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🎧 Les podcasts consacrĂ©s Ă la course Ă pied et au trail sont de plus en plus nombreux. Interviews de champions, discussions sur l’entraĂ®nement, rĂ©cits d’ultra-trail ou dĂ©cryptages de performances : ces Ă©missions se multiplient et sont dĂ©sormais diffusĂ©es sur plusieurs plateformes, notamment YouTube, Spotify, Apple Podcasts et les rĂ©seaux sociaux.
Certaines sont rĂ©alisĂ©es par des passionnĂ©s, d’autres prennent la forme de vĂ©ritables productions audiovisuelles, avec du matĂ©riel professionnel, des invitĂ©s prestigieux et parfois plusieurs personnes mobilisĂ©es. Il arrive aussi que le concept se rĂ©sume Ă un influenceur qui invite rĂ©gulièrement d’autres influenceurs de son propre rĂ©seau, parfois reprĂ©sentĂ©s par le mĂŞme agent, donnant Ă certaines Ă©missions des airs de promotion entre connaissances. Mais derrière cette multiplication des contenus, une question se pose : combien rapporte rĂ©ellement un podcast running, et combien faut-il d’auditeurs ou de spectateurs pour en vivre ?
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Avant de gagner de l’argent, il faut construire une audience
Créer un podcast running ne nécessite pas forcément un investissement considérable. Un microphone, une caméra, un logiciel de montage et une plateforme de diffusion peuvent suffire pour commencer. En revanche, transformer cette activité en source de revenus réguliers demande généralement beaucoup plus de temps.
Sur YouTube, le nombre d’abonnĂ©s constitue un premier indicateur de notoriĂ©tĂ©, mais il ne correspond pas directement aux revenus gĂ©nĂ©rĂ©s.
Une chaĂ®ne peut compter 50 000 abonnĂ©s et ne rĂ©aliser que quelques milliers de vues sur ses nouvelles publications. Ă€ l’inverse, une vidĂ©o consacrĂ©e Ă un athlète particulièrement populaire peut toucher plusieurs centaines de milliers de personnes, bien au-delĂ de la communautĂ© habituelle.
Il faut Ă©galement remplir les conditions du Programme Partenaire YouTube pour accĂ©der Ă la monĂ©tisation publicitaire. Le nombre d’abonnĂ©s ne suffit donc pas Ă lui seul : YouTube impose aussi des critères d’audience et le respect de ses règles.
Dans l’univers du running, la difficultĂ© consiste Ă fidĂ©liser une communautĂ© tout en publiant des contenus suffisamment attractifs pour dĂ©passer le cercle des pratiquants les plus passionnĂ©s.
Combien rapporte une vue sur YouTube
C’est probablement la question la plus importante pour comprendre le modèle Ă©conomique des podcasts vidĂ©o.
Contrairement Ă une idĂ©e rĂ©pandue, YouTube ne verse pas une somme fixe pour chaque vue. Les revenus dĂ©pendent notamment du pays dans lequel se trouve le spectateur, du profil de l’audience, des annonceurs, de la durĂ©e de la vidĂ©o et du nombre de publicitĂ©s effectivement diffusĂ©es.
L’indicateur Ă regarder est le RPM, pour revenu pour mille vues. Il correspond aux revenus perçus par le crĂ©ateur pour 1 000 vues, après le partage effectuĂ© avec YouTube. Il peut inclure plusieurs sources de monĂ©tisation de la plateforme.
Pour illustrer les revenus possibles d’un podcast running destinĂ© principalement au public français, on peut retenir plusieurs hypothèses de RPM.
| Nombre de vues | RPM à 2 € | RPM à 4 € | RPM à 6 € |
|---|---|---|---|
| 10 000 | 20 € | 40 € | 60 € |
| 25 000 | 50 € | 100 € | 150 € |
| 50 000 | 100 € | 200 € | 300 € |
| 100 000 | 200 € | 400 € | 600 € |
| 250 000 | 500 € | 1 000 € | 1 500 € |
| 500 000 | 1 000 € | 2 000 € | 3 000 € |
| 1 million | 2 000 € | 4 000 € | 6 000 € |
Ces montants sont des simulations et non des revenus garantis ou des moyennes officielles du secteur du running.
