Ceux qui s’intéressent au trail n’ont pas manqué l’information tant elle sature l’espace médiatique de la course à pied ce week-end : la Barkley Marathons a commencé.
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Résultat Barkley 2026
LA BARKLEY 2026 est TERMINÉE
résultat Barkley 2026 : pas de finisher
Elle a même déjà pris fin pour la plupart des compétiteurs. Mais entre abandon, finisher, Fun Run et autres termes propres à cette course et l’esprit démoniaque de Lazarus Lake, on peut vite se perdre. On fait donc le point sur le fonctionnement de la Barkley.
La Barkley en chiffres : 160 km pour 18 000 d+
Avant de franchir la ligne d’arrivée, ou plutôt de toucher la célèbre barrière jaune, les 40 coureurs de la Barkley auront parcouru plus de 160 km (parfois jusqu’à près de 200 km), et avec un dénivelé d’environ 16 000 à 18 000 mètres. Ca, ce sont les chiffres.
Il faut garder en tête aussi la météo qui oscille en permanence entre pluie et brouillard, la visibilité limitée en pleine forêt et le froid qui vient tout ralentir. Et évidemment, il faut aller chercher des livres et la page correspondant à son numéro de dossard, le tout sans rien voir ou presque !
Et là, on n’a même pas effleuré la difficulté de la Barkley qui se court principalement sur du hors-sentier. On comprend que seules 20 personnes sont allées au bout et sont devenus finisher en 40 ans !
Finisher, fun run, boucles, c’est quoi le principe : toutes les définitions de la Barkley
Une course en boucle
Pour ceux qui ne sont pas familier avec cette course d’ultra-endurance et d’orientation (ou de sangliers disent certains), il faut savoir qu’elle fonctionne différemment d’une course traditionnelle. Cela tient à son créateur, un personnage haut en couleur du nom de Laz.
Pour être finisher de la Barkley, il faut parcourir 5 fois la boucle dans un délai maximal de 12 heures pour chacune d’entre elles, soit un total de 60 heures. La course se fait à l’orientation (avec boussole, pas une Garmin dernière génération), avec des cartes sommaires distribuées au début de l’épreuve et avec la particularité de devoir trouver des livres dans la forêt pour prouver que l’on a bien fait le parcours comme il devait être réalisé. Bien sûr, il faut alterner le sens horaire et antihoraire, histoire d’être sûr de ne pas se faire trop de points de repères.
Finisher, le titre ultime
On ne parle donc pas vraiment de 1er ou 2eme, mais de finisher ou non. Et n’imaginez pas que ce principe permette de faire la course à plusieurs, en l’occurrence à deux, dans les dernières heures. Sébastien et Damien auront pour consigne de repartir chacun dans le sens opposé de la boucle (sens horaire ou anti-horaire) s’ils sont trop proches l’un de l’autre au moment de partir pour la 5e et dernière boucle.
La Fun Run, comme un air de médaille en chocolat
Ceux qui ne terminent pas la boucle dans le délai de 12 heures ne peuvent plus prétendre à être finisher de la Barkley. Ils peuvent encore prétendre à la Fun Run, c’est-à-dire à valider 3 boucles entièrement, et en moins de 40 heures. Si Lazarus Lake y voit du fun, il est bien le seul tant déjà l’exploit de terminer 3 boucles est impressionnant. On est déjà là sur officiellement près de 100 km de course à pied, une distance qui ne se mesure à rien d’autre quand on parle de 100 km sur la Barkley.
Barkley marathons, pourquoi est-ce si difficile ?
La Barkley, on peut la présenter ainsi :
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Navigation extrême : pas de balisage, uniquement carte et boussole dans des zones sans visibilité et où tous les paysages sont identiques
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Terrain hostile : ronces, falaises, rivières, boue, dénivelé constant
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Isolation mentale : une grosse partie de la course se fait seul, pas de ravitaillement, pas de spectateurs sur le parcours. Les meilleurs s’arrêtent seulement 10 minutes entre chaque boucle
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Privation de sommeil : 60 heures d’effort avec peu ou pas de repos
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Conditions météo : février dans le Tennessee, c’est de la pluie, du froid, parfois neige
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Distance réelle : Les coureurs estiment que les « 20 miles » par boucle en font plutôt 26, portant le total à environ 130 miles réels soit près de 200 km au total.
En résumé, la Barkley Marathons n’est pas faite pour être gagnée.
On y devient finisher, c’est tout. Et si seul une vingtaine de personnes ont réussi, c’est parce que la course est pensée pour être quasi-impossible à réaliser. Sa difficulté est un challenge qui passionne le monde du trail, évidemment. Mais elle est aussi l’illustration de ce qu’est le trail dans sa forme la plus pure : pas de sponsort, pas de pub, pas de ravito, pas de technologies, pas de glamour, pas de réseaux sociaux marketés, juste de la boue, la nuit et soi-même comme pire ennemi.
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