Ils sont jeunes, ils sont sportifs alors qu’ils viennent d’un univers de gamer, ils savent manier les réseaux sociaux avec une très grande aisance, il finit par être normal de vouloir comparer Inoxtag et Clément Defrenne, alias Clemquicourt.
Est-ce que la comparaison est justifiée ? Est-ce que l’approche sportive est équivalente ? On essaie d’aller plus loin que les apparences.
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Clemquicourt, le roi du storytelling
Il est malin Clément Defrenne. Il sait comment raconter une histoire de façon à ce qu’elle fasse partie de lui, qu’elle soit mise en scène pour captiver l’attention et capter l’audience.
Il suffit de regarder son départ d’Instagram il y a 15 jours pour y revenir déjà en début de semaine. En se lançant par surprise sur le Baekdu Daegan Ridge Trail, 700 km sur les crêtes montagneuses de Corée du Sud, Clem Qui Court se lance plus que dans un FKT exigeant. Il se lance aussi dans une incroyable histoire racontée presque en live sur les réseaux sociaux.
Son FKT, son record, son aventure, elle se vit presque comme une série ou une télé-réalité dont on aurait chaque jour des nouvelles.
Le parallèle avec Inoxtag
Inoxtag, c’est ce gamin Youtuber, passionné de cartes Pokemon, qui a décidé un beau jour de grandir, sortir, faire du sport, se renforcer, et de grimper l’Everest. Le plus dingue, c’est qu’il est parvenu à le faire, tout en réalisant (évidemment) un documentaire qui a connu un succès d’audience exceptionnel.
Kaizen, c’est le nom de ce documentaire, a permis à un large public de découvrir ce qu’était l’alpinisme et la montée de l’Everest avec les images immersives les plus accessibles au grand public. Inoxag sur l’Everest, cela a touché un public bien plus large que celui qui le suivait jusqu’alors sur les réseaux sociaux.
Inoxtag venait d’un univers de contenu plus léger et ludique, bien éloigné des projets d’endurance et d’aventure qui l’ont fait changer d’échelle, et amener YouTube au cinéma avec la diffusion en salle de son documentaire.
S’ils sont très différents l’un l’autre, s’ils captent la lumière de façon très personnalisée, ils savent toutefois tous les deux très bien maîtriser les codes de la communication, et fédérer autour d’eux une communauté. Les réseaux adorent ça.
Donc, ce que Inoxtag a fait, Defrenne est tout à fait capable de le faire aussi dans le trail.
Baekdu Daegan Ridge Trail : la Corée est le décor idéal pour un changement d’échelle
La Corée n’est pas l’Everest, ni en termes de décor, ni en termes de danger. Mais la traversée sur 700 km, un peu à l’aveugle, de la Corée recèle en soi déjà un très grand potentiel pour être racontée de façon grandiose.
On le découvre chaque jour à travers des vidéos postées sur les réseaux sociaux. Et bien sûr, on devrait avoir le droit d’ici à quelques semaines à un film entier, monté avec le talent que l’on a vu dans le teaser de ce FKT, mais avec l’envergure d’une véritable production.
Si la Corée est le décor idéal, cette traversée n’en reste pas moins un piège pour Clemquicourt. Le public déjà connaisseur du trail va vouloir venir voir les performances sportives, les allures, le D+. Et pour en faire un film grand public, un public qui ne connaîtrait pas encore le running, ces paramètres de vitesse ou de difficulté de la course n’ont pas de valeur.
Verdict provisoire
L’aventure de Clemquicourt est encore trop récente pour dire son impact d‘ici quelques jours, semaines ou mois.
L’équilibre entre histoire intime, puissance des images et technicité du sport va être un terrain glissant. Inoxtag s’en est admirablement sorti avec le sien, Clément Defrenne sera-t-il à la hauteur ? Et serait-il celui qui, définitivement, fait sortir le trail des sentiers pour l’amener sur les écrans de tous les smartphones ?






