La séquence avait fait réagir.
En courant incognito sur une course de village, Théo Detienne pensait proposer un simple contenu décalé. Mais une partie de la communauté y avait vu autre chose : une forme de distance, voire de mépris envers ces épreuves locales qui font vivre le trail. Quelques semaines plus tard, il apporte des éléments qui viennent éclairer la polémique, il revient avec un discours beaucoup plus clair.
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La vidéo de Théo Detienne n’avait pas été bien reçue
L’idée de départ était pourtant fidèle à son style. Se déguiser, s’inscrire sous un faux nom, gagner une course de village et repartir sans être reconnu. Sur le papier, un concept amusant, dans la lignée de ses contenus habituels.
Mais la réception n’a pas été la même pour tout le monde.
Certains ont retenu autre chose que l’humour. Le fait de courir masqué, de repartir rapidement, de jouer avec son anonymat a été interprété, parfois, comme une manière de survoler l’événement sans vraiment s’y intéresser. Une perception renforcée par son ton habituel, souvent basé sur le second degré. Sans que cela ne constitue un fait établi, cette lecture a circulé dans les commentaires et les discussions autour de la vidéo.
Dans sa nouvelle prise de parole, le ton évolue nettement.
Sans renier la mise en scène ni l’humour, il insiste cette fois sur un point précis : l’importance des courses de village. Mais surtout, il montre davantage les coulisses de sa première vidéo. On le revoit revenir après l’arrivée, rester pour la remise des prix, échanger, se présenter. Là où la première version donnait l’image d’un passage éclair, presque désinvolte, cette seconde lecture corrige en partie cette perception.
L’effet est immédiat. Il apparaît moins détaché, plus impliqué, presque en décalage avec l’image laissée initialement.
Il prend alors le temps de rappeler ce que représentent ces courses. L’ambiance, les bénévoles, les ravitaillements, la convivialité. Mais surtout, il souligne leur rôle dans le parcours des coureurs. Il explique que c’est dans ces formats qu’il a commencé, que ce sont eux qui ont construit sa pratique, et qu’il y reste profondément attaché.
Ce qui interroge, en revanche, c’est le timing.
Ces propos, beaucoup plus appuyés que d’habitude, arrivent après les réactions suscitées par la première vidéo. On peut avoir l’impression qu’il s’excuse presque. Même si tout buzz est bon à prendre, même le mauvais, dans un contexte où son image est associée à des partenaires, la question de la perception publique devient forcément plus sensible.
Au final il donne le sentiment que son intention initiale a pu être mal comprise.. Ah ok… mais sans le sous texte et avec les images coupées de son retour de lors de la remise des prix, difficile de comprendre dans le bon sens.
D’autres, au contraire, y verront une continuité logique, voire une intention initiale mal comprise. Dans un univers où la culture du clash et du second degré est omniprésente, il n’est pas exclu que la première vidéo ait aussi été pensée pour provoquer… avant de clarifier.
Dans tous les cas, cette seconde séquence change la lecture globale. Et elle montre à quel point, aujourd’hui, la manière de raconter une course peut compter autant que la course elle-même.
Une réponse à la polémique
Lors de sa story, il revient sur les critiques reçues. Il s’excuse PRESQUE.
Le décalage entre les deux vidéos est suffisamment marqué pour être relevé. Ce qui pouvait être perçu comme une distance devient ici un attachement revendiqué. Ce qui pouvait être lu comme du second degré ambigu est remplacé par un discours plus lisible. On peut y voir une forme de mise au point. Pas frontale, pas conflictuelle, mais réelle.
En résumé, il reste une question : peut-on continuer à jouer sur le second degré tout en évitant les malentendus ?
C’est tout l’enjeu pour Théo Detienne. Son identité repose sur ce mélange d’humour, de mise en scène et de provocation légère. Mais ce positionnement a ses limites, surtout dans un milieu où les valeurs d’authenticité et de respect des courses locales sont très fortes. Cette séquence le montre bien. Une même vidéo peut être perçue de deux manières opposées. Et il suffit parfois de quelques phrases en plus… pour changer complètement la lecture.






