agit de proposer un format intermédiaire entre le 45 et le 24 km pour séduire encore plus de coureurs. Mais cette annonce nous prouve une fois de plus que la SaintéLyon est devenu un événement pris dans une logique de croissance permanente.
Toujours plus…de courses ? Ou toujours plus… de fric ?!
Une machine déjà lancée à pleine vitesse
Un chiffre est déjà parlant. En mars dernier, les 20 000 dossards des formats existants se sont vendus en moins d’une heure.
Autrement dit, la SaintéLyon n’a aucun problème pour se remplir. La demande est déjà largement supérieure à l’offre, et l’événement est victime (ou bénéficiaire… tout dépend de quel côté on se place) de son propre succès.
Dans ce contexte, on croit difficilement que l’ajout d’une course répond à une vraie nécessité d’un nouveau format. La dynamique est déjà là, puissante et presque incontrôlable.
Le “format intermédiaire”, un argument qui interroge
Les organisateurs présentent ce 35 km comme un compromis. Le 45 km serait trop long pour certains, le 24 ne le serait pas assez pour d’autres.
À ce rythme, pourquoi ne pas imaginer demain un 30 km, puis un 40 km ? Avec cet argument, on peut aller loin, et on peut se demander où s’arrêtera cette logique d’ajustement.
Ce qui était historiquement une aventure sportive puis une course mythi
Une logistique toujours plus lourde
Ce nouveau format est limité à 1 000 dossards, ce qui en soi, n’est pas énorme comparé aux 20 000 dossards déjà vendus. Mais même en limitant le nombre de participants elle ne sera pas neutre, car elle implique dans tous les cas un nouveau flux de coureurs à gérer avec des transports supplémentaires vers le point de départ au Mornant, une organisation dédiée pour le retrait des dossards et par conséquent des moyens humains et matériels en plus.
Tout cela vient s’ajouter à une machine qui est déjà gigantesque.
Car la SaintéLyon aujourd’hui, ce n’est plus seulement une course, c’est devenu une infrastructure événementielle complexe, mobilisée sur plusieurs jours, avec des milliers de participants à encadrer.
Ajouter une épreuve, même “petite”, c’est forcément alourdir encore cette organisation.
Derrière la passion, l’argent
On serait naïf d’ignorer l’enjeu économique. Ouvrir un nouveau format c’est par conséquent plus d’inscriptions, donc plus de revenus et de visibilité.
La croissance n’est pas seulement sportive, elle est aussi et surtout financière. Le calcul est rapide à faire, avec 20 000 dossards à un prix moyen global entre 50 et 80 euros, on peut estimer que l’organisation empoche 1,3 millions d’euros. A cela il faut ajouter les sponsors, les partenariats, les navettes, les options payantes…. Et même avec beaucoup de charges, il reste une grosse marge.
Si on se base sur les prix moyens des autres courses, 1000 dossards supplémentaires pour la Sainté
Et c’est là qu’on trouve un léger malaise. La SaintéLyon e
En résumé, la SaintéLyon s’est imposée au fil du temps comme une épreuve mythique, mais à force de proposer de plus en plus de formats, de multiplier les départs et d’élargir le public, elle va finir par perdre ce qui faisait sa singularité.
Cette annonce de nouvelle course nous laisse dubitatifs. Derrière un discours d’accessibilité et de diversification, on perçoit une autre réalité, celle d’un évènement qui cherche encore à s’agrandir alors qu’il affichait déjà complet en un temps record.
Ce nouveau 35 km sera sans aucun doute un succès. Les 1 000 dossards partiront vite, peut-être en quelques minutes, mais le succès commercial ne répond pas à tout.
1000 dossards de plus dans une machine saturée n’est pas anodin, et ça ressemble surtout à une opportunité supplémentaire de générer des revenus.
La SaintéLyon reste une course qui peut faire rêver, mais avec ce nouveau format, elle nous donne le sentiment de céder trop facilement à l’envie de vouloir toujours gagner plus d’argent.
Le présent article relève d’une analyse journalistique fondée sur des informations publiques relatives à l’organisation de la SaintéLyon. Les éléments évoqués reposent sur des données accessibles (formats de course, nombre de dossards, communication officielle) et s’inscrivent dans un droit légitime à la critique d’un événement sportif public.
Les appréciations formulées relèvent de la liberté d’expression et d’opinion, garantie notamment par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Elles ne constituent en aucun cas des accusations factuelles à caractère diffamatoire, ni une volonté de dénigrement commercial, mais participent à un débat d’intérêt général sur l’évolution du trail et de ses modèles économiques.






