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🎧 Sur un ultra-trail de 174 km, le sac d’hydratation semble presque indissociable du coureur.
Pourtant, Tom Joly vient de montrer qu’une autre organisation du matériel peut fonctionner à très haut niveau : lors de l’UTMB 2026, il a parcouru toute la course sans sac sur le dos, en utilisant uniquement une ceinture de trail à grande capacité.
Le Britannique a terminé 29e de l’UTMB en 22 h 09 min 40 s, après 174 km et environ 9 700 mètres de dénivelé positif. Selon Extraterrien, il a emporté dans cette ceinture Kailas FUGA encore non commercialisée l’ensemble du matériel obligatoire nécessaire pour la course.
Sur l’UTMB, Tom Joly a remplacé son sac de trail par une énorme ceinture

L’image interpelle parce qu’elle casse l’un des codes les plus installés de l’ultra-trail moderne. Sur l’UTMB, la quasi-totalité des coureurs portent un gilet ou un sac de trail qui accueille flasques, vêtements, nourriture et matériel de sécurité.
Tom Joly a choisi une autre répartition. Autour de la taille, sa ceinture Kailas FUGA ressemble davantage à un véritable système de portage qu’à la petite ceinture utilisée pour glisser un téléphone ou quelques gels.
Le modèle apparaît suffisamment volumineux pour accueillir le matériel nécessaire à un ultra de montagne. D’après la publication consacrée à son équipement, la ceinture utilisée sur l’UTMB 2026 reste pour le moment un modèle non commercialisé.
Autrement dit, il ne suffit pas nécessairement d’acheter une ceinture classique pour reproduire son choix.
Courir un ultra sans sac ne veut pas dire courir sans matériel
C’est évidemment le point essentiel.
L’expérience de Tom Joly ne consiste pas à partir léger en abandonnant une partie de l’équipement de sécurité. La publication indique au contraire qu’il a pu transporter l’ensemble du matériel obligatoire de l’UTMB dans cette ceinture.
La nuance est importante : le changement concerne le contenant, pas le contenu.
C’est d’ailleurs l’une des premières questions apparues sous la publication. Des coureurs se demandent si une ceinture peut réellement remplacer le sac et comment s’organise alors l’hydratation.
Sur ce dernier point, les éléments fournis ne permettent pas de détailler précisément le système utilisé par Tom Joly pendant toute la course. Il serait donc hasardeux d’affirmer comment il a transporté son eau ou quelle quantité il a embarquée entre deux ravitaillements.
Le vrai intérêt : libérer complètement le haut du corps
Pour certains traileurs, l’idée possède un avantage évident : enlever le gilet du dos.
Un sac chargé peut tenir chaud, comprimer le thorax, provoquer des frottements ou devenir gênant après dix, quinze ou vingt heures de course. Une ceinture déplace cette charge vers le bassin et laisse les épaules totalement libres.
Plusieurs réactions sous la publication insistent justement sur ce point, avec l’envie de courir « le dos libre » ou de comparer cette solution au traditionnel sac de trail.
Sur le papier, la logique paraît séduisante. En pratique, déplacer plusieurs kilos vers la taille pose d’autres questions : stabilité du matériel, rebond, pression sur les hanches, accès aux vêtements et confort après plusieurs dizaines d’heures.
Le choix devient donc moins celui du poids total que celui de l’endroit où ce poids est porté.
En résumé, le sac de trail pourrait-il devenir moins incontournable
L’expérience de Tom Joly est intéressante précisément parce qu’elle a été menée sur l’UTMB et pas simplement sur une sortie longue ou un trail de 30 kilomètres.
Finir 29e en 22 h 09 min avec ce système montre qu’une ceinture suffisamment travaillée peut accompagner un coureur pendant plus de vingt heures en montagne. Cela reste cependant l’expérience d’un athlète, avec un prototype spécifique, et certainement beaucoup de préparation en amont.
Elle ne prouve donc pas que la ceinture convient à tous les ultra-traileurs. Certains coureurs préfèreront toujours répartir la charge entre le dos et la taille. Un commentaire évoque d’ailleurs cette solution mixte, avec sac et ceinture, plutôt que le transfert de l’ensemble du matériel vers un seul emplacement.
Mais cette UTMB ouvre au moins une possibilité.
Pendant des années, l’évolution du matériel d’ultra-trail a surtout consisté à rendre les sacs toujours plus légers, ajustés et accessibles. La prochaine étape pourrait aussi consister, pour certains coureurs, à ne plus porter de sac du tout.
Tom Joly vient de montrer que sur 174 km autour du Mont-Blanc, l’idée n’a plus rien de théorique.
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