🎧 Le Népal veut réserver le toit du monde aux alpinistes les plus expérimentés
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Pendant des annĂ©es, l’Everest a vu affluer toujours plus de candidats au sommet. Embouteillages Ă plus de 8 000 mètres, dĂ©chets abandonnĂ©s sur les pentes, accidents parfois liĂ©s Ă un manque d’expĂ©rience… Face Ă ces dĂ©rives, le NĂ©pal a dĂ©cidĂ© de changer de cap. Une rĂ©forme en cours d’adoption prĂ©voit de durcir considĂ©rablement les conditions d’accès Ă la plus haute montagne du monde.
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Everest, une expérience en haute montagne bientôt obligatoire
La mesure la plus marquante est sans doute celle-ci : pour obtenir un permis d’ascension de l’Everest, les candidats devront dĂ©sormais pouvoir justifier d’une ascension rĂ©ussie d’un sommet de plus de 7 000 mètres situĂ© au NĂ©pal.
L’objectif est simple : s’assurer que les alpinistes possèdent dĂ©jĂ une solide expĂ©rience de la haute altitude avant de s’engager sur une montagne culminant Ă 8 849 mètres.
Cette disposition fait partie du projet de réforme actuellement examiné par les autorités népalaises.
L’Everest n’est plus considĂ©rĂ© comme une montagne pour dĂ©buter
Depuis plusieurs années, les images de longues files de grimpeurs attendant leur tour sous le sommet ont fait le tour du monde.
La dĂ©mocratisation des expĂ©ditions commerciales a permis Ă un public toujours plus large de tenter l’aventure, parfois avec une expĂ©rience limitĂ©e de l’alpinisme en très haute altitude.
Pour le gouvernement népalais, cette évolution pose un double problème : elle augmente les risques pour les alpinistes eux-mêmes, mais aussi pour les sherpas qui doivent souvent intervenir lors des secours dans des conditions extrêmement dangereuses.
Des règles plus strictes pour protéger la montagne
La rĂ©forme ne se limite pas Ă l’expĂ©rience des candidats.
Le NĂ©pal souhaite Ă©galement renforcer les obligations environnementales. Les expĂ©ditions devront rendre davantage de comptes sur les dĂ©chets redescendus de la montagne, tandis que les contrĂ´les seront renforcĂ©s afin de limiter la pollution qui s’accumule chaque annĂ©e sur les itinĂ©raires d’ascension.
D’autres mesures sont Ă©galement Ă©tudiĂ©es, notamment un meilleur encadrement des opĂ©rateurs d’expĂ©dition, des restrictions sur certains matĂ©riels et un contrĂ´le accru des activitĂ©s en haute montagne.
Mieux protéger les sherpas
Le texte prévoit aussi plusieurs dispositions destinées à améliorer les conditions de travail des guides et des sherpas népalais.
Le gouvernement souhaite renforcer leur protection, mieux encadrer leur profession et crĂ©er un fonds destinĂ© Ă financer la prĂ©servation de la montagne ainsi que l’accompagnement des travailleurs de l’alpinisme.
En résumé, on va avoir une montagne plus sélective, mais aussi plus sûre
Si la rĂ©forme est dĂ©finitivement adoptĂ©e, l’Everest deviendra plus difficile d’accès qu’aujourd’hui. Les candidats ne pourront plus simplement payer un permis et rejoindre une expĂ©dition : ils devront dĂ©montrer qu’ils possèdent dĂ©jĂ une vĂ©ritable expĂ©rience de la très haute montagne.
Pour les dĂ©fenseurs de cette rĂ©forme, il s’agit d’un tournant indispensable afin de prĂ©server l’Everest, de limiter les accidents et de redonner Ă son ascension le caractère exceptionnel qu’elle n’aurait jamais dĂ» perdre.
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