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Marathons & trails : dans quels cas les pacers (meneurs d’allure, assistance) sont-ils autorisés ou interdits

20 avril 2026
dans EDITO
réglementation pacers



Notre article publié ce matin sur la présence de pacers réservés à certains profils, notamment médiatiques, au marathon d’Annecy a suscité de nombreuses réactions.

Le sujet touche visiblement un point sensible dans la communauté running, entre pratiques tolérées, règles officielles et ressenti d’équité sur la ligne de départ.

Sommaire

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  • La question de l’équité sportive
  • Courir avec des amis, s’entraider, se relayer mentalement dans les moments difficiles… c’est aussi ça, la beauté de la course à pied.
  • Les pacers en course, le cadre qui fait foi
    • World Athletics, le plus haut niveau de réglementation en athlétisme encadre strictement l’usage des pacers
    • Au niveau national en France avec la Fédération Française d’Athlétisme
      • Le cas du Marathon d’Annecy
      • Autre exemple : vous voulez faire 5h30 au marathon avec un ami qui a acheté son dossard et qui vous accompagne
      • Le cas des influenceurs / personnalités en France
  • Les trois cas qui reviennent tout le temps : se faire pacer avec un ami sans dossard / avec un dossard / la triche
    • Le premier cas est le plus simple : un ami sans dossard qui court à côté de vous, même quelques centaines de mètres, est presque toujours dans le rouge.
    • Le deuxième cas est plus subtil : un ami qui a son propre dossard.
    • Le troisième cas, lui, ne laisse pratiquement aucune place au doute : un ami avec le dossard de quelqu’un d’autre.
  • Exemples de marathon où l’assistance est strictement interdite
  • Le réglèment du marathon d’Annecy interdit les pacers
  • Ce qui est explicitement autorisé
    • Le premier grand cas d’assistance autorisée, ce sont les pacers.
    • Le deuxième grand cas, ce sont les situations handisport prévues par les règles.
    • Le troisième cas est celui des exceptions organisées.
  • Pourquoi le visible compte vraiment
  • LE CAS À PART DE L’ASSISTANCE DANS LE TRAIL
  • En résumé, la règle pratique à retenir
  • Sources et cadre réglementaire

Nous tenons à le redire clairement : notre démarche n’a jamais été de stigmatiser les athlètes ayant recours à ce type d’accompagnement. Utiliser un pacer ne retire rien à une performance ni à un chrono. C’est une pratique connue, parfois encadrée, parfois tolérée, et largement répandue à différents niveaux.

Notre position éditoriale est ailleurs : elle consiste à interroger l’universalité des conditions de course. Autrement dit, à partir du moment où certains dispositifs existent, doivent-ils être accessibles à tous ou clairement définis pour chacun ?

Dans ce nouvel article, nous allons donc aller plus loin, avec un objectif simple : clarifier ce qui est réellement autorisé ou interdit en matière d’assistance en course. Peut-on demander à un ami de prendre un dossard pour nous accompagner ? Dans quels cas cela devient-il une aide extérieure interdite ? Et pourquoi certaines pratiques passent-elles inaperçues quand d’autres font débat ?

Autant de questions concrètes auxquelles nous allons répondre. Assistance, pacers et dossards en course à pied

La question de l’équité sportive

 

La réponse courte est moins simple qu’un “oui” ou “non”.
En course sur route, le socle réglementaire dit clairement qu’une aide extérieure peut mener à l’avertissement puis à la disqualification, et que le “pacing” par une personne qui ne participe pas à la même course fait partie des assistances interdites. En revanche, dans les grands pelotons de masse, l’application intégrale de ces règles vise d’abord l’élite ou les zones que l’organisateur décide de traiter comme telles. C’est précisément pour cela que la bonne question n’est pas seulement “est-ce que c’est autorisé ?”, mais aussi “dans quel type d’épreuve, sous quel règlement, et avec quel niveau de visibilité ?”. 

 

Courir avec des amis, s’entraider, se relayer mentalement dans les moments difficiles… c’est aussi ça, la beauté de la course à pied.

Que ce soit sur route ou en trail, cette dimension de partage et de convivialité fait partie intégrante de l’expérience, bien au-delà du chrono.

