Le maire de Paris Emmanuel Grégoire confirme officiellement l’idée d’un marathon sur le périphérique
Le débat autour d’un possible marathon de Paris sur le périphérique vient de repartir de plus belle.
Dans une vidéo publiée sur Instagram, Emmanuel Grégoire a confirmé qu’il souhaitait bien organiser, à l’avenir, un marathon sur le périph’.
Et cette fois, il ne s’agit plus d’une simple rumeur ou d’une phrase lancée pendant une campagne électorale.
Dans sa vidéo, le maire explique clairement qu’il a “pour projet d’organiser un marathon sur le périphérique”, en précisant qu’il s’agirait d’“un grand projet à la fois sportif et culturel”. Selon lui, cette course pourrait permettre de créer du lien entre Paris et les communes limitrophes.
Deux marathons à Paris : l’historique (anciennement ASO) et celui sur le périphérique
Mais surtout, Emmanuel Grégoire insiste sur un point important : il ne souhaite pas remplacer le traditionnel Marathon de Paris. Le marathon historique, celui qui traverse les Champs-Élysées, la Tour Eiffel, les quais et les monuments de la capitale, resterait bien en place. Le projet du périphérique viendrait “en plus”.
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Une idée qui continue de diviser les coureurs
Depuis plusieurs mois, cette idée provoque de nombreuses réactions dans le monde de la course à pied.
Pour certains, fermer le périphérique à la circulation automobile le temps d’une journée sportive pourrait avoir une portée symbolique forte.
Transformer l’un des axes les plus bruyants, pollués et stressants d’Europe en terrain de sport collectif peut apparaître comme une image moderne et spectaculaire.
Mais pour beaucoup de coureurs, notamment du côté du trail et du running longue distance, le problème reste toujours le même : un marathon, ce n’est pas uniquement une distance de 42,195 km.
C’est aussi une ambiance, un décor, des émotions et une expérience visuelle.
Or le périphérique parisien reste associé aux bouchons, au béton, aux tunnels, au bruit et aux murs antibruit. Difficile, pour certains, d’imaginer une course populaire et festive dans un environnement conçu à l’origine pour absorber du trafic automobile.
Si le Marathon de Paris attire autant de coureurs étrangers chaque année, ce n’est pas seulement grâce à son organisation.
C’est parce qu’il permet de courir dans une ville qui possède l’un des décors urbains les plus connus au monde. Descendre les Champs-Élysées au lever du jour, passer devant l’Opéra Garnier, longer la Seine ou apercevoir la Tour Eiffel font partie de l’expérience.
Le marathon devient alors autant un défi sportif qu’une carte postale vivante.
C’est précisément ce qui nourrit les critiques autour du projet de périphérique. Beaucoup craignent une course moins immersive, plus monotone et beaucoup plus difficile à rendre attractive visuellement, notamment pour les spectateurs, les réseaux sociaux et les retransmissions vidéo.
Un projet sportif… mais aussi politique et symbolique
Dans sa vidéo Instagram, Emmanuel Grégoire ne présente pas uniquement ce marathon comme une course.
Il parle d’un projet de transformation urbaine et culturelle. Derrière cette idée, il y a aussi la volonté de modifier l’image du périphérique parisien, souvent perçu comme une frontière entre Paris et sa banlieue.
Le maire évoque un événement capable de “faire lien” entre les territoires.
Ce type de projet existe déjà ailleurs sous différentes formes. Certaines grandes villes organisent ponctuellement des événements sportifs sur des axes routiers habituellement réservés aux voitures. Mais organiser un marathon complet sur un périphérique urbain de plusieurs dizaines de kilomètres représenterait un défi logistique énorme.
Le périphérique parisien mesure environ 35 km. Cela obligerait soit à créer des boucles supplémentaires, soit à imaginer des détours pour atteindre la distance officielle d’un marathon.
En résumé, le projet semble encore très loin d’une mise en place concrète
Pour l’instant, aucune date n’a été annoncée.
Aucun parcours officiel n’existe non plus, et Emmanuel Grégoire parle lui-même d’un projet “à beaucoup plus long terme”.
Mais cette prise de parole a une importance politique : elle confirme que l’idée n’a pas disparu après les premières polémiques du printemps 2026.
Le maire de Paris assume désormais publiquement vouloir avancer sur ce dossier.
Reste maintenant à savoir si les coureurs suivront réellement.
Car entre l’image spectaculaire d’un périphérique vidé de ses voitures et la réalité d’un marathon couru entre tunnels, échangeurs et glissières de sécurité, le débat est loin d’être terminé.
Source
(1:45) Alors, dernier sujet du moment, c’est le marathon. (1:48) Le marathon sur le périphérique. (1:50) Effectivement, j’ai pour projet d’organiser un marathon sur le périphérique.
(1:55) C’est un grand projet à la fois sportif et culturel. (1:57) Pourquoi ? Parce que ça fait lien entre Paris et les communes limitropes. (2:01) On peut faire quelque chose d’extraordinaire.
(2:02) Mais il ne s’agit pas du tout de supprimer le marathon de Paris, (2:06) qui est un marathon exceptionnel. (2:07) On gardera évidemment le marathon de Paris, (2:09) qui passe dans tous les beaux monuments, dans tous les beaux lieux de Paris. (2:12) Et ce serait un marathon en plus.
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