🎧 Un homme nu a été aperçu en train de courir sur la bande d’arrêt d’urgence de l’A35, près de Mulhouse. La scène a fait sourire les réseaux sociaux, mais elle rappelle aussi une vérité simple : même quand on aime courir léger, il y a des limites.
On connaît les débats sans fin sur le poids des chaussures, la montre GPS, la ceinture porte-flasque, le short fendu, le débardeur ultra-respirant ou la casquette qui fait gagner trois secondes au kilomètre. Mais là, on semble avoir franchi un cap. Mardi 2 juin, un homme a été signalé en train de courir nu sur la bande d’arrêt d’urgence de l’A35, dans le sens Mulhouse-Bâle, aux alentours de 15 h. Les gendarmes de Rixheim ont été alertés par des automobilistes, selon ICI Alsace.
Évidemment, la première réaction des coureurs a été la même que celle de tout le monde : mais pourquoi ? La deuxième, plus spécifique au running, a peut-être été encore plus inquiétante : quelle était son allure ?
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Le running minimaliste est allé trop loin
Depuis plusieurs années, la course à pied adore le minimalisme. On veut courir plus libre, plus léger, plus naturel. On parle de foulée médio-pied, de chaussures souples, de drop réduit, de sensation de terrain, de retour aux fondamentaux. Certains vont jusqu’à courir sans montre pour retrouver le plaisir pur de l’effort.
Mais courir sans textile, sur une autoroute, en pleine journée, ce n’est plus du minimalisme. C’est une rupture complète du cahier des charges.
Le coureur moderne veut alléger son équipement. D’accord. Il veut éviter les frottements. On comprend. Il veut sentir le vent. Pourquoi pas. Mais normalement, cela se règle avec un short technique, pas avec une disparition totale du concept de tenue de sport.
Dans cette affaire, l’homme n’a pas été interpellé, toujours selon ICI Alsace. L’épisode a en revanche provoqué un petit emballement sur les réseaux sociaux, avec de nombreux commentaires amusés. Il faut dire que le contraste est saisissant : une autoroute, des voitures, une bande d’arrêt d’urgence, et au milieu, un homme qui semble avoir confondu sortie longue et sortie de bain.
Peut-être qu’il préparait juste le marathon du Cap d’Agde
La blague est facile, mais elle était presque obligatoire. Car au même moment, le Cap d’Agde prépare son premier Sunset Marathon, prévu le 27 juin. Une course face à la mer, au coucher du soleil, avec plusieurs formats, dont un marathon, un semi-marathon, un 10 km semi-nocturne et des courses enfants.
Alors forcément, quand on lit qu’un homme court nu sur l’A35, l’imagination part vite. Peut-être qu’il préparait le Cap d’Agde. Peut-être qu’il travaillait son bronzage intégral. Peut-être qu’il testait une nouvelle stratégie anti-frottements avant le marathon. Peut-être qu’il voulait vérifier si l’aérodynamisme progresse vraiment quand on enlève tout.
Mais non. Il faut le rappeler clairement : rien ne permet de faire un lien entre cet homme aperçu près de Mulhouse et le marathon du Cap d’Agde. C’est une plaisanterie, pas une information. Et heureusement, parce qu’un plan d’entraînement qui commence par “sortie nue sur l’autoroute” mérite plutôt une alerte rouge qu’un dossard.
Sur route, la vraie performance reste de rester vivant
Derrière l’image absurde, il y a quand même un sujet sérieux. La bande d’arrêt d’urgence n’est pas un trottoir. Ce n’est pas une piste cyclable. Ce n’est pas une voie verte. C’est une zone de danger, réservée aux situations d’urgence, au bord de véhicules lancés à grande vitesse.
Un piéton sur autoroute est extrêmement vulnérable. ICI Alsace rappelle d’ailleurs que les autorités indiquent fréquemment que le temps moyen de survie d’un piéton sur une bande d’arrêt d’urgence serait de 20 minutes. Ce chiffre suffit à calmer les envies de footing improvisé entre deux échangeurs.
Dans le trail, on aime les sentiers techniques, les crêtes exposées, les descentes engagées et les conditions parfois compliquées. Mais il y a une différence entre accepter une part de risque sportif et se mettre volontairement dans une situation routière dangereuse.
Courir au bord d’une autoroute, nu ou habillé, reste une très mauvaise idée. Nu, cela ajoute surtout une dimension visuelle que les automobilistes n’avaient probablement pas demandée.
Le Cap d’Agde Sunset Marathon, lui, propose une vraie course
À l’opposé de cette scène improvisée sur l’A35, le Cap d’Agde Sunset Marathon veut justement offrir un cadre structuré à ceux qui veulent courir au soleil, mais avec un dossard, une organisation et un parcours prévu pour ça.
Le concept est simple : courir en fin de journée, face à la mer, pendant que le soleil descend sur la Méditerranée. Le parcours doit traverser plusieurs secteurs emblématiques du littoral, notamment les plages, le front de mer, le port, les berges de l’Hérault, le golf et la pinède de la Clape. Bref, une ambiance beaucoup plus agréable qu’une bande d’arrêt d’urgence dans le Haut-Rhin.
Le marathon et le semi-marathon partiront à 18 h. Le 10 km se courra plus tard, à 22 h, dans une ambiance semi-nocturne. L’organisation travaille aussi sur un protocole “fortes chaleurs”, ce qui semble indispensable pour une course organisée fin juin dans l’Hérault.
Et contrairement à l’homme de l’A35, les participants sont évidemment invités à venir habillés. Même au Cap d’Agde, même au coucher du soleil, même si le nom de la ville donne parfois des idées à certains.
En résumé, courir léger oui, mais pas comme ça
Cette histoire a tout pour devenir une petite légende de comptoir chez les coureurs. Un homme nu, une autoroute, Mulhouse, une alerte gendarmerie, des réseaux sociaux qui s’enflamment, et au loin, un marathon au Cap d’Agde qui tombe presque trop bien pour la blague.
Mais la conclusion reste simple. On peut courir en short court. On peut courir avec un débardeur minimaliste. On peut courir sans montre, sans musique, sans gels, sans ego même si c’est plus rare. Mais courir nu sur l’A35, ce n’est pas une tendance running. Ce n’est pas une séance de préparation mentale. Ce n’est pas du barefoot poussé à l’extrême.
C’est surtout dangereux.
Alors pour ceux qui veulent vraiment tester une course au soleil, mieux vaut attendre le 27 juin, prendre un vrai dossard, choisir une vraie distance, respecter le parcours, boire suffisamment, et garder au moins un short. Le minimalisme, c’est bien. Le bon sens, c’est mieux.
Source
- https://www.ici.fr/grand-est/alsace-cea/rixheim/mulhouse-un-homme-apercu-en-train-de-courir-nu-sur-la-bande-d-arret-d-urgence-de-l-a35-5634661