Il ne faut pas caricaturer : les élites, les profils médiatiques ou les influenceurs ne sont pas là par hasard. Ils ont travaillé, performé, construit leur visibilité. Le cadre particulier dont ils peuvent parfois bénéficier s’inscrit aussi dans une logique de performance, d’exposition ou d’organisation des courses.

Mais entre ces deux réalités, une question très concrète reste posée.

Car aujourd’hui, les grandes courses affichent complet en quelques heures. Dans ce contexte, difficile d’imaginer un modèle où chacun viendrait avec son propre pacer. Si chaque coureur prenait deux dossards — un pour lui, un pour son lièvre — l’équation deviendrait vite intenable.

C’est sans doute là que se situe le vrai enjeu : trouver un équilibre clair entre l’esprit du sport, les règles du jeu… et des conditions de départ réellement équitables pour tous.

Les pacers en course, le cadre qui fait foi

World Athletics, le plus haut niveau de réglementation en athlétisme encadre strictement l’usage des pacers

Le règlement de World Athletics n’interdit pas le principe du pacing, mais assimile à une assistance interdite le fait d’être “pacé” par des personnes qui ne participent pas officiellement à la même course, par des coureurs qui ne sont plus engagés dans des conditions normales de compétition (comme un coureur doublé ou ayant abandonné), ou par un dispositif technique externe. En revanche, le pacing réalisé par des coureurs régulièrement engagés dans la course, notamment lorsqu’il est organisé ou intégré par l’épreuve, n’est pas considéré comme une assistance interdite dès lors qu’il s’inscrit dans des conditions normales de course.

A noter

Le règlement de World Athletics considère comme une assistance interdite le fait d’être “pacé” par une personne qui ne participe pas officiellement à la course (sans dossard), par un coureur qui n’est plus engagé dans les mêmes conditions de compétition (par exemple un athlète doublé, ayant abandonné ou se laissant volontairement décrocher pour revenir accompagner), ou encore par un dispositif technique externe destiné à réguler l’allure.

À l’inverse, être accompagné par un autre concurrent disposant d’un dossard et courant normalement sa propre course reste autorisé. C’est notamment le cas des pacers officiels présents sur les grands marathons, qui participent à la course dans un cadre défini par l’organisation. En revanche, cette tolérance disparaît dès lors que l’accompagnement devient une aide ciblée, organisée à l’avance, ou qu’il ne s’inscrit plus dans des conditions de course équitables pour l’ensemble des participants.

Le même recueil prévoit aussi qu’en course sur route, l’eau et les ravitaillements doivent être reçus aux points officiels ou des mains de personnes autorisées dans ces zones ; recevoir eau ou ravitaillement ailleurs expose d’abord à un avertissement, puis à la disqualification en cas de répétition. Pour les cas graves relevant de l’assistance, la disqualification peut même intervenir sans avertissement préalable. 

Au niveau national en France avec la Fédération Française d’Athlétisme

 

Du côté de la Fédération Française d’Athlétisme, la réglementation running 2025-2026 est plus nette encore pour les courses sur route labellisées : elle rappelle que les aides et accompagnateurs extérieurs ne sont pas autorisés. Cela concerne notamment les personnes sans dossard ou les interventions extérieures en course.

En revanche, cette interdiction ne s’applique pas aux pacers officiels intégrés à l’épreuve, c’est-à-dire des coureurs avec dossard, identifiés par l’organisation, et participant à la course dans un cadre défini. C’est notamment le cas sur des épreuves majeures comme le Marathon de Paris, où les athlètes de tête peuvent bénéficier de groupes de pacers officiels, dans un cadre défini et validé par l’organisation, sans que cela soit considéré comme une assistance interdite.

Pour les courses à label OR, ARGENT ou BRONZE, la règle est encore plus stricte : tout accompagnateur extérieur entraîne une disqualification. La fédération ne prévoit que des exceptions très limitées et encadrées, par exemple sur certains formats comme les 100 km avec accompagnateur à vélo sous conditions précises.

Le cas du Marathon d’Annecy

Le marathon d’Annecy dispose d’un label délivré par la Fédération Française d’Athlétisme, ce qui signifie qu’il est encadré par une réglementation officielle, notamment sur la question des aides extérieures.

