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Accueil Blog de trail Actu Trail

Mathieu Blanchard en mer : « le trail me manque »

10 novembre 2025
dans Actu Trail
mathieu blanchard


Derrière l’image du champion, Mathieu Blanchard a le courage de nous livrer livre le récit d’un naufrage intérieur en plein Atlantique.

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Mathieu Blanchard pensait s’élancer pour une traversée.

Ce qu’il vit, jour après jour, relève davantage d’un dépouillement. Depuis le 26 octobre, Mathieu Blanchard est en mer, embarqué sur l’Imoca MSIG Europe aux côtés du skipper Conrad Colman, pour disputer la Transat Café de l’Or. Une aventure au large qui devait être une suite logique dans sa trajectoire de sportif de l’extrême. Une nouvelle case à cocher pour celui qui a déjà brillé sur les plus grands trails du monde. Mais très vite, la course a pris un goût de vertige. Pas celui des sommets. Celui du vide.

Loin de l’univers du trail, avec ses balisages, ses foulées ancrées sur la terre, ses lignes d’arrivée même si elles sont loin, l’océan impose une autre temporalité.

Et une violence sourde. Dès les premières heures, le vent souffle fort, les vagues cognent, le pilote automatique tombe en panne, le radar est arraché. Le bateau doit même faire escale à Roscoff. Déjà, Blanchard avoue son malaise. « Je n’étais pas bien, je me suis mis dans un petit coin », souffle-t-il dans une première vidéo, la voix blanche, le regard fuyant. Ce n’est que le début.

Un combat avec l’invisible

Ce que Mathieu Blanchard découvre, ce n’est pas tant la mer, mais ce que la mer révèle. Très vite, il comprend que ce combat-là ne sera pas physique. Ou pas seulement. Il sera mental, intime, sensoriel, existentiel même. La mer ne donne aucune prise, ne propose aucun abri. Tout s’y dilue, sauf les émotions.

Dans un journal de bord qu’il alimente depuis son téléphone satellite, il décrit avec des mots simples mais denses ce qu’il traverse : la perte de repères, l’élasticité du temps, l’effondrement des certitudes. « J’avais visualisé quinze jours, et voilà que l’horizon s’étire. Sur l’océan, la prédiction devient illusion, le rapport au temps n’est plus le même, il se contracte ou se dilate. »

La lucidité reste intacte, mais c’est le moral qui se fracture. Car plus rien n’est prévisible. Ni les grains, ni les douleurs, ni l’arrivée.

Une montre Garmin qui tire la sonnette d’alarme

Si dans le trail, la montre est un outil de contrôle, ici elle devient un signal d’alerte. Les données physiologiques de Blanchard se dégradent jour après jour. La récupération est absente. Le stress physiologique grimpe. La saturation devient réelle. Son journal se fait plus fragile, plus grave. « Une semaine de plus, dans un corps déjà entamé. Ma Garmin affiche depuis quelques jours des données de santé vraiment mauvaises. Je ne sais pas si je pourrai courir la TransMartinique en arrivant. »

Et puis ces mots, si simples et si puissants à la fois : « Le trail me manque. » Non pas comme on regrette un confort, mais comme on réalise à quel point un ancrage manque. Le désert est partout, mais il n’offre aucune perspective. Il ne se traverse pas. Il assiège.

Tempête intérieure, naufrage mental

Le 14e jour de mer, tout bascule. Alors que le vent redouble et couche l’Imoca, le filet censé maintenir son couchage lâche. Mathieu est projeté à travers la cabine, s’écrase contre un angle, se blesse aux côtes. Il reste sonné, à terre, pendant que son co-skipper lutte dehors pour maintenir le bateau debout. « Je sens mes forces se dissoudre. » L’écriture se fait sèche. Le ton est celui de l’épuisement.