Ils montrent nĂ©anmoins qu’une vidĂ©o totalisant 100 000 vues peut ne gĂ©nĂ©rer que quelques centaines d’euros.
Pourquoi le pays des spectateurs change les revenus
Une vue française, amĂ©ricaine ou provenant d’un pays oĂą les investissements publicitaires sont plus faibles n’a pas nĂ©cessairement la mĂŞme valeur Ă©conomique.
Les annonceurs n’investissent pas les mĂŞmes budgets sur tous les marchĂ©s. Une chaĂ®ne suivie principalement en France ne prĂ©sente donc pas forcĂ©ment le mĂŞme potentiel publicitaire qu’une chaĂ®ne anglophone touchant largement les États-Unis.
La thĂ©matique joue Ă©galement un rĂ´le. Les contenus consacrĂ©s Ă la finance, aux assurances ou Ă certains services professionnels peuvent attirer des annonceurs disposĂ©s Ă payer davantage que ceux d’une chaĂ®ne sportive.
Dans le running, l’audience peut intĂ©resser des marques de chaussures, de montres GPS, de nutrition ou d’Ă©quipements outdoor. Cela ne signifie pas pour autant que les publicitĂ©s automatiques diffusĂ©es par YouTube seront particulièrement rĂ©munĂ©ratrices.
Les podcasts longs peuvent rapporter davantage
La durée constitue un autre facteur.
Sur YouTube, les vidĂ©os monĂ©tisĂ©es d’au moins 8 minutes peuvent accueillir des publicitĂ©s intermĂ©diaires. Un podcast d’une heure dispose donc de davantage d’emplacements publicitaires potentiels qu’une courte interview de 5 minutes.
Mais une vidĂ©o longue ne garantit pas mĂ©caniquement des revenus plus Ă©levĂ©s. Si les spectateurs quittent rapidement l’Ă©mission, ils ne verront pas nĂ©cessairement les publicitĂ©s placĂ©es plus tard.
La fidĂ©litĂ© de l’audience et le temps de visionnage deviennent alors des Ă©lĂ©ments importants.
Les contrats avec les marques : une deuxième source de revenus
Les revenus publicitaires automatiques ne constituent qu’une partie du modèle Ă©conomique possible.
Un podcast running peut Ă©galement conclure des partenariats avec des marques de chaussures, de montres connectĂ©es, d’Ă©quipements sportifs ou de nutrition.
Ces collaborations prennent diffĂ©rentes formes. Une entreprise peut financer un Ă©pisode, obtenir une mention en introduction, ĂŞtre prĂ©sente dans le dĂ©cor ou sponsoriser une sĂ©rie d’Ă©missions.
Le montant dĂ©pend alors des nĂ©gociations commerciales, de la visibilitĂ© proposĂ©e, de l’audience et de la rĂ©putation du mĂ©dia.
Ă€ titre d’exemple, imaginons un podcast qui rĂ©alise 100 000 vues et gĂ©nère 400 € grâce Ă YouTube.
Si une marque accepte de payer 2 000 € pour sponsoriser cet épisode, les recettes atteignent 2 400 €.
Dans ce scénario, le partenariat représente plus de 80 % des revenus de la vidéo.
C’est pourquoi le nombre de vues ne suffit pas pour connaĂ®tre les revenus d’un podcast. Deux Ă©missions rĂ©alisant exactement la mĂŞme audience peuvent prĂ©senter des rĂ©sultats Ă©conomiques très diffĂ©rents.
Il faut Ă©galement distinguer les partenariats financiers des dotations en matĂ©riel. Recevoir gratuitement une montre GPS ou des chaussures ne permet pas de payer les factures de l’entreprise.
Combien faut-il de vidéos pour se rémunérer soi-même
Pour un crĂ©ateur indĂ©pendant, la question n’est pas seulement de gĂ©nĂ©rer des revenus, mais de couvrir ses dĂ©penses et de dĂ©gager une rĂ©munĂ©ration.
Prenons le cas d’un podcasteur running qui souhaite disposer d’environ 2 500 € net par mois, avant impĂ´t sur le revenu. En France, le chiffre d’affaires nĂ©cessaire dĂ©pend notamment de son statut juridique et social. Les cotisations, les frais de production et les dĂ©penses de fonctionnement doivent Ă©galement ĂŞtre pris en compte.