Cependant, il ne fait pas partie des courses à label OR, ARGENT ou BRONZE, où l’encadrement est le plus strict. En théorie, les accompagnateurs sans dossard y sont interdits, comme sur toute course labellisée.

Dans la pratique, sur une épreuve grand public comme Annecy, certaines tolérances peuvent exister, notamment autour de l’entraide entre coureurs ou de situations moins formalisées. C’est précisément cet écart entre le règlement et son application sur le terrain qui alimente aujourd’hui les débats autour de l’équité des conditions de course.

Autre exemple : vous voulez faire 5h30 au marathon avec un ami qui a acheté son dossard et qui vous accompagne

Peut-on se faire pacer par un ami sur un marathon comme Paris ?

Un coureur qui vise par exemple 5 h 30 au Marathon de Paris peut-il demander à un ami de prendre un dossard pour l’accompagner ? En théorie, oui… mais sous conditions. Si l’ami est régulièrement inscrit, prend le départ et court toute la course à ses côtés, il est considéré comme un participant comme les autres. Dans ce cas, courir ensemble et partager l’allure reste toléré. En revanche, la situation devient plus discutable si cet ami ne court que dans un rôle de pacer : s’il attend, ralentit volontairement, ou organise sa course uniquement pour accompagner. On bascule alors vers une aide ciblée, contraire à l’esprit des règles de la Fédération Française d’Athlétisme et de World Athletics. Dans les faits, sur un marathon grand public comme Paris, ce type de pratique est fréquent et rarement contrôlé. Mais il soulève une question simple : tous les coureurs disposent-ils réellement des mêmes conditions pour atteindre leur objectif ?

Le cas des influenceurs / personnalités en France

Contrairement aux athlètes élites, les influenceurs, personnalités médiatiques ou invités ne font pas partie du dispositif de performance encadré par l’organisation. En théorie, ils doivent donc courir dans les mêmes conditions que l’ensemble des participants, sans accompagnateur dédié.Les pacers officiels, lorsqu’ils existent, sont réservés à un cadre précis, généralement celui du plateau élite, avec des règles définies à l’avance. Ils ne sont pas censés être mis à disposition de coureurs amateurs, quel que soit leur niveau de notoriété.Si une personnalité bénéficie malgré tout d’un accompagnement spécifique, cela ne relève pas du cadre réglementaire classique, mais d’un aménagement propre à l’organisation. Une situation qui, sans être nécessairement illégale, interroge sur l’égalité des conditions de course entre les participants.

Au fond, la question n’est pas de savoir si ces pratiques existent, mais de savoir si elles doivent être accessibles à tous… ou clairement assumées comme des exceptions.

Les trois cas qui reviennent tout le temps : se faire pacer avec un ami sans dossard / avec un dossard / la triche

Le premier cas est le plus simple : un ami sans dossard qui court à côté de vous, même quelques centaines de mètres, est presque toujours dans le rouge.

 

Le FAQ officiel du Brooks Marathon du Lac d’Annecy dit expressément qu’il n’est “pas possible d’être accompagné par une personne tierce”, ni à vélo, ni à pied, “même sur quelques mètres”, hors exceptions handisport. Le Schneider Electric Marathon de Paris formule la même idée côté participant : “pas de dossard, pas de course”, avec des agents de sécurité chargés de la faire respecter. Et le Marathon Royan Côte de Beauté écrit noir sur blanc que tout accompagnement par une personne sans dossard entraîne la disqualification du concurrent. 

Le deuxième cas est plus subtil : un ami qui a son propre dossard.

 

À la lettre, le texte de World Athletics n’interdit pas le fait d’être avec un coureur inscrit à la même course ; ce qu’il interdit explicitement, c’est le pacing par quelqu’un extérieur à la course. Pris isolément, cela signifie qu’avoir un ami inscrit qui reste avec vous dans un marathon de masse n’est pas, en soi, le cas le plus clairement prohibé. Mais cette lecture a deux limites majeures. D’abord, World Athletics précise que, dans les grandes courses de masse, l’application complète de ces règles vise surtout l’élite ou les parties désignées par l’organisateur. Ensuite, le règlement particulier de l’épreuve peut être plus strict que ce socle général. Autrement dit : deux coureurs inscrits qui avancent ensemble, c’est souvent toléré en pratique ; un “ami-lièvre” clairement identifié comme tel, qui ravitaille, protège du vent, transporte du matériel ou suit une mission d’assistance continue, redevient très exposé. 

