La Transgrancanaria, un monument du trail international
Montre Garmin Fenix 8 Pro AMOLED Sapphire Titane en vente sur i-run
La Transgrancanaria fait partie des grandes classiques du calendrier international. Créée en 2003, elle traverse l’île de Gran Canaria d’une côte à l’autre, entre océan, zones volcaniques, forêts de pins et reliefs escarpés. Sa distance reine, la Classic, affiche 125 km pour un dénivelé conséquent, avec un départ nocturne depuis Las Canteras et une arrivée à Maspalomas. L’édition 2026 se tiendra du 4 au 8 mars.
La Transgrancanaria pourquoi elle compte dans le calendrier trail
Si elle compte autant dans le calendrier trail, ce n’est pas uniquement pour son décor spectaculaire. La course attire près de 6 000 coureurs issus de plus de 70 nationalités et figure parmi les rendez-vous majeurs du début de saison. Elle sert souvent de premier grand test international pour les élites comme pour les amateurs ambitieux. Plusieurs Français y ont déjà brillé. Pau Capell a marqué l’histoire de l’épreuve à plusieurs reprises, et côté français, des athlètes comme Sébastien Spehler ou Audrey Tanguy ont inscrit leur nom au palmarès ou sur les podiums, contribuant à ancrer la course dans la culture trail hexagonale.
Les favoris de la Transgrancanaria 2026

Chez les hommes, les regards se tournent d’abord vers Tom Evans et Jonathan Albon. Les deux Britanniques arrivent avec les indices ITRA les plus élevés du plateau et un statut assumé de favoris. Evans possède l’expérience des grands rendez-vous internationaux et sait gérer la pression des courses exposées. Albon, plus explosif, peut faire très mal si le rythme s’emballe dès la première moitié de course. Derrière eux, Hayden Hawks représente une menace permanente : l’Américain aime les formats dynamiques et ne laisse jamais filer une opportunité stratégique. Hannes Namberger pourrait, lui, profiter d’un terrain plus exigeant pour imposer sa résistance. Enfin, l’Espagnol Abel Carretero aura l’avantage du contexte et pourrait jouer le rôle d’outsider ambitieux.
Chez les femmes, la hiérarchie est plus ouverte mais Sunmaya Budha part avec la meilleure référence chiffrée et un profil capable de supporter un rythme soutenu sur la durée. Ida Nilsson reste une valeur sûre, capable de construire sa course intelligemment sans s’affoler. La Chinoise Chen Lin et la Polonaise Katarzyna Dombrowska complètent le cercle des prétendantes crédibles au podium. Quant à Henriette Albon, elle pourrait surprendre si la course devient tactique. Sur le papier, les favoris sont identifiés, mais le terrain décidera.
En 2026, le vrai tournant n’est pas sportif
Mais en 2026, ce n’est pas seulement le niveau sportif qui attire l’attention. C’est la dimension environnementale. La Transgrancanaria a décidé de devenir le premier grand ultra à tester officiellement un dispositif public de mesure de son empreinte carbone. Concrètement, cela signifie qu’elle va comptabiliser l’ensemble de ses émissions directes et indirectes dans un cadre institutionnel porté par les autorités régionales des Canaries. Transport aérien des coureurs, logistique des ravitaillements, énergie consommée sur les zones de départ et d’arrivée, fournisseurs et déplacements internes : tout devra être intégré dans un bilan structuré.
Comparatif climatique : Transgrancanaria vs UTMB
L’UTMB, des actions concrètes mais internes
C’est là que la différence apparaît face à l’UTMB. L’UTMB communique depuis plusieurs années sur ses engagements environnementaux. Des navettes sont mises en place pour limiter les voitures individuelles, les déchets sont mieux gérés, la sensibilisation des coureurs est réelle. Ce sont des actions concrètes et positives. Mais elles restent principalement pilotées en interne, sans cadre public obligatoire de déclaration carbone globale.
La Transgrancanaria, une mesure officielle et chiffrée
La Transgrancanaria franchit une étape supplémentaire en acceptant une mesure officielle et potentiellement comparable d’une édition à l’autre. Ce n’est plus uniquement une question d’image ou de bonnes pratiques. C’est une logique d’indicateurs chiffrés. Une fois les émissions évaluées, il devient possible de fixer des objectifs de réduction mesurables et de rendre des comptes sur la trajectoire suivie.
Pourquoi cela peut changer l’équilibre
Dire que cela va faire trembler l’UTMB serait excessif à court terme. L’UTMB demeure une référence mondiale et travaille lui aussi sur ses impacts. En revanche, si la Transgrancanaria publie des données détaillées et montre une trajectoire crédible de réduction, la pression pourrait monter. La question deviendrait alors simple : pourquoi les autres majors ne feraient-elles pas la même chose, avec le même niveau de transparence ?
Lire aussi
- Un français peut il remporter la Transgrancanaria ?(S’ouvre dans un nouvel onglet)
- Courtney Dauwalter et Jim Walmsley favoris de la Transgrancanaria le 23 fevrier(S’ouvre dans un nouvel onglet)
- Tous les favoris de Transgrancanaria 2019(S’ouvre dans un nouvel onglet)
- Pourquoi la Transgrancanaria ne pourra JAMAIS remplacer l’UTMB
- Sur la Transgrancanaria la plus relevée de l’histoire, Courtney Dauwalter visera un doublé !






