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🎥 Duncan Perrillat arrête le haut niveau : il a perdu l’envie de courir
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Duncan Perrillat, 33 ans, marathonien français crédité de 2 h 09 min 02 s à Séville en 2025, a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière d’athlète de haut niveau. Son témoignage intéresse directement le trail : le Français a déjà couru et gagné sur les sentiers, notamment sur l’Ultra-Trail du Saint-Jacques, et il était encore présent à Chamonix pendant l’UTMB cet été. Surtout, son choix pose une question centrale pour tous les coureurs, du marathonien au traileur : que reste-t-il lorsque l’envie de s’entraîner disparaît alors que le niveau est toujours là ? Invité du podcast RMC Running publié samedi 19 septembre 2026, Perrillat a expliqué avoir progressivement perdu le plaisir qui le poussait autrefois à courir quotidiennement. Il assure aujourd’hui qu’il ne s’agit pas simplement d’une pause : pour lui, le haut niveau en course à pied s’arrête ici.
Duncan Perrillat arrête alors qu’il possède encore le niveau pour courir très vite
La décision peut surprendre lorsqu’on regarde uniquement le chronomètre.
Duncan Perrillat a couru 2 h 09 min 02 s sur le marathon de Séville en 2025. Il possède donc encore des références de très haut niveau et reconnaît lui-même qu’il aurait probablement pu continuer à progresser.
Le problème se situe ailleurs.
Depuis environ un an et demi à deux ans, son rapport à l’entraînement a changé. Le coureur capable autrefois d’enchaîner d’énormes volumes avec enthousiasme a progressivement commencé à ressentir ses séances comme une obligation.
Là où il chaussait auparavant ses baskets avec envie, une nouvelle pensée s’est installée : il « fallait » aller courir.
C’est précisément cette bascule qui l’a poussé à revoir toute sa carrière.
Il a continué à courir parce que son potentiel était toujours là
Pendant plusieurs mois, Duncan Perrillat a pourtant essayé de poursuivre.
Son entourage lui rappelait qu’il possédait encore le potentiel pour améliorer ses chronos, notamment sur marathon. Et cette perspective continuait naturellement à l’attirer : lorsqu’on a couru en 2 h 09, aller chercher quelques secondes ou quelques minutes supplémentaires reste un objectif sportif très concret.
Mais son quotidien d’athlète ne suivait plus.
Les doubles séances sont devenues plus rares. Certaines sorties ressemblaient davantage à de l’entretien qu’à un véritable entraînement de haut niveau. La rigueur autour du sommeil et de la récupération a également diminué.
Un cercle s’est installé : moins d’envie, moins d’investissement, moins de satisfaction.
Perrillat a fini par comprendre qu’il continuait surtout parce qu’il pouvait encore performer, et plus vraiment parce qu’il voulait courir.
Pourquoi son témoignage est important pour les traileurs
C’est là que son histoire dépasse largement le marathon.
Le trail valorise énormément la progression : passer du 20 km au 50 km, puis au 80 km, au 100 km ou au 100 miles. Une fois qu’un coureur montre qu’il possède le niveau pour aller plus loin, la tentation existe de continuer simplement parce que la prochaine étape paraît accessible.
Duncan Perrillat montre qu’une autre limite existe : celle de l’envie.
On peut avoir les jambes, l’expérience, les sponsors et les résultats sans avoir encore le désir de consacrer plusieurs heures par jour à l’entraînement.
Chez les amateurs aussi, la mécanique peut apparaître. Une préparation qui était au départ un plaisir devient parfois une succession de séances qu’il faut absolument cocher avant le prochain dossard.
Le témoignage du Français pose donc une question simple mais essentielle : pourquoi continue-t-on à courir ?
Le trail lui-même n’a pas suffi à lui redonner envie
Duncan Perrillat connaît pourtant bien les sentiers.
Après une expérience compliquée sur marathon à Rotterdam, il s’était notamment tourné vers le trail et avait remporté l’Ultra-Trail du Saint-Jacques.
Il a aussi exploré de nombreux formats au cours de sa carrière : piste, route, cross, marathon et trail.
Une reconversion vers l’ultra aurait donc pu apparaître comme la suite logique.
Pour l’instant, ce scénario ne l’attire pas davantage.
Perrillat explique apprécier toujours l’univers du trail. Il était d’ailleurs à Chamonix pendant l’UTMB et raconte avoir pris beaucoup de plaisir à suivre l’événement comme simple spectateur.
Mais changer de terrain ne suffit pas.
Avant de penser à un marathon ou à un ultra, il estime devoir retrouver quelque chose de beaucoup plus élémentaire : l’envie de courir.
Duncan Perrillat insiste : ce n’est pas simplement une pause
C’est probablement l’élément le plus fort de son intervention dans RMC Running.
Le Français ne présente pas sa décision comme six mois de repos avant une nouvelle préparation.
Aujourd’hui, il considère qu’il n’est plus un athlète de haut niveau en course à pied.
Il refuse toutefois de prédire ce qu’il fera dans deux ou trois ans. Si l’envie revient, rien ne lui interdit de reprendre sérieusement l’entraînement.
Mais cette possibilité future ne change rien à sa décision actuelle.
Il ne veut plus construire son quotidien autour des séances, du chronomètre et des performances.
Un footing avec des amis reste possible. En revanche, il ne ressent actuellement plus le besoin de partir courir seul simplement pour maintenir son niveau.
Après le marathon et le trail, il se lance dans le badminton (et ce n’est pas une blague)
Le sport, en revanche, reste très présent.
Duncan Perrillat s’est désormais tourné vers un terrain complètement différent : le badminton.
Et fidèle à son tempérament, il ne semble pas décidé à le pratiquer tranquillement une fois par semaine.
Il explique s’entraîner quotidiennement avec l’envie de progresser rapidement et de découvrir jusqu’où il peut aller dans cette nouvelle discipline.
La démarche résume assez bien ce qui lui manquait finalement dans la course à pied : de la nouveauté, de l’apprentissage et une grande marge de progression.
Après des années à chercher quelques secondes sur marathon, il repart presque de zéro.
En résumé, il arrête alors qu’il pourrait encore progresser
C’est finalement ce qui rend la décision de Duncan Perrillat intéressante.
Il ne quitte pas la course à pied parce que son corps ne lui permettrait plus de courir vite. Il ne dit pas non plus avoir atteint toutes les limites possibles.
Il arrête alors qu’une marge sportive existe encore.
À 33 ans et avec un marathon couru en 2 h 09 l’année précédente, une nouvelle préparation de haut niveau restait envisageable.
Mais le Français considère désormais qu’un potentiel sportif ne suffit pas à justifier plusieurs années supplémentaires d’entraînement.
Pour un marathonien comme pour un traileur, c’est peut-être la partie la plus universelle de son témoignage : un chrono peut donner une raison de continuer à s’entraîner, mais il ne peut pas remplacer durablement l’envie de courir.
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