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🎧 La Diagonale des Fous est l’une des courses d’ultra-trail les plus emblématiques au monde.
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Organisée à La Réunion, elle proposera cette année environ 180 kilomètres et plus de 10 000 mètres de dénivelé positif, avec un départ prévu le 15 octobre 2026. À deux semaines de la course, un Français mérite particulièrement d’être surveillé : Vincent Esmiol. Âgé de 31 ans, le coureur de Digne-les-Bains avait déjà terminé sixième de la Diagonale en 2024 pour sa première participation. Depuis, il a remporté l’Échappée Belle puis le MIUT Legend à Madère. Deux performances qui changent forcément la manière de regarder sa candidature cette année.
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Vincent Esmiol connaît déjà le chemin de La Redoute, en, 2024 il a terminé sixième dès sa première Diagonale des Fous
En 2024, alors qu’il découvrait la Diagonale des Fous et disputait son premier véritable ultra de cette dimension, le coureur originaire de Digne-les-Bains avait terminé à la sixième place.
Deux ans plus tard, le contexte a profondément changé. Il connaît désormais la course, ses difficultés, son climat et surtout ce terrain réunionnais particulièrement exigeant où les qualités de coureur en montagne comptent parfois autant que la vitesse pure.
La Diagonale des Fous proposera cette année encore environ 180 kilomètres et plus de 10 000 mètres de dénivelé positif. Un format immense, mais qui semble correspondre précisément au profil d’Esmiol.
Depuis 2024, Vincent Esmiol a changé de dimension
Sa sixième place réunionnaise pouvait encore apparaître comme une très belle surprise. Les résultats qui ont suivi lui donnent aujourd’hui une autre crédibilité.
En 2025, Vincent Esmiol a remporté l’Échappée Belle en améliorant le record de l’épreuve. Puis, en avril 2026, il s’est imposé sur le MIUT Legend à Madère, une course de 110 kilomètres et environ 7 200 mètres de dénivelé positif.
Cette victoire portugaise constitue probablement l’indice le plus intéressant avant la Diagonale.
Madère propose justement un trail montagneux, technique et parfois très cassant, beaucoup plus proche de ce que l’on rencontre à La Réunion que les sentiers relativement roulants de certains grands ultras alpins.
Esmiol lui-même considère cette victoire au MIUT comme la plus importante de sa carrière en raison du niveau présent au départ.
Le terrain réunionnais pourrait être son principal avantage
Vincent Esmiol ne cache pas ses préférences : il aime les parcours techniques.
Racines, pierres, boue, portions difficiles à courir et sentiers irréguliers constituent exactement le type de terrain sur lequel il se sent à l’aise.
La Diagonale des Fous pousse cette logique très loin. Son parcours exige en permanence de savoir gérer les appuis, les descentes et la fatigue musculaire, tout en conservant suffisamment d’énergie pour avancer après vingt heures de course.
C’est aussi ce qui différencie la Diagonale d’un UTMB où, malgré un dénivelé considérable, de nombreuses portions permettent de courir vite.
Sur le papier, La Réunion semble donc davantage correspondre aux qualités naturelles d’Esmiol.
Il est arrivé à La Réunion plus d’un mois avant la course
Autre détail révélateur de ses ambitions : Vincent Esmiol s’est installé sur l’île dès le 10 septembre.
L’objectif consiste notamment à s’adapter progressivement à la chaleur et surtout à l’humidité réunionnaise, qui peuvent devenir déterminantes sur le Grand Raid.
Il avait déjà anticipé cet aspect en 2024, mais son séjour avait alors également une dimension touristique. Cette fois, la démarche est beaucoup plus orientée vers la performance.
Il peut ainsi courir dans les conditions qu’il retrouvera en course, reconnaître certaines portions modifiées du parcours et construire ses dernières semaines de préparation directement sur place.
Sur une épreuve où les écarts peuvent se créer aussi bien à cause du climat que du terrain, cette acclimatation constitue un paramètre important.
Il court peu pour arriver avec de l’envie
Sa méthode d’entraînement tranche aussi avec celle de certains spécialistes de l’ultra.
Vincent Esmiol explique accumuler relativement peu de très longues sorties. Sous la direction de son entraîneur Arnaud Lesprillier, il privilégie un travail varié comprenant notamment de l’intensité, de la vitesse, du cross ou encore du ski pendant l’hiver.
Il sélectionne également ses compétitions.
Son idée consiste à construire quelques grands objectifs plutôt qu’à multiplier les dossards. Cette stratégie lui permet selon lui de conserver de l’énergie physique, mais aussi une véritable envie de compétition lorsque survient le rendez-vous principal.
Après sa victoire au MIUT au printemps, toute sa saison semble ainsi conduire vers La Réunion.
Son changement de vie lui permet aussi de mieux préparer ses courses
Depuis sa première Diagonale, Vincent Esmiol a également profondément modifié son quotidien.
Ancien routier, il travaille désormais comme paysagiste à son compte. Ses performances réalisées en 2025 lui ont également permis d’intégrer Kiprun.
Ce nouveau cadre lui offre davantage de possibilités en matière d’entraînement, d’organisation et de matériel.
Il évolue aujourd’hui dans un collectif qui comprend notamment Mathieu Blanchard, Thomas Cardin et Blandine L’Hirondel.
Cette dernière connaît particulièrement bien le chemin vers la victoire à La Réunion puisqu’elle a remporté la Diagonale des Fous 2025.
Esmiol reconnaît d’ailleurs avoir discuté avec elle de cette victoire et de ce qu’elle représente.
Vincent Esmiol fait preuve de beaucoup de modestie en raison des favoris de la Diagonale des Fous, ils refuse de transformer sa progression en certitude.
Il rappelle lui-même que plusieurs concurrents possèdent un niveau supérieur sur le papier et que l’ultra reste une discipline où un problème digestif, musculaire ou simplement une mauvaise gestion peut bouleverser une course en quelques kilomètres.
Cette prudence correspond d’ailleurs assez bien à sa situation.
Vincent Esmiol ne sera peut-être pas l’homme sur lequel tous les regards se tourneront au départ. Il possède pourtant désormais plusieurs éléments essentiels : une sixième place déjà obtenue sur la Diagonale, des victoires majeures sur terrain technique, une préparation ciblée et plus d’un mois d’acclimatation à La Réunion.
En résumé, la surprise de la Diagonale des Fous 2026 pourrait avoir un nom, celui de Vincent Esmiol
Une victoire sur la Diagonale des Fous représenterait évidemment encore un immense changement de dimension.
Mais Vincent Esmiol arrive en 2026 avec beaucoup plus d’arguments qu’il y a deux ans.
Il avait terminé sixième dès sa première tentative. Depuis, il a gagné l’Échappée Belle et le MIUT, intégré une équipe professionnelle, adapté son quotidien à son projet sportif et choisi de préparer spécifiquement cette course qu’il présente comme celle qui lui tient le plus à cœur.
Sur 180 kilomètres, rien ne permet de prévoir précisément ce qui se produira.
Mais lorsque la Diagonale des Fous s’élancera le 15 octobre, Vincent Esmiol ne sera plus simplement un coureur capable d’intégrer le top 10.
Il fera partie de ceux dont il faudra regarder très attentivement la progression vers La Redoute.
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