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🎧 Le SOO 200 traverse la région de Sault-Sainte-Marie et d’Algoma jusqu’au mardi 15 septembre. Son terrain donne immédiatement la mesure du défi : sentiers étroits, pistes, chemins de terre, passages hors sentier et sections nécessitant de chercher son itinéraire.
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L’organisation impose même aux participants de transporter un Garmin inReach, à la fois pour la navigation et pour la sécurité.
Le SOO 200 emmène l’ultra-trail canadien dans une autre dimension
Cent miles représentent déjà 160 kilomètres. Le SOO 200 demande tout simplement de doubler la distance.
L’épreuve appartient ainsi à cette famille encore très particulière des courses de 200 miles, où la problématique n’est plus seulement de savoir à quelle allure courir.
Il faut gérer plusieurs jours dehors, le sommeil, l’alimentation, les variations de température, les pieds et surtout la fatigue mentale.
Le parcours traverse le relief particulièrement exigeant du Bouclier canadien, avec des terrains rocheux et parfois très techniques. L’organisation annonce également des portions de bushwhacking, c’est-à-dire une progression directement dans la végétation en dehors d’un véritable sentier.
Des postes de contrôle sont espacés d’environ 20 à 40 kilomètres selon les secteurs.
Ici, suivre une trace GPS ne suffit pas toujours
C’est probablement ce qui distingue le plus cette course de nombreux ultras européens.
Même si l’itinéraire est défini, l’organisation prévient que certaines sections peuvent demander une véritable recherche d’itinéraire.
Dans un trail classique, perdre quelques centaines de mètres reste généralement une contrariété. Après deux nuits dehors et plus de 200 kilomètres dans les jambes, la même erreur peut devenir beaucoup plus coûteuse.
Le Garmin inReach obligatoire permet notamment de conserver une liaison satellite dans des secteurs où le réseau téléphonique n’est pas garanti.
Le 200 miles devient alors autant une épreuve de gestion et d’autonomie qu’une simple compétition de course à pied.
Le Canada développe lui aussi sa culture du très long
L’Amérique du Nord possède depuis longtemps une culture particulière de l’ultra-endurance. Mais les grands 200 miles médiatisés restent surtout associés aux États-Unis et à l’Ouest du continent.
Le SOO 200 apporte ce format dans l’Est canadien.
Ultra Running Magazine le présente d’ailleurs comme le seul 200 miles de l’Est du Canada. Lors d’une précédente édition, le magazine évoquait environ 6 360 mètres de dénivelé positif sur les 322 kilomètres.
Et l’événement continue désormais de se développer.
Pour 2026, l’organisation ajoute également des formats 100 miles, 100 km et 50 km, permettant à davantage de coureurs de découvrir cette région sauvage sans nécessairement partir pour quatre jours d’aventure.
En résumé, pendant que le Québec regarde Harricana, l’Ontario part pour 322 km
Le calendrier rend le week-end particulièrement intéressant pour le trail canadien.
Au Québec, les regards se tournent naturellement vers l’Ultra-Trail Harricana du Canada.
Quelques centaines de kilomètres plus à l’ouest, une autre vision de l’ultra-trail va pourtant se jouer au même moment : moins médiatisée, beaucoup plus longue et construite autour d’une confrontation directe avec l’immensité du territoire canadien.
Sur le SOO 200, la question ne sera probablement pas de savoir qui part le plus vite vendredi matin.
Elle sera surtout de savoir qui sera encore capable d’avancer lorsque plusieurs jours de course seront déjà passés.
Source principale
- Sinister Sports, organisation du SOO 200.
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