Le lendemain matin, le corps cède à nouveau. Il tombe, glisse, se cogne. Mais cette fois, ce ne sont plus seulement les muscles qui hurlent. Ce sont les larmes qui montent. « Ce ne sont pas juste les douleurs. C’est la saturation. » Dans la voix, dans les silences, dans les mots qu’il n’écrit plus, c’est une détresse qui s’exprime. Un homme qui, dans les trails les plus extrêmes, a su serrer les dents, abandonne ici les armes. Non pas la volonté, mais la façade.

Le doute comme passager clandestin

La suite est tout aussi rude. Les voiles s’emmêlent, le code 0 se déchire, le mât tremble, le jockey pole casse. Et Conrad grimpe, sangle attachée, pour tenter une réparation suspendu au-dessus du vide. Blanchard le regarde faire, impuissant. Il écrit : « Si sa longe se rompt, je ne suis pas sûr de pouvoir aller le chercher. »

La culpabilité s’invite. Et avec elle, ce doute qui ronge tout. « Je ne suis pas sûr d’être capable. Questionne ma légitimité. Ronge ma confiance. » Un aveu rare chez un athlète habitué aux podiums. Ici, aucune photo, aucune ligne d’arrivée, aucun public. Juste deux hommes, un bateau, et un silence intérieur assourdissant.

Le futur est derrière

Il reste des images lumineuses. Celle d’une phrase de Conrad, en pleine veille, lorsqu’il lui demande où regarder : « Le futur est derrière. » Cette formule étrange le hante. Il la médite. Et finit par y trouver du sens : « Parfois, ce qui va nous frapper est déjà en route. Il est déjà né. Il vient du passé. Comme certaines peurs, certains choix, certaines histoires qu’on croyait terminées. »

Il ne le dit pas frontalement. Mais entre les lignes, c’est tout un questionnement existentiel qui se joue. Le dépassement n’est plus un objectif. C’est une conséquence. La vraie lutte est ailleurs. Dans l’acceptation. Dans la perte de contrôle. Dans la solitude.

À 2 000 kilomètres de l’arrivée, une vérité : la mer ne signe aucun contrat

Aujourd’hui, Blanchard et Colman sont encore loin du but. Ils avancent, à leur rythme, en fond de flotte. Et ce n’est plus une course. C’est un parcours initiatique. Mathieu Blanchard découvre que la mer ne se laisse pas dompter. Qu’elle n’offre aucune certitude. Et que parfois, il faut lâcher prise pour ne pas sombrer.

Le trail lui manque, écrit-il. Non pas parce qu’il est plus facile. Mais parce qu’il lui ressemble. Parce qu’il lui permet de garder contact avec lui-même. Parce qu’il offre, dans sa brutalité même, un terrain familier.

Ici, au milieu des flots, il apprend ce que d’autres ont appris avant lui : l’océan ne fait pas de promesses. Il ne tient aucun contrat. Il vous prend, vous retourne, vous dépouille. Et s’il vous rend quelque chose… c’est une vérité nue.

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Mention éditoriale : Cet article repose uniquement sur des éléments rendus publics par Mathieu Blanchard lui-même (textes extraits de son journal de bord diffusé sur son compte Instagram, citations audio et vidéo accessibles librement), ainsi que sur un article d’actualité publié par France Bleu / ICI Normandie le 10 novembre 2025. La reprise de ces contenus respecte le droit à l’information et la liberté de la presse. Aucun propos n’a été inventé. Les faits rapportés ont été traités avec exactitude et prudence, sans extrapolation ni interprétation abusive.

Droit à l’image : L’image utilisée dans cet article est une capture d’écran d’un contenu librement accessible sur le compte Instagram public de Mathieu Blanchard. Sa reprise s’inscrit dans le cadre du droit à l’information, protégé par la jurisprudence française lorsqu’il s’agit de personnalités publiques dans un contexte d’actualité. Aucun usage commercial n’en est fait : l’image illustre un article journalistique, sans visée promotionnelle ni détournement.

Tags: Transat Café L’ORMathieu Blanchard
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