Le point sur la Transvulcania à 20 km de l’arrivée : Petter Engdahl est devant, Blandine L’Hirondel déroule et Théo Détienne décroche du podium
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Blandine L’Hirondel gère parfaitement sa Transvulcania
À un peu plus de vingt kilomètres de l’arrivée, la Française semble avoir pris le contrôle total de cette Transvulcania 2026.
Pourtant, le début de course avait été plus animé que prévu.
Dès les premiers kilomètres au départ de Fuencaliente, l’Australienne Lucy Bartholomew avait choisi d’imprimer un rythme élevé. Au passage de Los Canarios, c’est elle qui menait encore la course pendant que Blandine L’Hirondel restait légèrement en retrait, dans une position beaucoup plus prudente.
Mais au fil de la grande traversée volcanique, le scénario a progressivement changé.
Après Las Deseadas puis dans les longues sections d’altitude menant vers El Pilar et le Roque de los Muchachos, la Française a commencé à revenir sans jamais donner l’impression de forcer.
Son allure est restée régulière, sa gestuelle propre et sa gestion particulièrement maîtrisée dans un terrain pourtant extrêmement exigeant.
Car la Transvulcania ne pardonne généralement aucune approximation. Derrière ses “seulement” soixante-treize kilomètres, la course cache une violence physique considérable avec ses ascensions interminables, ses portions volcaniques cassantes et surtout cette immense descente vers Tazacorte qui détruit souvent les jambes des coureurs déjà entamés.
Or, pour l’instant, Blandine L’Hirondel donne exactement l’impression inverse.
Au passage du Pico Cruz puis du Roque de los Muchachos, la Française apparaissait toujours très solide pendant que plusieurs concurrentes perdaient progressivement du terrain.
Lucy Bartholomew reste encore relativement proche au classement, mais la dynamique actuelle semble clairement favorable à la Française.
Derrière elles, Emelie Forsberg continue également de marquer cette édition 2026. Onze ans après ses grandes années sur les volcans de La Palma, la Suédoise occupe toujours le podium provisoire malgré une préparation perturbée par une blessure cet hiver.
Chez les hommes, la course a basculé dans la grande montée vers le Roque
La situation est beaucoup plus mouvante dans la course masculine.
Pendant une bonne partie de la matinée, David Sinclair semblait en contrôle après avoir pris les commandes à El Reventón.
L’Américain menait encore l’ultra au moment d’aborder les plus hautes portions du parcours.
Mais dans la longue ascension vers le Roque de los Muchachos, Petter Engdahl a progressivement refait son retard avant de faire basculer la course au kilomètre 52,6.
C’est à cet endroit précis que le Suédois a pris officiellement les commandes de cette Transvulcania 2026.
Depuis, Engdahl paraît particulièrement fort dans les sections rapides et techniques précédant la grande descente vers Tazacorte, un terrain qui correspond parfaitement à ses qualités.
Derrière lui, David Sinclair reste encore au contact mais semble davantage subir le rythme imposé par le Suédois.
Damien Humbert, qui avait animé le début de course et mené dès Los Canarios, continue lui aussi de résister à un niveau impressionnant malgré le retour progressif des favoris internationaux.
Andreas Reiterer, Ben Dhiman et Nadir Maguet restent également encore en embuscade avant les derniers kilomètres.
Pour Théo Détienne, le podium semble désormais s’éloigner
C’est probablement l’autre fait marquant de cette fin de matinée.
Très attendu avant le départ après plusieurs mois de montée en puissance médiatique dans le trail français, Théo Détienne ne semble désormais plus en mesure de jouer les toutes premières places sur cette Transvulcania 2026.
Le Français a progressivement perdu du terrain dans les longues portions d’altitude et accuse maintenant plusieurs minutes de retard sur les hommes de tête. Sur une course aussi rapide et aussi agressive dès les premiers kilomètres, il devient extrêmement difficile de reprendre du temps dans la descente finale face à des coureurs comme Engdahl ou Reiterer.
Cela ne signifie pas pour autant que sa course est ratée.
La Transvulcania reste un format très particulier, beaucoup plus explosif qu’un ultra classique de type UTMB, avec un rythme souvent proche d’une longue course de montagne plus que d’un véritable cent miles de gestion.
À La Palma, Théo Détienne n’était plus observé comme un outsider prometteur, mais comme un prétendant crédible au podium.
Et sur les volcans canariens, ce statut devient parfois extrêmement lourd à porter.
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