Pour illustrer ce modèle économique, imaginons un budget mensuel de 5 000 €, comprenant la rémunération du créateur, ses cotisations sociales et les frais nécessaires à la réalisation de ses émissions.
Avec un RPM de 4 €, c’est-Ă -dire 4 € de revenus pour 1 000 vues, une vidĂ©o atteignant 100 000 vues rapporte environ 400 € sur YouTube.
Avec 250 000 vues par vidéo, soit 1 000 € de recettes, il faudrait encore 5 vidéos pour atteindre cette somme.
Le raisonnement comporte toutefois une difficultĂ© majeure : les vues s’accumulent gĂ©nĂ©ralement sur plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs annĂ©es. Publier 5 vidĂ©os dans le mois ne signifie donc pas qu’elles atteindront immĂ©diatement 250 000 vues chacune.
En pratique, les revenus mensuels d’une chaĂ®ne proviennent de l’ensemble de son catalogue, y compris des Ă©missions plus anciennes qui continuent Ă ĂŞtre regardĂ©es.
Exemple de budget mensuel d’un podcast running indĂ©pendant
Pour mieux comprendre la rentabilitĂ© d’un podcast consacrĂ© Ă la course Ă pied, voici une simulation intĂ©grant les revenus YouTube, un partenariat commercial et les principales dĂ©penses d’un crĂ©ateur travaillant seul.
tableau profit and loss
| Poste | Montant mensuel |
|---|---|
| REVENUS | |
| Publicités YouTube (1 million de vues, RPM de 4 €) | 4 000 € |
| Sponsoring et partenariats | 1 500 € |
| Total des revenus | 5 500 € |
| DÉPENSES | |
| Rémunération nette du créateur (avant impôt) | 2 500 € |
| Cotisations sociales estimées | 1 400 € |
| Matériel et amortissement | 200 € |
| Logiciels, hébergement et abonnements | 150 € |
| Déplacements et frais de tournage | 400 € |
| Comptabilité et assurances | 200 € |
| Communication et frais divers | 150 € |
| Total des dépenses | 5 000 € |
| Solde mensuel estimé | +500 € |
infographie

Simulation simplifiée, avec des montants hors TVA et des cotisations indicatives. Le coût réel de la rémunération dépend du statut juridique et social du créateur. Ce tableau présente un budget économique simplifié et non un compte de résultat comptable au sens strict : la rémunération, les investissements et les amortissements peuvent recevoir des traitements différents en comptabilité.
Combien de vues faut-il pour atteindre l’Ă©quilibre ?
Dans cet exemple, le podcast bĂ©nĂ©ficie d’un partenariat commercial rapportant 1 500 € par mois. Le crĂ©ateur doit donc gĂ©nĂ©rer 3 500 € supplĂ©mentaires grâce Ă YouTube pour couvrir l’ensemble de ses dĂ©penses.
Avec un RPM de 4 €, cela reprĂ©sente 875 000 vues par mois sur l’ensemble des vidĂ©os de sa chaĂ®ne.
Sans sponsoring, il lui faudrait atteindre 1,25 million de vues mensuelles pour financer son activité et sa propre rémunération.
Ces chiffres illustrent une réalité économique : même en travaillant seul, un créateur de podcasts running doit réunir une audience considérable pour vivre principalement des revenus publicitaires de YouTube.
Les partenariats commerciaux peuvent améliorer sensiblement cette équation. Mais ils supposent de convaincre régulièrement des annonceurs, ce qui ajoute une activité de prospection et de négociation au travail de production des émissions.
Un podcast qui rĂ©alise beaucoup de vues n’est donc pas nĂ©cessairement un podcast rentable. Tout dĂ©pend de ses coĂ»ts, de ses sources de revenus et de sa capacitĂ© Ă maintenir son audience dans la durĂ©e.
Combien de vues faut-il pour atteindre l’Ă©quilibre ?
Dans cet exemple, le sponsoring apporte 1 500 € par mois. Le créateur doit donc générer 3 500 € supplémentaires grâce à YouTube.
Avec un RPM de 4 €, cela reprĂ©sente 875 000 vues par mois sur l’ensemble des vidĂ©os de sa chaĂ®ne.