Le troisième cas, lui, ne laisse pratiquement aucune place au doute : un ami avec le dossard de quelqu’un d’autre.

 

Là, on ne parle plus seulement d’assistance, mais aussi de fraude au dossard. Le règlement officiel du Marathon de Paris rappelle que le dossard est personnel, nominatif et non cessible. Le Marathon Deauville prévoit la disqualification de toute personne rétrocédant son dossard à un tiers. Le centre d’aide officiel d’Annecy demande explicitement de ne jamais acheter un dossard à un autre coureur et annonce un contrôle d’identité lors du retrait. Et le Marathon du Mont-Blanc va beaucoup plus loin : échange, don ou revente de dossard y exposent à une disqualification immédiate et à une interdiction de réinscription pendant dix ans. 

Exemples de marathon où l’assistance est strictement interdite

Si l’on cherche des exemples de règlements où “venir avec un ami pour aider” est formellement interdit, il y en a plusieurs, très explicites, y compris sur route. Le Marathon des Grands Crus interdit les coureurs sans dossard, puis ajoute séparément que “les accompagnateurs, pacers et suiveurs ne sont pas autorisés”, sous peine de mise hors course de l’athlète. Le Marathon de Colmar interdit de son côté les accompagnateurs et suiveurs, sous peine de disqualification de l’athlète. Ces deux textes sont importants, car ils ne visent pas seulement la présence d’une personne sans dossard : ils emploient aussi le vocabulaire de “pacer” et de “suiveur”, ce qui couvre précisément l’idée d’un ami présent pour aider. 

Le réglèment du marathon d’Annecy interdit les pacers

 

Ce cas est également très parlant, justement parce qu’il juxtapose l’interdiction et l’autorisation officielle.

Sa FAQ refuse l’accompagnement par une personne tierce, même pour quelques mètres, sauf joëlettes et déficients visuels. Mais, dans le même temps, la page officielle de l’événement annonce des meneurs d’allure identifiés, prévus par l’organisation, avec des objectifs définis pour le marathon, le semi et le 10 km. La logique est limpide : un pacing improvisé n’est pas traité comme un pacing organisé et autorisé. 

Ce qui est explicitement autorisé

Le premier grand cas d’assistance autorisée, ce sont les pacers.

 

Les règlements label route de World Athletics les autorisent expressément, à condition qu’ils soient clairement identifiables, qu’ils partent avec les autres athlètes, qu’ils figurent dans la liste de départ, soient chronométrés comme les autres et, s’ils terminent, classés officiellement. Ce n’est donc pas un “copain qui s’incruste” : c’est un participant autorisé par l’organisation, identifiable et traçable. 

Le deuxième grand cas, ce sont les situations handisport prévues par les règles.

La FFA autorise l’athlète déficient visuel à être accompagné d’un seul guide, identifié comme tel. Elle prévoit aussi le cas des joëlettes, avec des accompagnateurs inscrits, dotés de dossards, mais non intégrés au classement général. Le FAQ d’Annecy reprend d’ailleurs exactement cette logique d’exception : pas d’accompagnateur tiers, sauf joëlettes et déficients visuels, avec des conditions précises de nombre et d’identification. 

Le troisième cas est celui des exceptions organisées.

La FFA admet, pour certains 100 km, un accompagnateur à vélo unique, identifié, neutre vis-à-vis de la compétition et intervenant seulement à partir d’un point défini. En trail, les règlements peuvent aller soit vers l’interdiction totale, soit vers une autorisation très encadrée. L’Ultra-Trail des Coursières propose un pacer sur la deuxième moitié de course seulement ; le pacer doit rester avec son coureur, ne rien porter pour lui, ne ni le pousser ni le tracter, et sa présence seule sur le parcours entraîne la disqualification du coureur accompagné. Le Challenge du Montcalm met lui aussi en place un “Pacer” à partir d’un ravitaillement précis, sur inscription classique, non classé. Et le Trail de Haute Provence vend une option “Pacer” avec dossard spécifique, point d’entrée déterminé et PPS obligatoire. Là encore, la constante est toujours la même : si le pacer est permis, il est prévu avant, identifié pendant, et limité par le règlement. 

