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🎧 Du 13 au 16 mai 2027, La Grande Virée en Vaucluse proposera un ultra-trail de 250 km et 10 000 m D+ imaginé autour d’un principe clair : remettre l’autonomie, l’orientation et la gestion au cœur de l’aventure.
Portée par Sébastien Raichon, l’épreuve traversera plusieurs des grands reliefs du département, avec quatre bases de vie, aucune assistance extérieure et surtout aucun balisage sur le parcours.
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La Grande Virée en Vaucluse, 250 km à travers les grands massifs du département
La Grande Virée se déroulera du 13 au 16 mai 2027 et proposera aux participants de traverser une large partie du Vaucluse sur un parcours d’environ 250 km et 10 000 mètres de dénivelé positif. Le tracé passera notamment par les Dentelles de Montmirail, le mont Ventoux, les gorges de la Nesque, le Luberon et les monts de Vaucluse, soit plusieurs des secteurs les plus emblématiques du département.
L’épreuve sera limitée à 250 participants, qui pourront prendre le départ en solo ou en équipe de deux ou trois. L’objectif ne sera donc pas simplement d’aligner les kilomètres, mais de construire une véritable traversée du territoire sur plusieurs jours, avec une gestion beaucoup plus personnelle de l’effort et de l’itinéraire.
Aucun balisage sur le parcours
La principale originalité de La Grande Virée tient à un choix fort : le parcours ne sera pas balisé.
Les concurrents ne pourront donc pas se contenter de suivre des rubalises d’un ravitaillement au suivant. Ils devront avancer à partir d’une trace et rester attentifs à leur progression tout au long de la course, ce qui donnera à la navigation une place bien plus importante que sur un ultra-trail classique.
Sur 250 km, cette différence peut devenir déterminante. Une erreur d’orientation, même minime, peut coûter du temps, de l’énergie et surtout de la lucidité lorsque la fatigue s’accumule. La capacité à rester concentré après plusieurs dizaines d’heures fera donc pleinement partie de la difficulté.
Quatre bases de vie, mais aucune assistance extérieure
L’organisation prévoit quatre bases de vie réparties sur le parcours. Elles serviront de points de ravitaillement, de repos et de gestion du matériel, mais le principe reste celui d’une autonomie renforcée.
L’assistance extérieure sera interdite, ce qui signifie que les coureurs devront anticiper beaucoup plus finement leur alimentation, leur équipement, leur sommeil et leur stratégie de course. La Grande Virée cherche ainsi à redonner une place importante à la responsabilité individuelle, dans un format où la performance dépend autant de la condition physique que de la capacité à prendre de bonnes décisions.
Cette philosophie s’inscrit dans une volonté de proposer une pratique plus simple et plus sobre de l’ultra, avec moins d’infrastructures sur le terrain et davantage d’autonomie laissée aux participants.
Pourquoi Sébastien Raichon est derrière ce projet
Le concept de La Grande Virée correspond particulièrement bien au parcours de Sébastien Raichon.
L’ultra-traileur français s’est spécialisé depuis plusieurs années dans les formats d’endurance les plus longs et les plus engagés, ceux où il faut savoir avancer pendant plusieurs jours tout en gérant le sommeil, l’orientation, la météo, le matériel et les imprévus.
Son palmarès illustre cette orientation. Il a remporté à plusieurs reprises le Tor des Glaciers, épreuve de plus de 400 km dans la Vallée d’Aoste, il est devenu le premier finisher de la Chartreuse Terminorum, a remporté la Winter Spine Race et a également participé à la Barkley Marathons.
À cela s’ajoute son expérience du raid aventure, discipline dans laquelle l’orientation, l’autonomie et la progression en terrain varié occupent une place centrale. Sébastien Raichon évolue au plus haut niveau avec la 400Team Altore, ce qui permet de comprendre assez facilement pourquoi La Grande Virée s’éloigne volontairement du format très balisé de nombreuses courses modernes.
Une course pensée autour de la gestion plus que de la vitesse
Sur le papier, les chiffres suffisent déjà à donner la mesure du défi : 250 km et 10 000 m D+. Mais la difficulté réelle ne se résumera pas au volume kilométrique.
Il faudra être capable de courir ou marcher pendant plusieurs jours, de gérer les temps de repos, de manger régulièrement, de maintenir une bonne lucidité et de rester concentré sur la navigation. À ce niveau de fatigue, les erreurs les plus coûteuses ne viennent pas toujours des jambes, mais parfois d’une mauvaise décision prise au mauvais moment.
La Grande Virée veut justement replacer cette dimension stratégique au centre de l’ultra-endurance.
En résumé, c’est une autre vision de l’ultra-trail
Avec cette nouvelle épreuve, Sébastien Raichon ne cherche pas simplement à ajouter une course longue de plus au calendrier. La Grande Virée veut proposer une autre manière de vivre l’ultra, avec moins de balisage, moins d’assistance et davantage de responsabilité laissée au coureur.
Le principe est donc simple à résumer, mais exigeant à appliquer : avancer longtemps, savoir où l’on va, gérer ce que l’on transporte et rester suffisamment lucide pour prendre les bonnes décisions jusqu’à l’arrivée.
C’est probablement là que se situe la véritable identité de La Grande Virée : un ultra où l’aventure compte autant que le chrono.
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