🎧 49 secondes pour comprendre pourquoi l’Ultra Terrestre semble faite pour François D’Haene
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L’Ultra Terrestre est le format idéal pour François d’Haene
Quand on parle de la Diagonale des Fous, les traileurs savent qu’il s’agit là d’un chantier titanesque. Et pourtant, depuis 2025, il existe une course encore plus extrême, où les superlatifs associés à la Diag’ paraissent parfois insuffisants tant l’épreuve semble hors normes.
Cette course, c’est l’Ultra Terrestre, la plus longue des courses de l’UTOI. 224 km et 14 325 m de D+ à affronter dès jeudi prochain à 4 heures du matin, heure française.
Parmi la (très) belle start-list, il y a forcément un nom qui ressort comme celui d’un des favoris potentiels : celui de François d’Haene. Pourquoi ? Parce que cet Ultra Terrestre semble particulièrement adapté à ses qualités.
Une course qui ne pardonne pas
Le terrain de l’UTOI s’impose aux coureurs dès les premiers kilomètres. Sentiers cassants, relances permanentes, sol technique où les chevilles sont mises à rude épreuve, chaleur de La Réunion mais fraîcheur de la nuit, passages en altitude : tout cela se conjugue avec la fatigue cumulée sur une course où la barrière horaire est de 82 heures.
Évidemment, les élites ne mettront pas ce temps limite pour rejoindre le stade de la Redoute à Saint-Denis. Mais ils affronteront tout de même le cirque de Salazie, où le terrain boueux, racinaire et haché de marches rappelle rapidement l’exigence extrême du parcours. Les échelles du secteur de la forêt de Duvernay, bien connues des habitués de la Diag’, illustrent aussi la difficulté exceptionnelle de cette course. La Plaine des Sables et le Piton des Neiges devraient également marquer les esprits.
La difficulté de la course réside aussi dans sa nouveauté. La Diag, toutes les élites la connaissent, et D’Haene peut-être encore un peu mieux que les autres avec ses quatre victoires. Mais l’UTOI n’est pas la Diag’. Les deux parcours ont des similitudes et arrivent notamment au même endroit. Mais cela suffit à en faire une course différente, sur laquelle personne ne possède encore beaucoup de repères puisque ce format est récent. Elle demandera donc une grande capacité d’adaptation en temps réel.
Une course taillée pour François d’Haene
Sur le papier, l’Ultra Terrestre de l’UTOI colle parfaitement à la façon de courir de François d’Haene. On connaît son parcours et sa capacité à résister aux terrains les plus exigeants, même après des heures et des heures de course. Il semble généralement plus à l’aise sur les sentiers très techniques que sur les pistes roulantes et athlétiques. D’Haene est surtout reconnu pour son endurance et sa capacité à maintenir un haut niveau sur des terrains particulièrement difficiles. Et il en aura besoin sur cette course où le ratio horaire paraît encore supérieur à celui de la Diag’.
Le palmarès de François d’Haene dit beaucoup de sa capacité à affronter une course comme celle-ci. Il y a les quatre victoires à la Diag’, le record du GR20, ou encore sa performance remarquée sur le Nolan’s 14, un itinéraire mythique du trail américain où les 15 000 m de D+ sur 150 km sont souvent présentés parmi les plus difficiles. On n’oublie pas non plus le Tor des Géants, 330 km dans la vallée d’Aoste, une course réputée elle aussi pour son extrême difficulté.
Le terrain de l’UTOI correspond donc bien au type d’efforts qu’apprécie D’Haene. Et le profil de la course semble particulièrement adapté à ses qualités habituelles.
Une étape logique dans son année 2026
La Diagonale des Fous a tendance à clore l’année trail pour de nombreux athlètes. À l’inverse, l’UTOI ouvre la saison, ou en tout cas arrive suffisamment tôt dans l’année pour laisser l’occasion de performer à nouveau ensuite. Venir courir à La Réunion peut donc aussi s’inscrire dans sa tentative annoncée de reprendre le record du GR20, un défi qui participe fortement à l’image sportive construite autour de D’Haene. Il devrait avoir le temps de récupérer de sa course tout en s’offrant une épreuve au profil de difficulté relativement proche.
On peut donc imaginer François d’Haene aborder cette course avec des ambitions élevées, au regard de son profil et de son calendrier.
En résumé, l’Ultra Terrestre est une course à l’image de François d’Haene
Si l’Ultra Terrestre semble adaptée à François d’Haene, c’est aussi parce qu’elle rappelle certains aspects de son image publique. La Diag’ est particulièrement visible, autant par ses coureurs que par sa médiatisation ou son organisation imposante. À l’inverse, l’UTOI reste une course plus discrète, dont la jeunesse lui donne encore une forme de confidentialité.
Et quelque part, cette approche qui met surtout le terrain en avant plutôt que les noms peut rappeler l’image médiatique généralement associée à D’Haene, souvent décrit comme discret. Ce n’est pas le plus bavard des coureurs, ni le champion de la communication Instagram : il préfère généralement laisser parler le terrain et les résultats. Et avec le parcours de cet UTOI, il pourrait avoir une nouvelle occasion de le démontrer.
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