Sans sponsoring, il lui faudrait 1,25 million de vues mensuelles pour couvrir les 5 000 € de dépenses.
Ces chiffres illustrent une rĂ©alitĂ© Ă©conomique : mĂŞme lorsqu’il travaille seul, un crĂ©ateur de podcasts running doit atteindre des audiences très importantes pour tirer l’essentiel de ses revenus de YouTube. Le dĂ©veloppement d’une activitĂ© commerciale complĂ©mentaire peut donc faire toute la diffĂ©rence entre une passion qui coĂ»te de l’argent et une entreprise qui permet de vivre de son travail.
Une très bonne vidĂ©o de running, c’est combien de vues ?
Il n’existe pas de seuil officiel permettant de qualifier une vidĂ©o de succès.
Une Ă©mission qui atteint 20 000 vues peut reprĂ©senter un excellent rĂ©sultat pour un podcast indĂ©pendant spĂ©cialisĂ© dans le trail. Ă€ l’inverse, cette audience paraĂ®trait modeste pour une grande chaĂ®ne gĂ©nĂ©raliste.
À titre de grille de lecture indicative, et non de classement statistique du marché, on peut distinguer plusieurs niveaux.
Une vidéo dépassant 10 000 vues commence à toucher une audience significative pour un contenu spécialisé. Entre 20 000 et 50 000 vues, le résultat peut déjà être très satisfaisant pour une émission de niche.
Atteindre 100 000 vues constitue un cap particulièrement intĂ©ressant, notamment lorsqu’il s’agit d’une interview longue.
Ă€ 250 000 vues, un podcast de running bĂ©nĂ©ficie d’une visibilitĂ© importante, susceptible de dĂ©passer sa communautĂ© habituelle.
Quant au million de vues, il reprĂ©sente une audience exceptionnelle Ă l’Ă©chelle d’un podcast francophone spĂ©cialisĂ©, mĂŞme si certains contenus sportifs peuvent naturellement aller beaucoup plus loin.
Ces repères doivent toujours être rapportés à la taille de la chaîne, à son ancienneté et au temps écoulé depuis la publication.
Il faut aussi distinguer les vues d’un extrait court de celles d’un entretien d’une heure : elles ne correspondent ni au mĂŞme engagement ni au mĂŞme potentiel de monĂ©tisation.
Faire appel Ă des freelances ou embaucher : le coĂ»t change d’Ă©chelle
Tant qu’un podcast repose sur une seule personne, les charges peuvent rester relativement limitĂ©es.
Mais les besoins augmentent dès que la production devient plus ambitieuse : préparation des interviews, recherche des invités, captation vidéo, prise de son, montage, réalisation des extraits, création des miniatures, communication et recherche de partenaires.
Une solution consiste Ă faire appel ponctuellement Ă des freelances. Le crĂ©ateur peut ainsi adapter ses dĂ©penses au nombre d’Ă©pisodes produits.
Employer une équipe permanente représente un engagement financier différent.
Prenons l’exemple d’une structure française employant 3 salariĂ©s, rĂ©munĂ©rĂ©s chacun 2 500 € net mensuels avant impĂ´t.
Le coĂ»t total des rĂ©munĂ©rations, cotisations comprises, pourrait ĂŞtre de l’ordre de 13 500 € par mois, selon les statuts et les paramètres sociaux retenus.
En ajoutant 2 500 € de frais de fonctionnement, de matériel, de déplacements et de production, le budget atteint environ 16 000 € mensuels.
Cela représente 192 000 € par an, avant tout bénéfice.
Combien de podcasts faut-il produire pour financer 3 salariés ?
Avec un RPM hypothétique de 4 €, une vidéo atteignant 250 000 vues rapporte 1 000 €.
Pour couvrir 16 000 € de dĂ©penses mensuelles uniquement avec YouTube, il faudrait donc gĂ©nĂ©rer l’Ă©quivalent de 16 vidĂ©os Ă 250 000 vues chaque mois.
Cela correspond Ă 4 millions de vues mensuelles sur l’ensemble de la chaĂ®ne.
Pour mesurer l’ampleur de ce chiffre, une structure publiant 4 grands podcasts par mois devrait atteindre, Ă ce rythme, une moyenne d’un million de vues par Ă©pisode, en l’absence de revenus provenant de son ancien catalogue.
