🎧 Le traileur Français Ludovic Pommeret, notre Président, notre papi du trail, tombe de haut aux États-Unis
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Ludovic Pommeret, le vainqueur de la Hardrock découvre qu’on peut monter à plus de 4 300 m d’altitude… sans courir un seul mètre.
Ludovic Pommeret poursuit actuellement sa préparation aux États-Unis en vue de la Hardrock 100. Mais lors de sa dernière sortie dans le Colorado, le Français a eu une petite surprise culturelle. Habitué aux grandes montagnes sauvages et aux longues ascensions à la seule force des jambes, il a découvert un sommet où l’on peut également arriver en voiture ou même en train.
Une remarque anodine en apparence, mais qui raconte beaucoup de choses sur la différence entre la montagne américaine et la montagne européenne.
Le « Président » découvre une autre Amérique de la montagne
Actuellement en stage dans le Colorado, il enchaîne les sorties en altitude afin de préparer la Hardrock 100, l’un des ultra-trails les plus difficiles du monde.
Après l’ascension du mont Ouray, il a rejoint Pikes Peak, sommet emblématique culminant à 14 110 pieds, soit environ 4 301 m d’altitude. Une sortie qui s’est transformée en trail de 30 km avant une nouvelle ascension prévue dès le lendemain par le mythique Barr Trail, pour environ 40 km aller-retour.
Mais c’est une autre phrase qui a retenu l’attention : « Étrange de voir toutes ces voitures au sommet ».
Pikes Peak, une montagne pas comme les autres
Pour un Européen habitué aux Alpes, la scène peut effectivement surprendre. Pikes Peak est l’un des sommets les plus célèbres des Rocheuses américaines, mais il possède une particularité rare : il est accessible par une route panoramique et par un train touristique.
Résultat : chaque jour, des centaines de visiteurs rejoignent le sommet sans avoir à parcourir le moindre kilomètre à pied.
Pour un ultra-traileur venu chercher de l’acclimatation à plus de 4 000 m d’altitude, le contraste est saisissant. Pendant que certains touristes profitent du panorama après quelques minutes de trajet motorisé, d’autres accumulent les heures d’effort pour préparer une course parmi les plus exigeantes de la planète.
Un choc culturel avant la Hardrock 100
La remarque de Ludovic Pommeret illustre aussi une différence de culture de la montagne entre l’Europe et les États-Unis.
Dans les Alpes, l’accès automobile aux très hauts sommets reste relativement limité. À l’inverse, de nombreux sites emblématiques américains ont été aménagés au fil des décennies pour permettre au plus grand nombre de profiter des paysages spectaculaires des Rocheuses.
Ce modèle peut surprendre les traileurs européens, particulièrement ceux qui associent encore la haute montagne à l’effort physique et à une certaine forme d’engagement.
Pour autant, cela n’enlève rien à l’intérêt sportif du secteur. Les sentiers de Pikes Peak restent un terrain d’entraînement redoutable, notamment pour travailler l’altitude et accumuler du temps d’effort avant les grands rendez-vous estivaux.
Derrière l’anecdote, Ludovic Pommeret se prépare très sérieusement pour la Hardrock 100
Au-delà de cette découverte, le plus important reste sans doute le contenu de l’entraînement.
En quelques jours seulement, Ludovic Pommeret a déjà multiplié les sorties longues en altitude. Son programme prévoit notamment une nouvelle montée de Pikes Peak par le Barr Trail, l’itinéraire le plus célèbre du massif.
Cette approche correspond parfaitement aux exigences de la Hardrock 100, une course disputée dans les montagnes du Colorado, avec de nombreux passages au-dessus de 3 500 m d’altitude et plusieurs cols dépassant les 4 000 m.
À quelques semaines du départ, chaque journée passée dans les Rocheuses permet d’améliorer l’acclimatation et de retrouver des sensations spécifiques que l’on ne peut reproduire complètement en Europe.
En résumé, le vrai message de cette publication
Finalement, cette publication raconte davantage qu’une simple sortie d’entraînement.
Elle montre un Ludovic Pommeret déjà plongé dans son objectif américain, alternant reconnaissance du terrain, acclimatation et longues journées passées en montagne.
Et elle rappelle aussi qu’aux États-Unis, même à plus de 4 300 m d’altitude, les codes de la montagne ne sont pas toujours ceux auxquels les traileurs européens sont habitués.
Une surprise pour le « Président », mais certainement pas de quoi perturber sa préparation vers la Hardrock 100.
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