🎧 Douze randonneurs ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s dans les PyrĂ©nĂ©es après avoir bu de l’eau d’un ruisseau Ă l’aide d’une gourde filtrante.
Les La Sportiva Jackal II BOA sont en vente sur i-run
Cet Ă©pisode rappelle une règle essentielle que tout trailer devrait connaĂ®tre : une eau qui paraĂ®t limpide n’est pas forcĂ©ment potable. En montagne, une simple erreur peut transformer une sortie en urgence mĂ©dicale.
Une eau qui paraĂ®t limpide n’est pas forcĂ©ment potable
Parce qu’une eau claire peut contenir des bactĂ©ries invisibles
L’erreur la plus frĂ©quente consiste Ă croire qu’une eau de montagne est forcĂ©ment pure. Pourtant, mĂŞme un ruisseau cristallin peut ĂŞtre contaminĂ© par des bactĂ©ries, des virus ou des parasites invisibles Ă l’Ĺ“il nu.
La prĂ©sence d’animaux sauvages, de troupeaux ou simplement d’excrĂ©ments transportĂ©s par les pluies suffit Ă rendre l’eau impropre Ă la consommation. Une eau limpide ne garantit donc absolument pas son innocuitĂ©.
Parce qu’une gourde filtrante ne dĂ©sinfecte pas forcĂ©ment l’eau
Toutes les gourdes filtrantes ne fonctionnent pas de la même manière.
Certaines sont conçues pour retenir les sédiments, améliorer le goût ou éliminer certaines particules, mais elles ne détruisent pas nécessairement les bactéries ou les virus responsables des infections digestives.
L’accident survenu dans les PyrĂ©nĂ©es montre qu’il ne faut jamais considĂ©rer une gourde filtrante comme une garantie absolue de sĂ©curitĂ©.
Parce qu’un ruisseau peut ĂŞtre contaminĂ© bien en amont
En trail, on a souvent tendance Ă remplir sa flasque dès qu’un cours d’eau paraĂ®t propre.
Le problème est qu’il est impossible de savoir ce qui se trouve plusieurs centaines de mètres plus haut : un troupeau, un animal mort, une zone de pâturage ou une contamination accidentelle peuvent suffire Ă dĂ©grader la qualitĂ© de l’eau.
MĂŞme en haute montagne, le risque n’est donc jamais nul.
Parce qu’une gastro en pleine sortie peut devenir dangereuse
Les infections liées à une eau contaminée ne se limitent pas à quelques maux de ventre.
DiarrhĂ©es importantes, vomissements, fortes douleurs abdominales ou dĂ©shydratation peuvent rapidement compromettre la poursuite d’une course ou d’une randonnĂ©e. En montagne, loin d’un refuge ou d’un secours rapide, ces symptĂ´mes peuvent devenir particulièrement problĂ©matiques.
Parce qu’il existe des solutions plus sĂ»res
Lorsque le ravitaillement en eau est indispensable, plusieurs précautions permettent de réduire le risque.
Choisir une vĂ©ritable source plutĂ´t qu’un ruisseau lorsque cela est possible, utiliser un système de filtration capable d’Ă©liminer les micro-organismes, complĂ©ter avec des pastilles de dĂ©sinfection adaptĂ©es ou faire bouillir l’eau lorsque les conditions le permettent offrent un niveau de sĂ©curitĂ© bien supĂ©rieur Ă une simple filtration mĂ©canique.
En rĂ©sumĂ©, la meilleure stratĂ©gie reste d’anticiper son hydratation
En trail, la prévention reste la meilleure protection.
PrĂ©parer son itinĂ©raire, repĂ©rer les points d’eau fiables, emporter un volume d’eau suffisant et prĂ©voir un moyen de purification rĂ©ellement efficace permettent d’Ă©viter de devoir boire une eau dont on ne connaĂ®t pas la qualitĂ©.
L’affaire des PyrĂ©nĂ©es rappelle qu’en montagne, la prudence reste toujours prĂ©fĂ©rable Ă la prise de risque. Une eau qui semble parfaite peut cacher des micro-organismes capables de transformer une belle journĂ©e sur les sentiers en passage aux urgences.
Source
Lire aussi







