En privilégiant la Western States, l’Américain Jim Walsmley envoie un signal fort au trail mondial
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Pendant des années, Jim Walmsley a couru après l’UTMB. Il en a fait un objectif, presque une obsession, jusqu’à sa victoire en 2024 qui a marqué un tournant dans sa carrière. On pensait alors que l’Américain allait s’installer durablement dans le paysage chamoniard, revenir pour confirmer, construire une forme de domination ou au moins entretenir ce lien avec la course la plus exposée du trail mondial.
Mais en 2026, le scénario est en train de s’inverser.
L’UTMB 2026 sans Jim Walmsley, pourquoi ce retournement est loin d’être anodin.
La Western States redevient sa priorité
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement que Jim Walmsley souhaite courir la Western States. C’est la manière dont cette course est redevenue centrale dans son discours, presque naturellement, comme si elle n’avait jamais vraiment quitté son esprit.
Quadruple vainqueur, recordman de l’épreuve, Walmsley a construit une partie de sa légende sur les sentiers brûlants de Californie. Là-bas, il est chez lui, dans un environnement qu’il maîtrise parfaitement, avec des repères, des sensations, une lecture de course qui lui est propre.
En cherchant activement un dossard pour fin juin, alors qu’il ne l’avait pas prévu initialement, il fait plus qu’ajuster son calendrier. Il redéfinit ses priorités. Et dans cette nouvelle hiérarchie, l’UTMB passe clairement au second plan.
L’UTMB n’est qu’une variable d’ajustement
C’est sans doute là que le signal est le plus fort. Jim Walmsley est inscrit à l’UTMB, mais il n’en parle plus comme d’un objectif structurant. Il évoque désormais cette course comme une possibilité, conditionnée à ce qui se passera auparavant.
Sa participation dépendra de sa récupération après la Western States, de son état de forme, de sa santé. Autrement dit, l’UTMB n’est plus une priorité, mais une option.
Dans un sport où les élites planifient leur saison des mois à l’avance, ce glissement n’est jamais neutre. Il traduit un choix, même s’il n’est pas formulé de manière frontale.
L’UTMB perd-il de son pouvoir d’attraction ?
Derrière le cas Walmsley, une autre question se pose en filigrane : l’UTMB est-il toujours la priorité absolue pour les élites ?
Pendant longtemps, la réponse était évidente. Chamonix représentait le sommet, la course à gagner, celle qui définissait une carrière. Mais aujourd’hui, le calendrier s’est densifié, les circuits se multiplient, et certaines courses retrouvent une attractivité forte, notamment aux États-Unis.
La Western States, avec son histoire, son prestige et son identité unique, reste une référence incontournable. Et pour un coureur comme Walmsley, elle peut même apparaître comme plus légitime, plus alignée avec son parcours.
Jim Walmsley a-t-il peur de se confronter à Kilian Jornet sur l’UTMB
Ce repositionnement est d’autant plus visible qu’il intervient dans un contexte où Kilian Jornet, lui, affiche un programme clair et assumé. Western States, UTMB, Zegama, Sierre-Zinal : le Catalan enchaîne les objectifs avec une logique de défi global, sans hiérarchie apparente.
Face à cette densité, Walmsley adopte une approche plus sélective, plus prudente, presque défensive. Là où Jornet multiplie les fronts, lui semble vouloir sécuriser ses chances sur un terrain qu’il connaît parfaitement.
Ce contraste renforce l’impression d’un désengagement vis-à-vis de l’UTMB, ou du moins d’une perte d’intérêt relative.
En résumé, il serait simpliste de résumer ce choix à un simple désintérêt. La réalité est plus nuancée.
Préparer la Western States et l’UTMB la même année reste un défi immense. Les deux courses sont opposées dans leur profil, leur gestion, leur physiologie. L’une se court dans la chaleur, à haute intensité, sur un terrain relativement roulant. L’autre exige une endurance extrême, une capacité à encaisser du dénivelé et à gérer une course longue et technique.
En choisissant de privilégier la Western States, Walmsley fait peut-être un choix rationnel. Celui de maximiser ses chances de performance, plutôt que de se disperser.
Mais ce choix interroge aussi. Parce qu’après avoir conquis l’UTMB, on pouvait s’attendre à le voir défendre son statut, revenir pour s’imposer durablement comme une référence sur ce terrain.
Ce n’est visiblement pas la direction qu’il prend.
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