Pourquoi le visible compte vraiment

Oui, dans la pratique, si ça se voit, le risque monte vite. D’abord parce que les règlements donnent des moyens d’action aux officiels : pour les courses label, World Athletics prévoit que le juge-arbitre ou l’officiel désigné puisse suivre de près les groupes de tête et prononcer des avertissements, voire des disqualifications en cas sérieux. Ensuite parce que certains organisateurs annoncent eux-mêmes la surveillance sur le parcours : Paris parle d’agents de sécurité positionnés le long du tracé ; Colmar rappelle la présence de commissaires tout au long du parcours. 

On a même un exemple très concret et très récent d’une sanction appliquée pour une aide visible : en 2024, le vainqueur initial de l’Orange County Marathon a été disqualifié après avoir reçu de l’eau de son père qui le suivait à vélo. La direction de course a qualifié cela d’assistance non autorisée ; ABC News rapporte que, selon les règles applicables, l’eau devait être prise aux stations officielles. L’exemple n’est pas français, mais il illustre parfaitement ce que disent déjà les textes World Athletics sur le ravitaillement reçu hors zones officielles. 

LE CAS À PART DE L’ASSISTANCE DANS LE TRAIL

FFA et World Athletics interdisent formellement le recours à un “pacer” extérieur dans les trails.

  • Le règlement fédéral running (FFA) 2026 stipule que « le règlement sportif de la FFA n’autorise pas les aides apportées aux athlètes… ni en ayant recours à un ou des accompagnateurs ».
  • En pratique la grande majorité des trails français appliquent cette règle d’autonomie l’international, la règle technique WA 6.3.1 interdit tout pacing par un tiers extérieur à la course, et la section « course trail/montagne » précise que toute « assistance » (dont l’accompagnement ou ravitaillement hors points officiels) entraîne disqualification.
  • Des exceptions ponctuelles existent toutefois : certains ultras très longs tolèrent un pacer. Par exemple, le Grand Raid Guillestrois-Queyras (170 km) autorise formellement « un seul pacer par coureur » à partir d’un point de ravitaillement (KM78), à condition qu’il ne transporte pas l’équipement obligatoire du coureur.
  • En relais (hors format joëlette) chaque équipe gère ses lièvres en interne, sans figurant extérieur.
    En résumé, les textes FFA et WA qualifient les pacers d’« assistance interdite » et la quasi-totalité des organisateurs de trails français l’appliquent rigoureusement, hormis quelques réglages locaux pour les très longues distances.
    Des zones d’ombre subsistent (certains règlements d’épreuve peuvent prévoir des tolérances spécifiques), d’où la nécessité de consulter les règlements FFA 2025-26 et ceux de chaque course pour confirmer les possibilités d’accompagnement.

En résumé, la règle pratique à retenir

Si vous voulez une grille simple, elle est la suivante. Sans dossard : quasiment toujours interdit sur route, et très souvent sanctionnable si c’est observé. Avec le dossard d’un autre : interdit, avec risque de disqualification et parfois de suspension. Avec son propre dossard : ce n’est pas automatiquement illégal au regard du socle World Athletics quand on participe à la même course, mais cela devient risqué dès que l’épreuve interdit les accompagnateurs ou pacers, ou dès que l’aide ressemble à une assistance continue et personnalisée plutôt qu’à une simple co-participation. 

La conclusion la plus solide, juridiquement et sportivement, est donc celle-ci : un meneur officiel identifié, oui ; un guide ou une joëlette prévue par le règlement, oui ; un pacer trail déclaré, oui si le règlement le crée ; un proche sans dossard, non ; un faux dossard, non ; un ami inscrit juste pour “te faire le lièvre”, seulement si le règlement particulier de l’épreuve le tolère réellement — et en course sur route label, il faut au minimum considérer cela comme une zone à risque, pas comme un droit acquis. 

