🎧 Le débat lancé par Clemquicourt sur son refus d’être réduit au statut d’« influenceur » continue de faire réagir.
Après des centaines de commentaires parfois très critiques, c’est au tour d’Alix Noblat de prendre publiquement la parole. L’athlète et créatrice de contenu défend non seulement Clemquicourt, mais aussi toute une profession qu’elle estime régulièrement caricaturée.
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Dans une série de stories Instagram, Alix Noblat répond directement à certains commentaires publiés sous la publication de Clemquicourt.
Elle s’indigne notamment de voir le travail des créateurs de contenu comparé à de la « prostitution », comme l’a écrit un internaute. Pour elle, cette vision ignore totalement la réalité du métier. Derrière chaque publication se cachent des heures de préparation : réflexion, tournage, montage vidéo, écriture, négociation avec les marques, gestion administrative et suivi des partenariats.
« Ce n’est pas de la publicité gratuite, c’est un métier », résume-t-elle.
Les performances sportives ne suffisent plus à faire vivre un athlète
Alix Noblat rappelle ensuite une réalité économique qui dépasse largement le trail. Selon elle, très peu de sportifs de haut niveau peuvent aujourd’hui vivre uniquement de leurs résultats. La création de contenu est devenue une composante du métier d’athlète, non par choix idéologique, mais parce que le modèle économique du sport l’impose. Elle estime donc qu’il est illusoire de demander aux sportifs de se faire rémunérer exclusivement grâce à leurs performances.
Les créateurs de contenu ne sont pas tous millionnaires
L’influenceuse s’attaque également à un autre cliché. Elle juge trompeuse l’image selon laquelle tous les créateurs de contenu gagneraient des sommes considérables. Pour Alix Noblat, la majorité des sportifs qui développent leur présence sur les réseaux cherchent simplement à construire un modèle économique suffisamment solide pour continuer à pratiquer leur discipline dans de bonnes conditions. Elle invite ainsi à ne pas confondre les grandes stars des réseaux sociaux avec la réalité du quotidien des sportifs.
Pourquoi la publicité est-elle mieux acceptée à la télévision ?
L’un des arguments les plus marquants de sa prise de position concerne la perception de la publicité. Alix Noblat souligne que personne ne s’étonne de voir un athlète apparaître dans une campagne télévisée, sur une affiche ou dans une publicité traditionnelle. En revanche, dès que cette communication passe par Instagram ou YouTube, certains remettent en cause la crédibilité sportive de l’athlète. Pour elle, la différence ne réside pas dans le message, mais uniquement dans le support utilisé.
Le débat autour de Clemquicourt remet en lumière une distinction que beaucoup jugent importante.
Un influenceur est avant tout une personne qui utilise son audience pour promouvoir une marque, un produit ou un service. Son rôle principal consiste à influencer les décisions d’achat de sa communauté, généralement dans le cadre de partenariats rémunérés.
Un créateur de contenu, lui, produit des vidéos, des articles, des podcasts ou des photos qui ont une valeur éditoriale propre. Son objectif est de raconter des histoires, transmettre des connaissances, divertir ou documenter une pratique. Les partenariats peuvent faire partie de son activité, mais ils ne constituent pas nécessairement le cœur de son travail.
Dans les faits, la frontière est souvent floue. De nombreux créateurs de contenu deviennent aussi influenceurs lorsqu’ils collaborent avec des marques, tandis que certains influenceurs produisent des contenus très élaborés. Les deux statuts ne sont donc pas incompatibles et se recoupent souvent.
C’est précisément ce que revendiquent aujourd’hui des personnalités comme Clemquicourt ou Alix Noblat : être reconnus pour leur travail de création, sans que celui-ci soit systématiquement résumé au seul terme d’« influenceur ».
En résumé, c’est un débat qui dépasse largement Clemquicourt
En prenant la parole, Alix Noblat élargit le débat lancé par Clemquicourt. La question n’est plus seulement de savoir s’il est ou non un influenceur. Elle porte désormais sur l’évolution du métier de sportif de haut niveau, dans un environnement où les revenus issus des compétitions restent souvent insuffisants. Entre ceux qui considèrent les réseaux sociaux comme un prolongement naturel du sponsoring et ceux qui y voient une dérive commerciale, le sujet continue de diviser la communauté du trail. Une chose est sûre : les réactions suscitées par les propos de Clemquicourt montrent que le modèle économique des athlètes est devenu un véritable sujet de discussion dans le milieu.
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