Le coureur Louis Derrien a mis 150 jours à boucler son périple.
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Louis Derrien vient de terminer un tour de France pas comme les autres
5800 s kilomètres parcourus, 125 000 mètres de dénivelé positif gravis, et un ultime effort de 30 kilomètres dans Paris pour conclure cette odyssée hors normes, commencée le 15 juin à Lyon. Ce défi, il ne l’a pas entrepris pour la performance. Il l’a fait pour son frère Simon. Pour honorer une promesse. Pour transformer le deuil en engagement. Et pour faire de la course à pied un cri d’amour, de douleur et d’espoir.
Le Tour de France en courant est né dans un couloir d’hôpital, alors que Simon, son frère, luttait contre une dépression sévère.
Louis Derrien avait commencé à courir pour se tenir debout, pour garder un cap. Ce marathon de 2024 qu’il avait préparé avec Simon comme supporter fut le dernier souvenir heureux. Après la mort de son frère, il a ressenti le besoin de « faire quelque chose d’impossible » pour tenir la promesse faite à Simon. Ce « quelque chose », ce fut l’idée folle de courir le tour de France, en longeant les côtes, les frontières, les montagnes. Une boucle démesurée pour aller au bout de la peine, mais surtout pour faire entendre une cause : la santé mentale.
Une course pour tous ceux qu’on n’écoute pas
Louis n’a pas couru seul. Sa sœur Pauline a assuré la logistique du début à la fin. Et tout au long du parcours, ils ont rencontré des familles, des patients, des soignants. Ils ont écouté les récits d’autres frères, d’autres sœurs, d’autres deuils. Ils ont porté ces témoignages jusque dans les mairies, pour sensibiliser les élus à la réalité des troubles psychiques. Ce Tour n’était pas une simple traversée : c’était une collecte d’histoires, un maillage humain de souffrance et de résilience. Plus de 100 000 euros ont été récoltés pour La Maison Perchée, une association qui accompagne les jeunes adultes concernés par les troubles psychiques.
De l’exploit physique à l’élan collectif
Ce samedi 17 janvier, la boucle s’est refermée à Paris, lors d’une dernière étape de 30 kilomètres. Ils étaient plus de deux cents à courir à ses côtés. Des amis, des anonymes, des proches, des endeuillés aussi. À l’arrivée, pas de chrono, pas de ligne officielle. Juste un moment de silence, une accolade, des larmes. Ce n’est pas un exploit sportif que Louis Derrien a accompli, c’est une reconstruction intérieure devenue mouvement collectif.
Sur Instagram, son compte @courir_pour_toi a fédéré une communauté qui ne parle pas seulement de course à pied, mais de reconstruction, de soin, de lien.
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« Je cours pour me sentir vivant »
« Je cours pour me sentir vivant » : c’est la phrase que Louis répète depuis le début.
Et il ne l’a jamais dit avec autant de justesse qu’en franchissant la ligne symbolique de son Tour. Car cette aventure ne tient pas à la seule somme de kilomètres ou de mètres de dénivelé. Elle tient à tout ce qui ne se mesure pas : les rencontres, les paysages, les douleurs partagées, les souvenirs ravivés. Ce tour de France est un cri d’espoir lancé à tous ceux qui pensent qu’ils ne s’en sortiront pas. Un pas après l’autre. Un jour après l’autre. Et parfois, avec une paire de baskets, on peut recoller les morceaux de soi.
Bon à savoir : il y a eu d’autres « Tours de France en courant.«
D’autres “tours de France en courant” ont déjà existé.
Selon les sources, l’expression recouvre en réalité 3 formats différents.
– Certains coureurs réalisent le tour de l’Hexagone “au contour”, en longeant côtes et frontières, sur plusieurs mois.
– D’autres parlent de “tour de France” pour un défi d’ultra-endurance à travers le pays, avec un très gros kilométrage quotidien sur quelques semaines.
– Enfin, il existe aussi une version plus rare : courir l’intégralité du parcours du Tour de France cycliste (un itinéraire précis, différent d’une boucle de frontières).
Avant Louis Derrien, des projets de ce type ont déjà été documentés, notamment celui d’Icham Akab (tour au contour), le défi de Duncan Perrillat en 2025 (tour en ultra sur environ 30 jours), et des tentatives liées au parcours officiel du Tour cycliste comme Zoe Romano (2013) ou Peter Thompson (2018).