Un objectif particulièrement ambitieux pour un contenu spécialisé dans la course à pied.
Le sponsoring change nĂ©anmoins considĂ©rablement l’Ă©quation.
Avec 4 épisodes mensuels rapportant chacun 1 000 € sur YouTube et 3 000 € grâce à un partenariat commercial, les recettes atteindraient 16 000 €.
Ce modèle permettrait théoriquement de couvrir le budget retenu, sans dégager pour autant de marge supplémentaire. Encore faudrait-il obtenir ces contrats chaque mois et maîtriser les dépenses.
Le risque d’ĂŞtre entièrement dĂ©pendant des plateformes
Construire son activité autour de YouTube, Spotify ou des réseaux sociaux présente aussi des risques.
Un créateur ne contrôle ni les algorithmes de recommandation ni les conditions de monétisation de ces services.
Une modification de la visibilitĂ© des vidĂ©os peut entraĂ®ner une baisse des vues. Une diminution du RPM peut rĂ©duire les recettes alors mĂŞme que l’audience reste stable.
Le succès d’une Ă©mission ne garantit donc pas la stabilitĂ© de ses revenus.
La diffusion sur plusieurs plateformes permet de diversifier les points de contact avec le public. En revanche, cela ne signifie pas automatiquement que chaque Ă©coute ou chaque visionnage rapporte de l’argent.
Les systèmes de rémunération de YouTube, des plateformes audio et des réseaux sociaux sont différents. Certaines écoutes ne génèrent aucun revenu direct pour le créateur.
Une autre difficultĂ© concerne la relation avec l’audience. Une chaĂ®ne peut disposer de dizaines de milliers d’abonnĂ©s sans possĂ©der directement les coordonnĂ©es de ses spectateurs.
Une newsletter, un site internet indĂ©pendant ou une communautĂ© accessible en dehors des rĂ©seaux sociaux peuvent contribuer Ă rĂ©duire cette dĂ©pendance, mĂŞme s’ils ne garantissent pas la rentabilitĂ©.
En résumé, un podcast running peut-il vraiment être rentable ?
Oui, mais les revenus publicitaires liés aux vues ne suffisent pas nécessairement à financer une activité professionnelle.
Un crĂ©ateur indĂ©pendant qui rĂ©alise lui-mĂŞme ses interviews et son montage peut atteindre l’Ă©quilibre avec une audience relativement modeste, particulièrement s’il obtient des partenariats rĂ©guliers.
Une structure employant plusieurs salariĂ©s doit, en revanche, gĂ©nĂ©rer un chiffre d’affaires beaucoup plus important.
Le modèle économique repose alors souvent sur plusieurs activités complémentaires : publicité YouTube, sponsoring, prestations audiovisuelles, partenariats commerciaux ou contenus financés par des entreprises.
Le running et le trail présentent un intérêt particulier pour les annonceurs, car ils réunissent des communautés passionnées, susceptibles de consacrer un budget conséquent à leur pratique sportive.
Mais cet intérêt commercial ne se traduit pas automatiquement en revenus pour les créateurs.
La principale différence se situe finalement entre faire des vues et construire une entreprise rentable.
Un podcast peut ĂŞtre très visible, accueillir des champions reconnus et rĂ©unir plusieurs centaines de milliers de spectateurs sans pour autant gĂ©nĂ©rer suffisamment d’argent pour financer une Ă©quipe permanente.
Ă€ l’inverse, une Ă©mission plus confidentielle, mais soutenue par des partenaires rĂ©guliers et produite Ă moindre coĂ»t, peut prĂ©senter un modèle Ă©conomique plus solide.
Dans le podcast running, le nombre de vues mesure donc avant tout la visibilité. Pas nécessairement la rentabilité.
Sources et méthode
- Les montants présentés sont des simulations économiques destinées à illustrer différents scénarios. Ils ne constituent pas des revenus constatés auprès de podcasts particuliers
- Sources : YouTube — Comprendre les revenus publicitaires et le RPM, YouTube — PublicitĂ©s intermĂ©diaires dans les vidĂ©os longues, Urssaf — Simulateur de coĂ»t d’embauche.