La bonne méthode, pour un coureur comme pour un organisateur, reste donc très concrète : lire à la fois le règlement particulier de la course, sa FAQ opérationnelle, puis le cadre FFA ou World Athletics qui s’applique. C’est ce trio, et non l’habitude du peloton ou “tout le monde le fait”, qui décide réellement de ce qui est autorisé, toléré, ou disqualifiant. 

Sources et cadre réglementaire

Cet article s’appuie sur plusieurs niveaux de sources officielles et de règlements publics. Le cadre général repose d’abord sur les règles de World Athletics, qui encadrent l’assistance extérieure, le pacing et le ravitaillement en compétition, à travers les Competition and Technical Rules et les Label Road Race Regulations :
https://www.worldathletics.org/about-iaaf/documents/rules-regulations et
https://worldathletics.org/download/download?filename=dca459ef-f1d6-4415-a647-df9188d4b7a1.pdf.

En France, ce socle est complété par la réglementation running de la Fédération Française d’Athlétisme, qui précise les conditions applicables aux courses sur route, aux labels et aux accompagnateurs :
https://www.athle.fr/Reglement/Reglementation_Running_2026.pdf.

Pour le Brooks Marathon du Lac d’Annecy, les éléments cités reposent sur les supports officiels de l’organisation, notamment la page de l’épreuve et la FAQ du help center consacrée aux accompagnateurs et aux dossards :
https://event.ahsa-athletisme.com/language/fr/,
https://marathonannecy.tawk.help/article/est-ce-que-mes-accompagnateurs-sont-accept%C3%A9s et
https://marathonannecy.tawk.help/article/changement-d%E2%80%99%C3%A9preuves-transf%C3%A8re-de-dossards-et-annulation.

L’analyse a aussi été recoupée avec plusieurs règlements de courses françaises, sur route et en trail, afin de vérifier comment les principes sont concrètement appliqués sur le terrain, notamment sur l’interdiction des accompagnateurs sans dossard, des pacers non prévus par le règlement ou du prêt de dossard. Ont notamment été consultés les règlements du Marathon des Grands Crus
(https://www.marathondesgrandscrus.com/reglement),
du Marathon de Deauville
(https://www.marathondeauville.fr/r%C3%A8glement),
du Marathon de Colmar
(https://www.marathondecolmar.fr/reglement/),
du Marathon Seine-Eure
(https://marathon-seine-eure.fr/wp-content/uploads/2025/01/reglement-officiel-marathon-seine-eure-2025-v3.pdf)
et du Marathon du Mont-Blanc
(https://www.marathonmontblanc.fr/coureurs/reglement-des-courses).

Pour la partie trail et ultra, plusieurs règlements ont également été consultés afin d’illustrer les cas où un pacer est expressément interdit, ou au contraire admis mais strictement encadré, comme sur l’Ultra Trail des Coursières
(https://www.traildescoursieres.fr/ultra-trail-des-coursieres/),
le Challenge du Montcalm
(https://www.challenge-du-montcalm.com/reglement/),
le Trail de Haute Provence
(https://mythp.fr/wp-content/uploads/2024/09/Reglement_et_Conditions_Generales_de_Ventes_du_Trail_de_Haute_Provence_2025.pdf),
l’Ultr’Ardèche
(https://ultrardeche.fr/reglement-100-km-de-lardeche/),
l’UT4M
(https://ut4m.fr/fr/coureurs/reglement)
ou encore l’UTMB Mont-Blanc
(https://montblanc.utmb.world/fr/races-runners/other-information/regulation).

Enfin, un cas concret de disqualification pour assistance extérieure a été pris en compte à titre d’illustration, avec l’affaire du marathon d’Orange County relayée par ABC News :
https://abcnews.com/US/marathon-winner-disqualified-after-taking-water-dad-race/story?id=110017269.
Les règles citées correspondent aux documents accessibles au moment de la publication.

Mention éditoriale : Malgré le soin apporté à la vérification des sources et des règlements en vigueur, des interprétations peuvent varier selon les épreuves et les mises à jour réglementaires.
U-Trail peut se tromper et ne saurait être tenu responsable d’éventuelles évolutions ou spécificités propres à certaines organisations.
Auteur : Axelle Anne, de la redac

Tags: meneur d'allureassistancepacersauteur : Axelle Annemarathon annecy
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