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🎧 La Hoka Speedgoat 7 arrive avec une mission délicate : faire évoluer l’une des chaussures de trail les plus connues de la marque sans dénaturer ce qui a construit son succès.
Hoka n’a donc pas choisi la rupture. Cette septième génération conserve une orientation très claire vers les longues distances et les terrains techniques, tout en cherchant davantage de dynamisme sous le pied.
Sur le papier, le changement peut sembler limité. En réalité, il traduit surtout une logique devenue classique chez les grandes marques de running : lorsqu’un modèle fonctionne depuis plusieurs générations, le risque est parfois plus important à tout modifier qu’à améliorer progressivement sa formule.
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La principale évolution de la Hoka Speedgoat 7 se trouve sous le pied
Le changement technique le plus intéressant concerne la semelle intermédiaire.
Hoka utilise désormais une mousse EVA supercritique, une technologie destinée à obtenir une matière plus légère et plus réactive qu’une mousse EVA traditionnelle. Le procédé de fabrication repose sur l’injection de gaz dans la mousse afin d’en modifier la structure.
Pour le traileur, l’objectif est assez simple : conserver le niveau de protection attendu d’une Speedgoat tout en améliorant la sensation de dynamisme.
C’est un point important, car les chaussures très orientées ultra-trail ont longtemps dû composer avec le même compromis. Plus elles offrent d’amorti et de protection, plus elles peuvent donner une impression de lourdeur ou manquer de réponse lorsqu’il faut relancer.
Avec cette nouvelle mousse, Hoka cherche donc moins à transformer la Speedgoat qu’à corriger progressivement ce compromis.
Hoka conserve ce qui a fait le succès de la Speedgoat
La Speedgoat reste avant tout une chaussure conçue pour accumuler les kilomètres sur les sentiers.
La nouvelle version conserve ainsi un chaussant enveloppant, un maintien important du talon et une structure pensée pour stabiliser le pied lorsque le terrain devient irrégulier.
Cette stabilité prend notamment de l’importance dans les dévers, les chemins techniques ou lorsque la fatigue commence à dégrader la qualité des appuis après plusieurs heures de course.
Hoka ne cherche donc pas à transformer la Speedgoat en chaussure de compétition radicalement légère. Son positionnement reste celui d’un modèle protecteur destiné aux sorties longues et à l’ultra-trail.
Pourquoi Hoka avait finalement peu d’intérêt à tout changer
Lorsqu’une chaussure atteint la septième génération, elle possède déjà une identité très forte.
Un changement trop important de géométrie, de maintien ou de sensations pourrait certes séduire de nouveaux coureurs, mais également déstabiliser ceux qui rachètent régulièrement le même modèle justement parce qu’ils connaissent son comportement.
C’est particulièrement vrai en trail, où le choix d’une chaussure repose autant sur les sensations que sur la confiance.
Un coureur qui sait comment sa chaussure réagit en descente, sur terrain instable ou après plusieurs heures d’effort n’a pas forcément envie de retrouver un modèle complètement différent sous le même nom.
Hoka semble donc avoir privilégié une évolution progressive : conserver la philosophie de la Speedgoat tout en travaillant sur l’un de ses principaux leviers de progression, le comportement de la mousse.
La Speedgoat 7 cherche surtout à devenir moins pataude
C’est probablement là que cette nouvelle génération devient intéressante.
Les chaussures très amorties destinées aux longues distances peuvent parfois devenir agréables lorsque le rythme ralentit, mais moins convaincantes lorsqu’un traileur souhaite accélérer sur une portion roulante ou relancer après une montée.
La mousse supercritique doit justement apporter davantage de retour d’énergie et une sensation de rebond plus importante.
L’objectif n’est donc pas de faire de la Speedgoat une chaussure minimaliste ou agressive, mais de donner davantage de vie à un modèle historiquement orienté vers la protection.
Pour un ultra-traileur, cette évolution peut avoir davantage d’intérêt après plusieurs heures de course qu’au départ : lorsque les jambes sont fatiguées, une chaussure capable de conserver un minimum de répondant peut faciliter les changements de rythme et rendre les portions roulantes moins laborieuses.
En résumé, la Speedgoat 7 reste avant tout une chaussure de longue distance
Cette évolution montre finalement que Hoka ne cherche pas à changer le rôle de la Speedgoat.
Elle reste destinée en priorité aux coureurs qui privilégient la protection, l’amorti et la stabilité sur les sorties longues, les trails techniques et les ultras.
Les traileurs recherchant une chaussure très légère ou une sensation très directe avec le terrain devraient probablement continuer à regarder ailleurs.
Pour les habitués de la gamme, en revanche, cette septième génération semble surtout vouloir répondre à une question simple : comment rendre une chaussure très protectrice un peu plus dynamique sans perdre ce qui fait son identité ?
C’est peut-être justement pour cela que Hoka n’a pas révolutionné la Speedgoat 7. À ce stade de maturité du modèle, l’enjeu n’était plus forcément de tout reconstruire, mais de faire évoluer les sensations sans casser une formule que les traileurs connaissent déjà.
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