🎧 90 km du Marathon du Mont-Blanc : la course la plus difficile du week-end est partie cette nuit
Écouter le résumé de l’article — Durée totale : 0:42
Résumé audio généré par intelligence artificielle.
Pendant que toute la planète trail attend la Western States 100, dont le départ sera donné samedi en Californie, les premiers grands frissons du week-end ont déjà commencé dans les Alpes. À 4 h 45, près d’un millier de coureurs se sont élancés de Chamonix pour le 90 km du Marathon du Mont-Blanc, l’épreuve la plus longue et la plus exigeante de l’événement.
Moins médiatisé que le mythique Marathon du Mont-Blanc (42 km), programmé dimanche, ce 90 km est pourtant considéré par beaucoup comme le véritable défi du week-end. Avec 86,8 kilomètres, plus de 6 200 mètres de dénivelé positif et des passages dépassant les 2 400 mètres d’altitude, il demande autant de qualités physiques que de maîtrise technique et de gestion de course.
Après les deux premiers pointages, la hiérarchie est encore loin d’être établie, mais la bataille s’annonce déjà passionnante.
ACHETER UNE MONTRE GPS EN SOLDES SUR I-RUN
liens affiliés i-run sans partenariat avec Garmin
EN SOLDES
-42%
montre Garmin Fenix 7X Pro Sapphire Solar Titane 
Pourquoi le 90 km est devenu la course la plus redoutée du Marathon du Mont-Blanc
Le Marathon du Mont-Blanc ne se résume plus depuis longtemps à son épreuve historique de 42 kilomètres. Au fil des années, le 90 km s’est imposé comme le rendez-vous des spécialistes de l’ultra-trail de montagne.
Son profil est atypique. Ici, il n’y a pratiquement aucun répit. Dès les premiers kilomètres, les coureurs grimpent vers le Brévent, avant de poursuivre vers Emosson, l’un des secteurs les plus exigeants de la journée. La seconde partie de course longe ensuite la Mer de Glace avant de rejoindre Montenvers, où la fatigue transforme souvent les dernières ascensions en véritable calvaire.
Le terrain alterne sentiers étroits, pierriers, descentes cassantes, longues montées et parfois encore quelques névés. Plus qu’une course rapide, le 90 km est un immense exercice de gestion où partir trop vite peut coûter plusieurs dizaines de minutes dans les dernières heures.
Une bataille mondiale dès les premiers kilomètres
Cette édition 2026 réunit plusieurs des meilleurs spécialistes internationaux de l’ultra-trail.
Le Britannique Jonathan Albon arrivait avec le statut de favori après un début de saison impressionnant. Face à lui, les Français Louison Coiffet et Baptiste Chassagne espèrent briller sur leurs terres. L’Américain Ben Dhiman, les Italiens Christian Minoggio et William Boffelli, le Portugais Miguel Arsénio ou encore le Russe Dmitry Mityaev, vainqueur de l’édition 2024, figurent également parmi les principaux prétendants.
Autant dire que chacun sait qu’il sera impossible de gagner la course dans la première montée… mais qu’il est tout aussi facile de la perdre.
Déjà deux leaders en moins de quinze kilomètres
Les premiers pointages montrent d’ailleurs que personne ne souhaite encore prendre tous les risques.
Au sommet du Brévent, premier grand juge de paix du parcours, Dmitry Mityaev a été le premier à basculer, confirmant sa volonté de rester aux avant-postes dès le début de course.
Mais quelques kilomètres plus loin, au passage de Planpraz (12,6 km), le scénario avait déjà changé. C’est désormais Vincent Esmiol qui occupe la première place.
Les écarts restent toutefois extrêmement faibles. Christian Minoggio ne concède que deux secondes, tandis que Dmitry Mityaev demeure parfaitement au contact. Derrière, les principaux favoris restent regroupés et la moindre accélération pourrait rapidement rebattre les cartes.
Le plus difficile reste encore à venir
Après à peine une douzaine de kilomètres, les organismes sont encore frais comparés à ce qui attend les concurrents.
Les longues ascensions vers Emosson, puis le retour par la Mer de Glace et Montenvers, constituent traditionnellement les moments où la course bascule. C’est souvent là que les favoris dévoilent enfin leur véritable niveau, pendant que les premières défaillances apparaissent.
À ce stade, impossible donc de tirer des conclusions. Les changements de leader observés depuis le départ montrent surtout que les meilleurs se surveillent et refusent, pour l’instant, de gaspiller de précieuses forces.
En résumé, le 90 km du Mont-Blanc est à suivre en direct jusqu’à l’arrivée
Le 90 km est retransmis en direct tout au long de la journée sur YouTube et France.tv, avec les principaux passages intermédiaires et les arrivées des élites.
Les premiers finishers sont attendus en début d’après-midi à Chamonix. D’ici là, le parcours devrait progressivement faire son œuvre et transformer cette course encore très groupée en une véritable bataille d’endurance.






