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🎥 Cette fois, Alan Zharikov est allé au bout. Parti jeudi 17 septembre 2026 à 7 h 30 dans la tour Philippe-le-Bon à Dijon, le jeune homme a terminé son défi vendredi 18 septembre, après un peu plus de vingt-quatre heures d’effort.
Son objectif consistait à reproduire l’équivalent du dénivelé de l’Everest en montant et descendant sans cesse les 316 marches de la tour. Il a finalement réalisé 200 allers-retours et dépassé les 8 850 mètres visés.
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Alan Zharikov a terminé son Everesting dans la tour Philippe-le-Bon
Le projet avait fait sourire lors de son annonce. Il est désormais terminé.
Alan Zharikov voulait transformer la tour Philippe-le-Bon en terrain d’ultra-endurance verticale. Pour atteindre l’équivalent de l’altitude de l’Everest, il devait multiplier les ascensions et les descentes pendant près d’une journée entière.
Le Dijonnais a finalement poussé le défi jusqu’à 200 allers-retours.
Une performance particulièrement exigeante dans un environnement très différent du trail classique : pas de changement de paysage, aucune longue portion roulante pour récupérer et surtout la répétition permanente des mêmes marches.
Dans la vidéo publiée après son défi, Alan Zharikov explique avoir préparé son corps spécifiquement à ce type d’effort. Il avait notamment réalisé environ 5 000 mètres de dénivelé dans des escaliers, ainsi qu’une autre séance de 3 000 mètres avec dix kilos de charge.
Course à pied, renforcement musculaire et longues séances verticales ont constitué l’essentiel de sa préparation.
Plus de vingt-quatre heures à monter et redescendre les mêmes 316 marches
Au début de son défi, Alan Zharikov explique avoir ressenti des sensations de tournis lors des premières descentes.
Il entre ensuite, selon ses propres mots, dans un « état de flow », avec une alimentation essentiellement destinée à maintenir ses réserves énergétiques.
Son objectif est simple : éviter la faim, la déshydratation et tenter de préserver ses jambes le plus longtemps possible.
Pour soulager les membres inférieurs, il utilise également des bâtons afin de transférer une partie de l’effort vers le haut du corps.
Un choix que connaissent bien les traileurs sur les forts pourcentages : après plusieurs milliers de mètres de dénivelé, quelques pourcents de charge économisés sur les quadriceps peuvent faire une énorme différence.
« Bientôt il s’agira de gravir l’Everest en se levant de son lit »
Avant même son départ, la comparaison avec l’Everest avait pourtant suscité des moqueries.
Sous une première publication consacrée au projet, un internaute avait ironisé :
« Bientôt il s’agira de gravir l’Everest en se levant de son lit ? »
Un autre avait poursuivi la plaisanterie : « sur un lit superposé ».
La critique visait surtout l’utilisation de l’Everest pour qualifier une accumulation de dénivelé réalisée dans un escalier.
Car évidemment, Alan Zharikov n’a pas « gravi l’Everest » au sens alpin du terme. Il a réalisé un Everesting, c’est-à-dire un défi consistant à cumuler approximativement les 8 849 mètres correspondant à la hauteur du sommet.
L’altitude, le froid, l’hypoxie, l’acclimatation et les dangers de la haute montagne n’entrent pas dans l’équation.
Mais après plus de vingt-quatre heures à monter et descendre des escaliers, la performance sportive est désormais beaucoup plus difficile à tourner en dérision.
Après les critiques, les félicitations
Le contraste est d’ailleurs frappant dans les réactions publiées après l’arrivée.
Cette fois, les commentaires parlent d’« énorme perf », félicitent le jeune Dijonnais ou lui écrivent qu’il peut être fier de lui. Un internaute va jusqu’à le qualifier de « Dijonnais le plus fou de France ».
Alan Zharikov lui-même remercie les personnes qui l’ont suivi et annonce déjà : « on se retrouve sur un prochain défi ».
Son Everest servait aussi à récolter de l’argent contre les cancers pédiatriques
Derrière la performance, le défi possédait également une dimension solidaire.
Alan Zharikov avait fixé un objectif de 8 850 euros de dons, en référence au nombre de mètres qu’il souhaitait gravir, au profit de l’association Imagine for Margo, engagée contre les cancers pédiatriques.
La cagnotte reste ouverte après son arrivée.
Ce détail change aussi la lecture du défi. L’« Everest » sert certes d’accroche spectaculaire, mais l’effort permet également de mettre en avant une collecte destinée aux enfants atteints de cancer.
En résumé, il n’a pas gravi l’Everest, mais son défi n’avait rien de facile
Le débat autour des mots reste légitime.
Accumuler 8 850 mètres dans une tour ne revient évidemment pas à partir en expédition sur l’Everest.
Mais après 200 répétitions des mêmes escaliers et plus de vingt-quatre heures d’effort, une chose est désormais acquise : Alan Zharikov n’avait pas choisi la facilité.
L’Everest restera dans l’Himalaya.
Son Everesting, lui, est désormais bien inscrit à Dijon.
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