Rien ne va plus à La Réunion : François D’Haene explose, Louis Calais toujours devant sur l’Ultra-Terrestre
Attention au mot “explose” : sur un ultra-trail de 224 km, un retard d’une heure après 15 heures de course ne signifie pas qu’un coureur est définitivement battu.
L’expression est ici utilisée pour décrire la dynamique actuelle de course :
– François D’Haene était encore au contact direct des leaders dans la première moitié de l’épreuve,
– avant de perdre énormément de temps dans la séquence Piton des Neiges → Cilaos face à un Louis Calais très impressionnant.
– À ce stade, plus de la moitié du parcours reste encore à couvrir, notamment toute la traversée de Mafate et la remontée vers le Maïdo, où les écarts peuvent encore évoluer fortement.
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La course de François d’Haene
Les leaders viennent de dépasser symboliquement la moitié de la distance, avec déjà plus de 6 400 mètres de dénivelé positif dans les jambes. Et alors que François D’Haene semblait encore parfaitement placé il y a quelques heures, le quadruple vainqueur de l’UTMB vient de perdre gros sur la montée et la descente du Piton des Neiges. Devant, Louis Calais a pris le contrôle de la course.
Après plus de quinze heures de course sur l’Ultra-Terrestre 2026, la hiérarchie est en train de basculer sur les sentiers réunionnais. Celui qui semblait encore parfaitement calé au contact des leaders en début d’après-midi vient de perdre énormément de terrain : François D’Haene accuse désormais près d’une heure de retard sur Louis Calais au passage de Cilaos.
Et sur un format pareil, ce n’est pas anodin.
Louis Calais a franchi le Stade de Cilaos (106,7 km) à 20h37 heure locale, soit 18h37 en métropole, après 14h37 de course. Derrière lui, Jonathan Schindler est passé à 21h26, puis François D’Haene à 21h34. En quelques heures seulement, l’écart s’est brutalement ouvert.
Le quadruple vainqueur de l’UTMB pointait encore à seulement trois minutes du duo de tête après Hell-Bourg. Puis la montée vers le Piton des Neiges et la bascule vers Cilaos ont totalement redistribué les cartes. D’Haene a perdu du temps dans les longues sections d’altitude et semble désormais entrer dans une autre phase de course : celle où il faut gérer une situation défensive plutôt qu’imposer son rythme.
Il faut toutefois garder de la mesure. Les leaders viennent à peine de dépasser les 100 kilomètres. Sur les 224 km de l’Ultra-Terrestre, cela représente moins de la moitié du parcours. Et surtout, la partie la plus destructrice mentalement arrive maintenant : Taïbit, Marla, Mafate, puis la longue remontée vers le Maïdo après une nuit complète d’effort.
Mais ce qui frappe ce soir, c’est surtout la solidité impressionnante de Louis Calais.
Le Français continue de dérouler une course extrêmement propre. Déjà très solide sur les formats XXL comme la SwissPeaks 360 ou le Tor des Géants, il confirme qu’il possède un profil parfaitement adapté à ce type d’épreuve réunionnaise : gestion, endurance longue, capacité à tenir une intensité stable pendant des dizaines d’heures sans explosion visible.
Son passage au Piton des Neiges avait déjà envoyé un signal fort. Il y avait conservé la tête tout en semblant mieux absorber la haute altitude et le terrain cassant que ses poursuivants. La descente vers Cilaos a ensuite accentué les écarts.
Derrière, Jonathan Schindler continue lui aussi une énorme course. Le Suisse reste solidement installé à la deuxième place malgré plus de quinze heures d’effort et confirme qu’il n’était pas simplement “l’invité surprise” du début de journée.
Et pendant ce temps-là, Sébastien Raichon poursuit sa remontée méthodique.
Le vainqueur de la Winter Spine Race 2026 et auteur de la fameuse “SPARKLEY” cet hiver est désormais remonté autour de la 8e place avec environ trois heures de retard sur Louis Calais. Trois heures peuvent sembler énormes sur une course classique. Mais sur un ultra qui peut dépasser 35 à 40 heures pour les meilleurs, ce n’est absolument pas rédhibitoire.
C’est même précisément le type de scénario que Raichon recherche souvent : partir loin derrière, laisser les autres s’user devant, puis entrer progressivement dans une course d’élimination par fatigue, sommeil et résistance mentale.
Et c’est peut-être là que commence vraiment l’Ultra-Terrestre.
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