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🎧 Morbihan : les chasseurs font annuler à seulement deux semaines du départ le Trail de Nostang, prévu le 11 octobre 2026
Trail de la Ria d’Étel annulé : une battue administrative provoque la fermeture de la RN165 et fait tomber l’épreuve
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Le Trail de la Ria d’Étel, prévu les 10 et 11 octobre 2026 à Nostang, dans le Morbihan, est annulé.
Une battue aux sangliers est organisée le même jour que le trail. Pour sécuriser l’opération, la RN165 doit être fermée. Résultat : jusqu’à 3 000 véhicules par heure seront déviés dans le bourg de Nostang, ce qui rend le passage des coureurs impossible.
Les organisateurs attendaient 1 200 coureurs sur le trail du dimanche. À moins de deux semaines du départ, ils ont dû renoncer.
Une battue aux sangliers organisée le même jour que le trail
La 23e édition du Trail de la Ria d’Étel devait se tenir à Nostang, avec une marche le samedi 10 octobre et le trail principal le dimanche 11 octobre 2026.
Mais une battue administrative aux sangliers a été programmée ce même dimanche dans le secteur. L’opération répond à une demande de sécurisation liée à la présence de sangliers près des voies ferrées.
Conséquence directe : la circulation ferroviaire doit être interrompue dans la zone et la RN165 doit également être fermée pendant l’opération.
Pour les organisateurs du trail, le problème devient alors impossible à gérer.
Pourquoi la battue n’a-t-elle pas été organisée un autre jour
Le Trail de la Ria d’Étel était programmé depuis longtemps, complet depuis plusieurs semaines et devait réunir 1 200 coureurs le 11 octobre. Pourtant, lorsqu’une battue administrative aux sangliers a été organisée le même jour, c’est la course qui a disparu du calendrier.
La battue impose la fermeture de la RN165 et entraîne jusqu’à 3 000 véhicules par heure dans le bourg de Nostang, rendant la tenue du trail impossible.
Pourquoi déplacer 1 200 coureurs plutôt que déplacer la battue ?
Les informations publiées à ce stade n’expliquent pas pourquoi le 11 octobre était impératif pour cette opération ni pourquoi une autre date ne pouvait pas être retenue.
C’est pourtant le point central pour les organisateurs et les participants qui apprennent l’annulation à moins de deux semaines du départ.
Jusqu’à 3 000 véhicules par heure attendus dans le bourg
Avec la fermeture de la RN165, une partie du trafic doit être déviée vers le centre de Nostang.
Les organisateurs annoncent des prévisions allant jusqu’à 3 000 véhicules par heure dans le bourg.
À ce niveau de circulation, faire traverser les rues aux coureurs, aux bénévoles et aux accompagnants devient incompatible avec la sécurité de l’événement.
L’organisation a donc annulé l’ensemble du week-end, avec la marche du samedi et le trail du dimanche.
1 200 coureurs devaient prendre le départ
L’annulation est d’autant plus brutale que l’épreuve affichait complet depuis plusieurs semaines.
Selon Le Télégramme, 1 200 coureurs étaient attendus au départ le dimanche 11 octobre.
À moins de quinze jours de l’événement, les organisateurs ont reçu un refus des services de l’État pour maintenir la course dans ces conditions.
Le trail tombe donc pour une raison extérieure à l’organisation sportive elle-même : la combinaison d’une battue administrative, d’une fermeture de route nationale et d’un report massif de circulation dans un petit bourg.
En résumé, cette annulation prouve que le partage de la nature se fait à sens unique en période de chasse, au profit des chasseurs et au détriment des traileurs et autres usagers de la nature
Le Trail de la Ria d’Étel était programmé de longue date, affichait complet et devait accueillir 1 200 coureurs le 11 octobre. Mais une battue administrative aux sangliers a été organisée le même jour, avec à la clé la fermeture de la RN165 et un report de circulation pouvant atteindre 3 000 véhicules par heure dans le bourg de Nostang.
Dans ces conditions, le trail a été annulé.
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement l’annulation d’une course. C’est encore une fois la manière dont le conflit d’usage se règle : la battue reste en place et ce sont les coureurs qui s’effacent.
On parle souvent de « partage de la nature ». Ici, le partage ressemble surtout à une adaptation à sens unique. Les organisateurs avaient préparé leur épreuve, les coureurs étaient inscrits, les bénévoles mobilisés, mais dès que les deux usages se sont retrouvés en concurrence, c’est le trail qui a disparu du calendrier.
La vraie question est donc simple : pourquoi le trail devait-il céder, plutôt que la battue être déplacée ?
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