Louis Calais refait le coup du Tor des Géants
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Ultra-Terrestre 2026 en direct : après 12 heures de course, François D’Haene est deuxième derrière Louis Calais
Douze heures après le départ de l’Ultra-Terrestre 2026 à La Réunion, la course est loin d’être jouée. Mais un nom attire déjà l’attention devant François D’Haene : Louis Calais.
Au dernier pointage du Stade Hell-Bourg, au kilomètre 83,3, le spécialiste français de l’ultra-longue distance occupe la tête de la course en 9 h 56 min 25 s. François D’Haene pointe juste derrière, à un peu plus de 21 minutes, après avoir passé Hell-Bourg en 10 h 17 min 48 s.
Et surtout, le scénario commence à rappeler quelque chose aux passionnés de très longue distance.
À peine plus d’un tiers de course… et déjà un duel énorme
Sur le papier, 83 kilomètres peuvent sembler énormes. Mais sur un monstre comme l’Ultra-Terrestre — 224 km et 14 325 m de D+ — les leaders n’ont parcouru qu’un peu plus d’un tiers du parcours.
La vraie nuit n’a pas encore commencé. Le Piton des Neiges arrive. Mafate aussi. Et surtout, la fatigue profonde liée au manque de sommeil n’a pas encore frappé les organismes.
C’est précisément dans ce type de contexte que Louis Calais devient dangereux.
Depuis plusieurs saisons, le coureur du Beaujolais s’est construit une réputation discrète mais très solide dans le monde des formats XXL. SwissPeaks 360, UT4M Xtrem, Échappée Belle… son profil est celui d’un homme qui aime quand les courses deviennent longues, lentes, usantes et mentales.
Et ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve devant François D’Haene sur un ultra hors norme.
En 2024 déjà, Louis Calais avait surpris tout le monde sur le Tor des Géants
Les observateurs du très long se souviennent forcément du Tor des Géants 2024.
À l’époque, Louis Calais avait créé la surprise en prenant la tête devant François D’Haene au troisième jour de course. Peu connu du grand public, il s’était révélé comme l’un des meilleurs spécialistes français des formats extrêmes.
Son profil atypique avait marqué : ancien judoka, passé par la musculation avant de découvrir le trail très tardivement, adepte des courses discrètes et des longues traversées techniques loin des projecteurs.
Déjà, il impressionnait par sa capacité à tenir un rythme constant quand les autres commençaient à ralentir.
Et à La Réunion, le même scénario semble se dessiner.
François D’Haene reste totalement dans la course
Attention toutefois à ne pas surinterpréter l’écart.
Vingt minutes après douze heures d’effort sur un ultra qui peut se gagner en près de 40 heures restent quasiment anecdotiques. D’autant que François D’Haene semble courir avec beaucoup de maîtrise depuis le départ.
Le quadruple vainqueur de l’UTMB avait évoqué avant la course des “doutes physiques” et une préparation moins sereine que par le passé. Pourtant, depuis Basse-Vallée, il reste constamment au contact des hommes de tête sans jamais exploser.
Son expérience réunionnaise joue aussi énormément.
La Diagonale des Fous lui a appris une chose : à La Réunion, les écarts du premier jour ne veulent souvent rien dire. Les vraies différences se créent dans la deuxième nuit, quand la lucidité disparaît et que les jambes ne répondent plus.
Qui est Louis Calais ? Louis Calais confirme qu’il fait désormais partie des grands spécialistes du très long
Ce début d’Ultra-Terrestre confirme surtout une tendance qui se dessine depuis deux ans : Louis Calais n’est plus un outsider confidentiel.
Le Français appartient désormais à cette catégorie très particulière de coureurs capables de performer sur des formats supérieurs à 200 kilomètres, là où l’effort devient autant neurologique que physique.
Et ce qui impressionne le plus chez lui reste probablement sa régularité.
À Hell-Bourg, il a progressivement remonté tous les leaders du début de course. Neuvième aux Camphriers après seulement 10 kilomètres, il était déjà troisième à Foc Foc, puis premier au Nez de Bœuf avant de prendre seul les commandes.
Une montée en puissance très contrôlée, typique des spécialistes de l’ultra-endurance.
Les prochaines heures vont probablement tout changer.
Les leaders se dirigent désormais vers le Piton des Neiges, sommet culminant de l’île à plus de 3 000 mètres d’altitude. Le terrain va devenir plus technique, plus froid, plus cassant.
Puis viendra la nuit.
Et sur un format pareil, c’est souvent à ce moment-là que l’Ultra-Terrestre commence réellement.
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